
Voici
un article qui paraîtra dans la revue du mois de
mars du Club des Haflinger du Québec.
Un amour inconditionnel pour les Haflinger.
J’ai toujours beaucoup aimé les chevaux, c’est mon
père qui me les a fait connaître. Après une
première tentative à dix-sept ans de monter à
cheval, sans selle, qui s’est soldé naturellement
par un chute très humiliante et douloureuse. J’ai
pensé que ce n’était pas pour moi. Un après-midi
pluvieux du mois de mars de l’année 1998, j’avais
décidé d’aller au cinéma. Après la projection du
film « L’homme qui murmurait aux
chevaux » qui a été réalisé par Robert
Redford, j’étais complètement bouleversé. Une
semaine plus tard, je suis retourné voir le film.
Le lendemain matin, j’ai décidé de me trouver un
instructeur et j’ai débuté des cours d’équitation.
En juin de cette même année, je projetais de faire
un voyage en Autriche. Avant de partir, j’avais
pris connaissance qu’il y avait dans les Alpes
Autrichiennes des petits chevaux à la longue
crinière blonde, courageux et nobles. J’avais
parcouru la Basse-Autriche où j’y avais vu des
haras avec de magnifiques chevaux ensuite les
légendaires Lipizzan de Piber la plus veille race
chevaline de la civilisation européenne mais
toujours pas de Haflinger. À la fin d’une belle
journée de printemps dans les Alpes, je suis arrivé
dans un charmant petit village du nom de Ebbs où je
cherchais une auberge que l’on m’avait référé. En
descendant de la voiture pour pénétrer dans
l’hôtel, j’ai aperçu au loin, des chevaux dans un
pâturage. Je suis remonté dans mon véhicule pour
m’approcher d’eux. Ils y avaient deux juments
Haflinger avec quatre poulains qui galopaient et
jouaient sous le soleil d’une fin de journée de
printemps. Leur beauté et grâce m’ont complètement
séduites. Ce fut un véritable choc amoureux.
J’avais le cœur qui battait dans ma poitrine, le
souffle court et j’ai complètement perdu la notion
du temps. Je suis resté là à les admirer jusqu’à ce
que le soleil finisse de décliner à l’horizon. Je
me suis alors souvenu que je devais me trouver un
coin pour passer la nuit.
Revenu au Québec, j’ai cherché pendant plusieurs
mois avant de trouver cette race de chevaux. Les
Écuries Waldeck dans les Laurentides, tenue par
Joseph Kuchard était la première ferme d’élevage de
Haflinger que j’ai visitée. Ils ont eu la
gentillesse de me donner la référence de Théo Hug
qui élevait également ces chevaux des montagnes.
Pour pouvoir monter un Haflinger, je partais de
Montréal pour suivre mes cours d’équitation à la
Ferme Grison à Valcourt dans les Cantons de L’est.
Dans le village de Ebbs à tous les cinq ans, il y a
un festival de Haflinger. On peut y retrouver plus
de cinq cent chevaux de cette prodigieuse race
venant de différentes parties du monde. Il y a
quelques années, je me suis rendue à cette grande
fête des Haflinger, et cela, demeurera toujours
pour moi un des plus beaux moments de ma vie.
Ma passion et mon respect pour tous les chevaux
grandissent chaque jour davantage mais les
Haflinger garderont toujours une place privilégiée
dans mon cœur.
France Valiquette