Il y a quelques semaines, je me rendais à la banque après une expérience merveilleuse. J’avais comme toutes les semaines joué avec une jument Haflinger selon la méthode de Parelli. C’est l’art d’apprendre à connaître la façon de vivre grégaire des chevaux et de s’y intégrer, ce qui signifie qu’ils finissent par nous prendre pour des amis et non pour des abuseurs ou bien des personnes représentant de véritables dangers pour eux. L’affection que me démontre ce cheval par moments me déstabilise complètement. J’ai inscrit sur la pochette de mon deuxième livre ; « Le cheval rendra l’homme noble, si l’homme sait l’aimer ». Mais aujourd’hui, je pense qu’ils peuvent également nous aider à vivre plus en harmonie en société.
Je sortais de la banque quand j’ai vu un homme dans la jeune vingtaine, costaud et habillé «vintage», injurier un monsieur ayant passé depuis longtemps le cap de la soixantaine et qui essayait de lui répondre d’une voix forte mais remplie de peur. Le jeune monsieur avait stationné sa BMW rouge dans un endroit interdit et accusait le vieil homme de l’avoir égratignée… Ma voiture était stationnée près de «l’accusé» et je me tenais à l’arrière de mon véhicule avec la ferme intention de protéger le «malfaiteur». Une dame est sortie de l’établissement et a demandé au propriétaire de la voiture rouge ce qui se passait, ce qui a eu pour effet de lui faire hausser davantage le ton et recommencer ses injures. Honteuse, la dame est montée dans la BMW. Une camionnette est arrivée et son conducteur a demandé à l’homme s’il désirait qu’il téléphone à la police; alors, celui-ci lui a répondu d’une voix conciliante que ce n’était qu’une petite égratignure. La fourgonnette est repartie et il est revenu donner un dernier assaut verbal rempli de haine. Le vieux monsieur lui avait répété d’appeler la police et cela avait eu l’effet d’une gifle. Il lui a crié en se rapprochant dangereusement de lui que s’il n’avait pas été aussi vieux, il lui aurait réglé son compte. La flamboyante voiture a finalement quitté le stationnement en trombe et le monsieur près de moi est remonté dans son auto en oubliant de se rendre à la banque.
Je me suis assise à mon tour dans mon véhicule et j’ai fermé les yeux en me demandant pourquoi cet être qui semblait favorisé par la vie avait développé autant de peur camouflée sous une telle colère. J’ose à peine penser comment il réagira un jour quand un de ses enfants le confrontera à sa douleur initiale. N’oublions pas que la colère se retrouve dans des blessures profondes et qu’il nous est profondément important de reconnaitre cette émotion pour pouvoir travailler sur sa véritable origine afin d’être porteur de paix… non de violence.
Bon été à tous. Je serai de retour au mois d’août.
France Valiquette
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Harlan Johnson, artiste peintre né à Halifax,
vivant à Montréal depuis de nombreuses années.
Cette toile faisait partie d’une exposition qui à été présentée en 2008 et 2009 à Montréal et à Lafayette en Louisiane. |
Nous avons tous entendu parler de l’explosion de la plate-forme de pétrole au large de la Louisiane et de son impact écologique mais nous avons rapidement oublié les onze décès suite à cette tragédie. J’avais déjà vu de ces plates-formes et j’avais une vague idée de leur fonctionnement comme beaucoup d’entre vous. Dans mon premier voyage en Louisiane en 2002, j’en ai aperçu une de la côte et à nouveau ma curiosité a été piquée. Durant mon second séjour dans ce charmant état du sud, j’ai eu la chance de discuter avec des Louisianais qui travaillaient sur ces îlots flottants.
Ils quittent leurs familles très tôt le matin pour se rendre sur la côte et monter dans un hélicoptère qui va ensuite les déposer sur les plates-formes. Ces hommes demeurent sur ces lieux de sept à dix jours. Une journée de travail est en moyenne de dix à douze heures. Leur alimentation est souvent médiocre et ils dorment à quatre dans des pièces exiguës dont la propreté laisse souvent à désirer. Ils sont en général bien payés et pour ceux qui acceptent des tâches plus dangereuses, la paye est encore meilleure. Ces hommes sont isolés, enfouissent leurs peurs au plus profond d’eux-mêmes. Ils désirent gagner le plus d’argent possible; alors, certains prennent des risques inutiles pour avoir des bonus. Un employé qui se distingue sera un des premiers sur la liste de rappel de la compagnie si le travail se fait plus rare.
Pendant ce temps, leurs conjointes, travaillant généralement à l’extérieur du foyer, doivent s’occuper seules des enfants et de toutes les autres besognes de la maison. À leur retour dans leurs familles pour quelques jours, ces hommes souhaiteraient retrouver leur femme, ainsi que leurs enfants, souriants et affectueux. Ils aimeraient naturellement ne pas trop entendre parler des soucis et des problèmes qui sont arrivés durant leur absence. Malheureusement, c’est rarement cette réalité qui les attend. Alors, l’alcool devient souvent leur refuge durant leurs congés. Après quelques années de cette vie, le divorce guette plusieurs de ces couples. Et certains hommes recommencent leur vie avec l’espoir qu’une autre femme saura mieux les comprendre et les aider à chasser leur vin triste.
Derrière le pétrole, il y a les industries pétrolières, les gouvernements et nous… Que sommes-nous prêts à faire dans notre vie de tous les jours pour changer notre relation abusive envers cette substance ? Pensons-nous à éteindre le moteur aussitôt que notre véhicule est en arrêt ? Utilisons-nous la climatisation avec modération durant l’été ? L’hiver, avons-nous banni de nos voitures les systèmes anti-démarreur si polluants ? Avons-nous acheté une voiture moins énergivore ou réfléchissons-nous à ce projet?
Nous savons tous que si les peuples s’engagent à changer leurs habitudes, les gouvernements et les industries finiront par emboîter le pas et la planète Terre qui nous a accueillis depuis notre naissance s’en portera mieux.
Une loi de la physique dit : « Un grain de sable peut créer une tempête magistrale ».
« Voulez-vous être un de ces grains de sable qui créera un univers plus sain? »
France Valiquette
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| France avec deux guitares en verre soufflé | Grey Barnhill | Musiciens de la rue |
J’ai passé mon congé de Pâques sous le ciel bleu de Nashville, Tennessee. Je voulais assister au Tin Pan South Songwriter Festival qui a lieu une fois par année en avril parce que c’est un festival de musique d’auteurs compositeurs. Nashville est une petite ville des plus sympathiques du sud des États-Unis; la musique est son mentor. Dans le centre-ville, nous y retrouvons, à certaines intersections près des feux de circulation, de la musique qui est diffusée pour agrémenter notre attente. Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas seulement un endroit de musique country car nous y retrouvons aussi du folk, du jazz, du blues, du rock, du bluegrass, du classique et plus encore.
Le spectacle qui m’a le plus fait vibrer était au Edgehill Studios Café. C’est une petite salle de spectacle qui nous permettait de nous sentir au cœur de la musique. Je ne pourrais absolument pas vous dire lequel de ces musiciens était le plus talentueux entre Grey Barnhill, Doug Johnson, Denis Malkosky et Chas Sandford. Ils ont également invité, durant leur spectacle, quatre autres musiciens à tour de rôle à venir chanter et jouer avec eux et naturellement, ils ont tous ensemble terminé la performance. Des voix magnifiques ainsi que d’excellents musiciens. Inutile de vous dire que je flottais quand je suis sortie du spectacle, c’était une soirée mémorable. Ce que je percevais de ces artistes, c’était leur attachement inconditionnel pour la musique qui leur donnait une confiance tranquille et une générosité sans frontière de langue, de race… avec le public.
À Nashville la musique « live » commence en fin de matinée dans les cafés, restos-bars et des musiciens jouent également dans les rues. Vous pouvez entrer et sortir de ces endroits sans payer de frais d’entrée et prendre de consommations. Les gens sont gentils et chaleureux. La politesse et la courtoisie des Sudistes sont toujours très agréables et comme toujours, les Canadiens sont particulièrement les bienvenus.
Le samedi soir, après avoir écouté différentes tendances musicales, je me suis retrouvée dans un Irish Pub comme il m’arrive de le faire dans plusieurs de mes voyages d’ailleurs. Il y avait trois musiciens irlandais. Le soliste, Mulls Mulligan, a réussi à me faire monter les larmes aux yeux en interprétant une belle chanson nostalgique de son pays d’origine parlant d’amour et de liberté.
Nashville est la première ville du sud à avoir accepté les Noirs aux études supérieures. J’ai aussi visité l’incontournable Country Music Hall of Fame que j’ai beaucoup apprécié et qui a sensiblement amélioré ma connaissance de cette musique. Vous y trouvez également le RCA STUDIO B, 27 MUSIC SQUARE W. « Ce lieu aurait produit plus de tubes que n’importe quel autre studio du pays », selon Lonely Planet.
France Valiquette
J’aimerais vous entretenir sur l’un des sentiments les plus nobles que la terre ait porté, « l’amitié ».
L’amitié n’est aucunement motivée par la sexualité et si on y en retrouve une influence, cela demeure secondaire. C’est une relation rare que vivent deux personnes en toute simplicité en dehors de toute forme d’ego et de dépendance. C’est un désir profond d’entretenir un lien authentique et vrai avec une personne qui peut avoir une feuille de route très différente de la nôtre mais dont nous partageons certaines valeurs fondamentales. Seul l’âge du cœur a de l’importance. Deux amis ressentent qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre dans les moments réellement difficiles tout au long de leur engagement mutuel dans cette merveilleuse aventure.
Nous avons de nombreuses relations amicales qui comblent nos vides affectifs et nos moments de solitude que nous changeons au fils du temps selon nos variations d’humeur. Nous avons également beaucoup de relations sociales que nous entretenons souvent par politesse et pour se donner l’impression d’être bien entouré. Un ami ne remplacera jamais un parent dont nous ne nous sommes jamais sentis réellement aimés ou compris. Un ami, nous le choisissons avec notre intuition venant des profondeurs de notre cerveau reptilien et nous nous sentons libres durant toute la relation. Notre famille est présente dès notre naissance; nous en sommes dépendants pendant de longues années et certaines personnes en demeurent même prisonnières.
Comme nous vivons dans une époque d’individualisation et d’égocentrisme, l’amitié a perdu beaucoup d’importance; incidemment, je crois même que cela diminue profondément notre qualité de vie.
La véritable amitié est l’une des plus belles choses à vivre malgré tous les obstacles rencontrés sur notre chemin.
France Valiquette
Le 2ième tirage du second tome de la romancière France Valiquette, Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2, sera disponible en mars 2010.
« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du cœur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.
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Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
2ième tirage
Ce livre vous entraînera avec toute son intensité dans le mystère de ces deux états du sud des États-Unis, :
la Louisiane et ses bayous ainsi que l’Arizona et ses cayons.
L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.
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Je me suis rendue en Louisiane durant les vacances de la fin de l’année. Le 29 décembre, j’ai retrouvé mon vieil ami cadien, Norbert, au lac Martin vers 13 heures. Il était un peu fébrile car il arrivait du bayou et il avait vu un alligator, ce qui est très rare en cette saison. J’ai monté dans la chaloupe et nous sommes partis très enthousiastes à la recherche de la fabuleuse bête.
Jusqu’à ce jour, je n’avais réussi à prendre qu’une belle photo d’un bébé; autrement, nous ne voyions qu’une tache brune sur l’eau… et nous pouvions penser que c’était un bois flottant!!! La seule fois où je m’étais retrouvée à quelques mètres de ce majestueux reptile avec la possibilité de prendre un bon cliché, je n’avais pas de caméra. J’étais partie observer les hérons blancs et les spatules roses durant leur période d’accouplement et en regardant les oiseaux avec mes jumelles, j’avais entendu un glissement sur le bord du bayou. J’avais ressenti un frisson dans l’échine du dos car en Louisiane, nous devons rester également vigilants à cause des serpents. Il était énorme. Je suis restée à l’observer une quinzaine de minutes; puis, d’autres personnes sont arrivées et il a fui.
L’alligator se trouvait dans une zone du bayou où se rendait plus rarement Norbert. Il l’a retracé assez facilement et selon mon ami, il était dans une demi-dormance, ce qui nous a permis de nous rapprocher de lui facilement. Le reptile devait avoir entre quinze à vingt ans et peser environ soixante livres; ces bêtes peuvent vivre plus de cent ans. J’ai réussi à prendre quelques photos pour immortaliser ce moment privilégié et ensuite, nous avons décidé de le laisser se reposer en toute quiétude.
Nous nous sommes aventurés dans ce coin du marais et le moteur du bateau s’est coincé dans la végétation du bayou. Norbert a réussi à le dégager et quand il a voulu rebrousser chemin, il ne reconnaissait plus le bon canal à travers les roseaux. La chaloupe s’est prise à nouveau, mais cette fois, en plus de la végétation de plus en plus dense, le niveau de l’eau à cet endroit était moins profond. Après avoir essayé avec un aviron de dégager l’embarcation, mon ami a décidé de pousser le moteur à plein régime. La secousse a été telle que l’avant de la chaloupe s’est soulevé dans les airs; j’ai alors été éjectée de mon siège et projetée dans le fond du bateau. Je me suis relevée sans trop de mal sous le regard ahuri de mon compagnon mais dans les minutes qui ont suivi, nous avions les yeux rivés sur le plancher de l’embarcation surveillant si l’eau s’infiltrait. Après ce moment de tension intense et de peur, plusieurs autres tentatives pour se sortir de l’impasse furent tentées et alors le moteur s’est mis à chauffer après avoir projeté un mélange d’eau et de boue derrière son hélice. Norbert, chaussé de ses grandes bottes, a alors décidé de mettre un de ses pieds dans l’eau pour tenter de faire avancer plus facilement la chaloupe et au deuxième essai, nous avons fini par nous sortir progressivement de notre prison de fantômes végétaux du marais. Je gardais toujours un œil sur le plancher de la chaloupe car nous avons ensuite été coincés sur un arbre mort, ce qui nous a demandé encore beaucoup efforts pour se frayer à nouveau un chemin.
Quand nous avons enfin réussi à retrouver le canal, nous nous sommes arrêtés pour nous reposer et Norbert a alors sorti son « Moon shine ». Il m’en a versé une petite quantité dans un verre et lui qui ne boit jamais d’alcool. avec une forte concentration, il s’en est versé une rasade. Mon bon ami a déjà eu un sérieux problème d’alcool à son retour de la guerre et depuis longtemps, il ne boit plus que quelques bières occasionnellement. Je le sentais épuisé et il nous restait encore tout le lac à traverser avant le crépuscule.
Cette aventure m’a permis encore une fois de réaliser à quel point la vie devait avoir été difficile et dangereuse et je voudrais souligner comment grand étaient le courage et la détermination de survivre des Acadiens quand ils sont arrivés complètement démunis en Louisiane.
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France Valiquette |
Montréal, le lundi 14 décembre 2009 – Suite à la parution en octobre dernier du second tome de l’auteure France Valiquette, Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2, une importante erreur informatique s’est malencontreusement glissée lors de la dernière étape de l’impression du livre qui sera retiré du marché. Les corrections nécessaires seront apportées avant que le livre ne soit imprimé à nouveau. Les Éditions Manuka et ses collaborateurs prévoient une deuxième édition dans les prochains mois.
« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du cœur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.
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Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
Retrait du marché momentané
Les gens qui souhaitent échanger leur copie pourront le faire en contactant directement l’auteure.
Les Éditions Manuka et France Valiquette en sont sincèrement désolés.
L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.
La vie me conduit sur des routes souvent étranges et je me demande toujours, en lisant un roman, si quelque part dans l’univers, un être n’a pas vécu quelque chose d’un peu similaire…
Dans les dernières semaines, le jeune neveu d’un ami a été assassiné, le père de deux belles adolescentes que je connais s’est suicidé et dans le métro, j’ai rencontré un jeune homme dans un état lamentable, devenu ainsi à cause de médicaments qu’on lui a prescrits pour bien fonctionner… à l’école alors qu’il était enfant. Comme vous pouvez le remarquer, ce sont toutes des personnes de sexe masculin et depuis plusieurs années, les statistiques démontrent qu’ils sont souvent en détresse émotionnelle ou en difficulté.
Sincèrement, je pense que nous portons tous une certaine responsabilité sociale et que cela serait important de regarder ce que nous pouvons faire pour améliorer nos croyances entre les générations et les sexes.
Vous êtes-vous déjà demandé à quel âge vous avez eu l’impression d’avoir perdu votre jeunesse? Je crois que ce moment arrive parfois très tôt dans la vie quand les peurs commencent à nous paralyser et que nos pensées glissent dans l’avoir et le paraître plutôt que vers l’être et la conscience sociale.
J’aimerais vous inviter à réfléchir à vos idéaux ou du moins à un qui était particulièrement important pour vous et que vous avez rangé dans un tiroir. Engagez-vous à le réaliser tout en respectant votre énergie et vos possibilités. Vous serez sans doute surpris de sentir à nouveau la fierté et la joie de vivre. Le partage simple et vrai entre deux êtres est souvent l’ébauche d’un moment marquant… aussi court soit-il. Nous avons besoin à tout âge de croire en l’amitié et en l’amour. Un sourire, un regard complice, une parole peuvent être le pont pour faire prendre conscience à une personne qu’elle a une vie à vivre et qu’elle est importante pour la société si elle le décide.
Nous terminons une décennie pour en commencer une autre; alors, j’aimerais que nous joignions nos efforts pour êtres de ceux qui la créeront positive… et meilleure.
Avec tout l’amour et la paix que je travaille à cultiver chaque jour dans mon cœur, je vous souhaite :
JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE
France Valiquette
J’ai pris une semaine de vacances au début du mois dans le Rhode Island
à Newport et Charleston. Le soleil était au rendez-vous tous
les jours et je n’avais pas ainsi passé de temps près des côtes
de l’océan Atlantique depuis plusieurs années. Je préfère la
douceur et l’intensité de l’océan Pacifique. L’eau était
chaude mais j’avais une sensation désagréable en me baignant;
alors je me suis arrêtée. J’ai fermé les yeux et j’ai enfin
compris que c’était l’énergie de la mer qui avait changé.
La pollution faisait son œuvre malveillante, ce que j’avais connu
il y a quelques années n’existait déjà plus.
Je pense que si le cycle de destruction continue d’évoluer à ce
rythme, les fruits de mer ne seront plus réellement comestibles dans
un avenir rapproché; et ensuite viendra le moment pour les
poissons... Pourquoi l’Atlantique est-il plus perturbé que le
Pacifique? Je suis loin d’être une spécialiste mais je pense
qu’il a été et est toujours utilisé à des fins commerciales
d’une façon plus intensive et abusive.
Le Pacifique a été un peu plus épargné et les magmas en fusion dans
les tréfonds de ses eaux aident-ils à conserver un certain
équilibre. Faudrait entendre l’opinion des scientifiques à ce
sujet. Je sais, comme la plupart d’entre vous, que nous sommes
dans une période de grands changements atmosphériques et l’humanité
en porte, pour une large part, la responsabilité. La grande
question est : « Sommes-nous vraiment conscients de
l’adaptation que notre corps et notre esprit va avoir à faire face
dans les prochaines années pour pouvoir conserver un équilibre et
un bon système immunitaire »?
Charleston accueillait, pour la 12ième année, le New England’s
Hottest Festival of Root Music & Dance. La musique fut
excellente et le groupe The Duhks du Manitoba s’est exprimé en
partie dans la langue Française en présentant leurs chansons à mon
grand plaisir. Ce band fut une belle découverte pour moi.
Un soir où je m’étais isolée de la foule durant un moment, j’ai
entendu a capella une chanson celtique pendant que j’admirais les
rayons de la pleine lune sur le lac. C’était un moment de
grâce… la voix humaine en parfaite harmonie avec le ciel et la
terre. Voilà un autre trésor que je conserverai jusqu’à la fin
de mes jours tout au fond de ma mémoire et qui me soutiendra dans
les jours de grisaille.
Je termine en vous invitant à vous rendre sur www.playingforchange.com
pour voir et écouter « Stand by me »
interprété par différents musiciens à travers le monde. J’ai
eu la chance d’être un jour dans plusieurs des lieux où ils se
produisent. À leur façon, ils partagent leur amour de la musique
pour la paix et l’harmonie dans le monde…
« S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait »
France Valiquette
Depuis
quelques années, mon niveau de conscience relié à
l’égocentrisme s’est beaucoup développé. Avec le
plus de discernement possible, je travaille à
comprendre comment nous pouvons arriver à un tel
comportement.
Quand nous sommes dans notre besoin de
reconnaissance, de performance et d’être aimé
envers et contre tous… l’autre a peu importance et
nous nous en servons pour combler notre vide
intérieur; et ce vide, réapparaissant toujours sous
différents visages, nous le compensons avec les
biens matériels, la nourriture, l’alcool, la
maladie etc.
Comment sommes-nous devenus si indifférents aux
autres? À quel moment de notre vie avons-nous pris
cette tangente, commencé à fermer les yeux, à nous
éloigner de notre désir de vivre ? Pourquoi
sommes-nous emmurés dans notre tour d’ivoire avec
la pensée que c’est toujours de l’autre que vient
le problème, plutôt que de réfléchir à ce que nous
avions à sentir et comprendre des évènements qui se
produisent sur notre chemin de vie ?
Cela m’attriste profondément de voir que les
sentiments de « bonté » et de véritable
« empathie » ne sont plus tellement à la
mode. La peur est-elle en train de détruire la
possibilité de vivre de véritables relations
d’amitié ou d’amour, nous faisant complètement
passer à côté de la vie?
Je vous invite à prendre le temps d’une réflexion
sur l’importance de la véritable générosité dans
notre quotidien et comment nous pourrions améliorer
notre vie et celle de nos contemporains en étant
plus présents aux véritables valeurs humaines...
France Valiquette
Il
y a quelques jours, soit le 8 mars comme à chaque
année, nous avons eu la journée de la femme. Je
dois cependant admettre que cela fait déjà
plusieurs années que je me pose des questions sur
la pertinence de cette fête. Je suis d’accord pour
commémorer la mort de Martin Luther King, celle de
Jésus de Nazareth ainsi que la journée de la paix
mais cette journée de la femme m’apporte un certain
malaise à chaque année. Je trouve que cette journée
n’a rien à voir avec la pertinence des relations et
des sentiments qui peuvent exister entre les hommes
et les femmes, que ce soit en amitié ou en amour.
À mon humble avis, être une femme est un état
d’être qui se reflète dans notre façon de vivre et
l’apparence de notre corps physique. J’ai toujours
été de celles qui aimaient les hommes,
particulièrement ceux qui sont bien dans leur yang
( logique et force ) et en harmonie avec leur yin (
intuition et sensibilité ). Je ne les ai pas
toujours aimés de la bonne manière mais je me suis
rachetée depuis. J’ai eu ma période au début de la
vingtaine où je voulais les dominer. C’est une
relation avec un homme qui m’a beaucoup aimée et
qui est décédé aujourd’hui qui m’a fait réaliser ce
comportement. Je me suis séparée de lui et j’ai
ressenti de la honte durant quelque temps. J’ai
compris que quelques-unes de mes peurs envers les
hommes m’avaient été inculquées par la société et
je me suis engagée à les apprivoiser. J’ai vécu des
expériences où je me suis sentie agressée par le
comportement de certains hommes mais c’est
généralement l’un des leurs qui venait à ma
rescousse. Par ailleurs, j’ai été souvent attristée
par les réactions hargneuses et dévalorisantes de
la femme envers le sexe masculin.
Nous savons tous que les hommes et les femmes sont
différents. C’est dans cette différence que
l’intérêt se trouve et que nous pouvons trouver la
richesse de véritables relations amoureuses et
amicales. Si une relation est sous l’emprise de la
domination, nous avons alors un bourreau et, par
conséquent, une victime qui se définit par une
co-dépendance malsaine. Nous entretenons une
énergie de conflit et de guerre plutôt qu’une
énergie dans laquelle pourrait transparaître le
calme et la paix.
Voilà, j’attendrai vos commentaires qui pourront
sûrement m’éclairer dans ma quête de la véritable
liberté intérieure.
Vous pouvez me joindre en tout temps en cliquant
sur
« contacter » ;
de plus, voici les coordonnées du premier Musée de
la Femme au Québec.
www.musédelafemme.com
France Valiquette
Conte
de Noël,
Nous sommes en Laponie dans le Nord de la Norvège à quelques jours de Noël. La veille, Gustav, le chef d’une petite bande de trolls, avait fait l’inventaire des victuailles et il avait réalisé qu’il ne restait que quelques galettes de seigle comme provisions.
Il avait réfléchi toute la nuit et, au petit matin, avait décidé de se rendre à l’atelier du père Noël, le seul vrai père Noël qui avait toujours vécu, de père en fils, dans le nord de son pays.
Toute l’équipe, composée du père Noël, de la fée des Étoiles et des nains, travaillaient de longues heures afin d’être prêts pour la visite des foyers lors de la distribution des présents. Le père Noël commençait trois jours avant la grande Fête car il y avait maintenant beaucoup plus d’enfants sur la Terre.
Les rennes qui devaient tirer son chariot seraient donc sans surveillance.
Gustav avait décidé qu’il irait en voler un pour avoir de la nourriture durant l’hiver. Ses amis et lui étaient partis tôt le matin et avaient marché une bonne partie de la journée pour se rendre à leur destination. À cette période de l’année dans le Grand Nord; il faisait noir tout le jour, alors ils n’auraient pas à attendre la nuit pour capturer le renne. Ils avaient mangé le peu de nourriture qui leur restait avec de l’eau chauffée sur le feu avant leur départ. Gustav sentait les forces de ses deux amis s’affaiblir et essayait de les encourager de son mieux quand il aperçut une petite bourgade où l’on pouvait voir sortir de la fumée des cheminées des maisons. Ils s’approchèrent de l’une d’entre elles et virent une dame qui transportait une grande marmite fumante.
- Madame, le fumet de votre chaudron sent tellement bon!
Qu’avez-vous cuit à l’intérieur ?
La dame s’arrêta et les regarda à tour de rôle avant de leur expliquer :
- Le premier ingrédient de mon potage est de l’amour. Ensuite, j’ai ajouté une grosse portion d’amitié et j’ai assaisonné le tout avec une épice que l’on nomme de la joie qui, semble-il, vient du fin fond du cœur humain.
Une moue apparut sur le visage de Gustav suivit d’un sourire triste.
- Vous voulez goûter à mon délicieux plat ? demanda la dame.
Le plus jeune des trois, qui se nommait Nelsans, se dit qu’il valait mieux mourir de faim en sentant de l’amour à l’intérieur de lui plutôt que de la haine et accepta le bol que lui tendit la main de la femme. Les deux autres trolls finirent eux aussi par accepter l’assiette qui leur était généreusement offerte. Dès les premières bouchées, ils sentirent un apaisement de la faim et quand ils eurent fini de manger, toute leur énergie était déjà revenue. Gustav releva la tête de son bol pour remercier la dame et il vit qu’elle s’était transformée en fée des Étoiles. Il baissa à nouveau la tête, se sentant rempli de remords et de culpabilité. Nelsans dit à la fée des Étoiles:
- Votre potage est le meilleur que je n’ai jamais mangé et je vous en remercie infiniment. Mes amis et moi pourrions aller vous aider pour la préparation de la grande tournée du père Noël et peut-être accepterez-vous de nous donner à nouveau votre mets qui va nous permettre de devenir plus compatissants.
Gustav fut alors nommé chef des écuries des rennes et il s’engagea à prendre soin d’eux et à les protéger jusqu’à la fin de ses jours.
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Je me suis rendue en Norvège en 2001. Ce pays restera toujours pour moi un des plus beaux au monde; la nature est d’une telle beauté et les paysages sont d’une grande pureté. La Norvège est un pays ou l’écologie prédomine depuis plusieurs années. Depuis ce voyage dans ce pays, un petit troll est placé sur le rebord d’une de mes fenêtres de ma maison pour la protéger, selon une des coutumes de ce pays.
JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE
QUE LA JOIE DE VIVRE ET LA PAIX SOIENT SUR VOTRE
ROUTE.
FRANCE VALIQUETTE
J’ai
entendu Micheline Lanctôt, la réalisatrice et
comédienne en entrevue, parler de la beauté. Elle
exprimait que la beauté prenait sa réalité quand
elle nous amenait à sentir différentes émotions ou
sentiments. Même enfant, je la recherchais et à mon
plus grand émerveillement, je le trouvais dans la
nature. Aujourd’hui, je reconnais la beauté dans
différentes formes de vie : humaine, animale,
végétale et minérale. La beauté, la vraie, celle
qui fait vibrer mon âme et me garde sur le sentier
de la lumière, me permet également de cohabiter
plus facilement avec mon côté obscur ainsi que
celui des autres.
J’étais à Bâton-Rouge, en Louisiane, dans un petit
resto-bar modeste. Un homme noir, usé par la vie,
un verre de whisky à la main et une cigarette dans
l’autre, vint rejoindre les musiciens qui
s’installaient pour le spectacle. Nos regards se
croisèrent une fraction de seconde et j’ai eu
soudainement envie de connaître sa musique. Dès le
moment où il a commencé à jouer de sa guitare et à
chanter, il est devenu d’une grande beauté.
Ce soir là, j’ai ressenti en l’écoutant une immense
joie aussi que beaucoup de tristesse et j’ai eu la
sagesse de partir avant qu’il n’ait trop bu et
qu’il noie sa beauté. Il est probablement décédé
aujourd’hui mais je ne l’oublierai sans doute
jamais.
Je vous invite à venir sentir la beauté et à la
laisser pénétrer en vous plutôt que de simplement
la voir.
France
L'aventure a commencé après cette question écrite à
Zachary Richard. Comment sentirais-je l'âme de la
Louisiane? Zachary m'a simplement répondu:
« Si tu veux sentir l'âme de la Louisiane tu
dois y aller souvent » et il m'a donné quelques
conseils pour y arriver.
L'étincelle c'est produit à mon premier voyage en
décembre 2002 sous le violon de David Greely. Ce
musicien membre du meilleur band cajun de la
Louisiane, Steve Riley and the Mamou Playboys.
David m'a fait plonger dans l'âme de sa chère
Louisiane. Je me suis rendu plus de douze fois dans
ce pays que j'ai appris à, profondément aimer. Delà
m'est venue l'idée de partager une parcelle de
moi-même à travers mon héroïne, Mercedes Leroyer.
Cette femme de cœur qui oscille entre le Québec et
la Louisiane...
Remerciements
À …
Tous les musiciens de la Louisiane qui ont
chaleureusement partagé leur amour de la musique
avec moi.
À…
Blake Oliver pour sa loyale amitié et sa passion
pour la musique.
À Curley Flurence, shérif à Lafayette, pour sa
précieuse collaboration.
À …
Norbert Leblanc « authentique chasseur
d’alligator » que j’ai rencontré à mon premier
voyage en 2002. Une belle relation s’est tissée
entre nous, passionné de la nature. Norbert est mon
seul personnage non-fictif de ce livre. Il propose
maintenant des excursions en chaloupe sur le lac
Martin.
À …
François Lessard, mon merveilleux guide du cratère
de Charlevoix
À …
Harlan Jonhson, le premier musicien accordéoniste
cajun Montréalais que j’ai rencontré. Il est en
amour avec la Louisiane depuis de très nombreuses
années.
À …
Silvie Delorme, cette femme dont la sensibilité est
d’une richesse sans fin …
À …
Denise Desjardins que je connais depuis presque
toujours. Elle m’a accompagné de la conception de
l’idée jusqu’à la naissance de Mercedes Leroyer.
À vous tous…
Acceptez toutes mes amicales remerciements.
France Valiquette