Personnel
Nouvelle du vendredi 20 janvier 2012.
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LA POUSSIÈRE DE GRENAT.

Le parc de Pfieffer cache une magnifique plage de couleur pourpre. L’automne dernier, un bon copain connaissant ma passion pour la nature m’avait envoyé un diaporama sur des plages incroyables qui se trouvent à travers le monde. J’ai fait quelques recherches et j'ai retenu celle-ci que j’ai intégrée dans le voyage que je projetais de faire à la fin décembre.

Un voyage où le soleil m’attendait tous les matins pour une nouvelle aventure. J’avais demandé à Saint-Nicolas pour Noël de pouvoir trouver et de voir cette beauté de notre mère, la Terre. Tôt le matin, j’ai quitté San Francisco et suis descendue vers le sud en suivant la côte et c’est seulement en fin de journée, en prenant une petite route étroite et sinueuse que je suis enfin arrivée à l’endroit tant souhaité.

Le début du crépuscule se préparait et l’Astre divin allait finir par disparaître dans les eaux tumultueuses de l'océan Pacifique. Seulement de vous en parler, j’en ai presque les larmes aux yeux. Imaginez les reflets du soleil sur la poussière de grenat ainsi que le jeu des vagues agonisantes sur la plage. J’aurais voulu qu’il m’emporte avec lui dans la paix et la sérénité de ce merveilleux jour de Noël.

Le lendemain, j’ai passé une grande partie de la journée dans cet endroit à me laisser pénétrer par l’énergie que dégageait ce lieu mythique. J’ai quitté ce parc en lui disant un « au revoir », et j’ai demandé à l’univers de me permettre d’y revenir un jour.

J’ai réalisé à travers les nombreuses aventures que j’ai vécues dans ce voyage en Californie que ce que je désire maintenant le plus, c’est de sentir et comprendre les secrets de l’énergie de l’univers ainsi que toute l’intensité de la spiritualité que renferme le cosmos. Je crois que tout ce l’homme a inventé, les codes en existaient déjà dans l’univers. J’avais déjà lu cette pensée dans un écrit du grand philosophe bulgare, Mikhaël Aïvanhow; je le croyais, mais je saisis mieux maintenant ce qu’il voulait nous dire.




Laguna, Californie, 31-12-2011



France Valiquette

Décembre 2011.

Bonjour à chacun d'entre vous.


L’année 2011 m’a permis de terminer ma belle aventure de la trilogie sur le sud des États-Unis. Quand J’ai débuté mon premier livre, je ne savais pas encore où cela me conduirait, mais quelle richesse cela m’a apportée! Tous ces voyages et questionnements qui m’ont inspirée, ainsi que tous ces peuples qui habitent ces états américains m’ont fait découvrir tellement de nouvelles choses. Cela m’a permis de comprendre un peu plus la vie, comment je me situe à l’intérieur d’elle et où je veux continuer d’aller… Mon prochaine livre nous fera voyager en Nouvelle-Zélande.


Ce merveilleux endroit que l'on surnomme:

« Le paradis perdu ».


Je vous souhaite pour la prochaine année 2012 de l’Énergie afin de pouvoir vivre les projets les plus nobles qui vous habitent.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 25 novembre 2011.

LA LIBERTÉ.

Les quelques pas qu’il lui restait à marcher avant d’arriver au motel qui était situé sur le bord de la route nationale lui semblèrent durer une éternité tant la fatigue l’accablait. Philippe ne réussissait pas à savoir si c’était à cause de la pénible discussion qu’il avait eue au préalable avec son père ou les nombreux kilomètres qu’il avait parcourus durant la journée qui l’avaient mis dans ce triste état.

Il poussa la porte de l’établissement et aperçut un homme au crâne chauve derrière un comptoir qui l’accueillit avec un air jovial. Il lui demanda, d’une voix anxieuse, le prix de sa chambre la moins dispendieuse. L’homme le regarda plus attentivement et lui proposa une petite chambre pour à peine vingt dollars. Philippe soupira de soulagement et déposa l’argent sur le comptoir. Son père avait refusé de l’aider financièrement pour terminer son voyage et il avait pris la décision qu’il se débrouillerait dorénavant tout seul. Il voulait enfin connaître le goût de la vraie liberté.

Le lendemain, il se leva tôt et se rendit à la petite salle à manger où était servi le déjeuner, car la faim lui tenaillait le ventre. Il trouva le propriétaire qu’il avait rencontré la veille à son arrivée derrière le comptoir du restaurant dans un état frôlant la panique. Son épouse qui s’occupait généralement de préparer les déjeuners s’était réveillée avec une forte fièvre et il devait s’occuper de préparer les repas pour les clients. Philippe, sans prendre le temps de réfléchir, lui offrit son aide. Il se retrouva alors à la cuisine à faire cuire les œufs et les saucisses, à rissoler les pommes de terre et à trancher les tomates pendant que monsieur Thoiry servait les clients.

Les années passèrent et le motel était toujours aussi bien entretenu, mais il avait été vendu il y avait une bonne dizaine années à monsieur Philippe. En fait, il n’était jamais reparti de la petite ville où il s’était arrêté un soir pour dormir, excepté pour les voyages qu’il s’offrait une ou deux fois par année. Il se sentait un homme libre et il aimait son travail. Un violent orage avait éclaté vers la fin de l’après-midi et il fut surpris d’apercevoir une dame seule, complètement trempée, venir vers la réception. Il lui proposa sa meilleure chambre, celle ayant comme nom : « Autriche ». Elle le regarda étonnée et il lui expliqua en souriant que toutes ses chambres portaient le nom d’un pays qu’il avait déjà visité. Anne Daviault pénétra dans le royaume autrichien et fut étonnée de trouver des magnifiques photos de cette région qui ornaient les murs. Son regard se posa sur le bureau et elle aperçut un cartable simplement intitulé :

« Un voyage au pays de Sissi ». Elle ouvrit le document et découvrit à la première page une magnifique photo de l’impératrice d’Autriche.

Elle avait pris une douche bien chaude car la pluie l’avait glacée et s’était ensuite confortablement installée dans son lit. Anne plongea dans le manuscrit qu’elle parcourut du début à la fin.

Il se faisait tard et les clients ne viendraient plus avec cette pluie torrentielle qui continuait à balayer les routes. Philippe se préparait à éteindre les lumières de la réception quand il vit Anne surgir devant lui. Elle l’avait regardé avec insistance et avait fini par lui demander si c’était bien lui qui avait écrit le document qu’elle avait entre les mains. Au début, Philippe n’avait pas compris sa question et quand il l’avait enfin saisie, il s’était mis à rire.

Il lui expliqua qu’il adorait écrire ses souvenirs de voyage et que cela lui permettait de patienter jusqu’au prochain. Elle lui demanda s’il n’avait jamais pensé les envoyer à un éditeur et Philippe lui avait répondu qu’il l’avait déjà fait à deux reprises. Il n’avait jamais reçu de réponse; alors, il avait laissé tomber. Le lendemain, elle était repartie en lui demandant la permission de prendre trois manuscrits avec elle.

Quelques mois plus tard, en rentrant d’une incroyable aventure dans la forêt amazonienne, il avait trouvé une lettre d’Anne. Elle s’excusait du temps qu’elle avait mis avant de lui donner des nouvelles car elle avait dû s’occuper de sa fille gravement malade et qui était maintenant décédée du sida. Elle s’était remise au travail et avait réussi à trouver une maison d’édition qui acceptait de publier ses récits de voyage. Le directeur de l’entreprise espérait qu’il en aurait d’autres à lui proposer prochainement. Anne terminait en lui demandant ce qu’il en pensait.

Philippe s’était assis derrière son comptoir en rêvant déjà à cette nouvelle opportunité que pourrait lui donner sans doute ce revenu… inattendu.

Plus de liberté pour pouvoir faire ce qu’il aimait le plus, partir à la découverte d’autres mondes.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 21 octobre 2011.

Je suis allée voir le spectacle équestre de Cavalia : Odysséo. Du point de vue technique, la présentation était spectaculaire et le jeu des chevaux libres étaient remarquable malgré la grande nervosité que je sentais chez la plupart des chevaux, ce qui m’a attristée. Ces magnifiques animaux avaient exécuté leur travail sans joie avant de retourner dans leur tente-écurie près d’une autoroute où ils vivraient durant des semaines. À la fin des représentations, les chevaux auraient sans doute un peu de repos à la campagne avant de repartir pour une longue tournée.

J’ai eu la chance de voir dans différents pays des spectacles de chevaux à l’extérieur et je me rappelle celui d’Ebbs en Autriche où le soleil s’était réellement couché derrière les montagnes. Les chevaux étaient dans un paysage naturel et je les avais sentis heureux et disponibles à travailler… c’était alors renversant de les voir. Après le spectacle, on les avait conduits dans de grands enclos où ils étaient de nouveaux libres dans un habitat où ils pouvaient refaire leur plein d’énergie.

Je peux comprendre qu’à une autre époque, la vie de l’homme pouvait dépendre d’un cheval et que leur situation était souvent très précaire comme celle de leur propriétaire. Mais aux 21ième siècle, comment sommes-nous arrivés à traiter les animaux sans respect pour ce qu’ils sont réellement en les utilisant souvent comme des jouets. Il y a quelques semaines, j’ai aperçu sur le trottoir un chien avec un imperméable et je suis restée complètement sidérée. Ils sont devenus prisonniers de nos caprices et développent souvent de nouvelles maladies. Je pense que de savoir aimer un animal, c’est établir une relation en respectant leur dignité et leurs besoins réels…

J’ai souvenance d’un Navajo avec qui j’ai monté à cheval dans les canyons. Au retour de notre randonnée, la première chose qu’il a faite a été de leur donner à boire; après, nous les avons reconduits au pâturage et tous les autres chevaux sont venus à sa rencontre. Il m’a ensuite présenté à chacun d’entre eux avec fierté. C’était ses compagnons. Je me rappelle d’une petite jument qui s’appelait Katrina. Elle était née la journée où l’ouragan du même nom a dévasté une partie de la Louisiane.


« Le cheval rendra l’homme noble, si l’homme sait l’aimer ».



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 26 août 2011.

Quand j’étais enfant, vers huit ou neuf ans, assise sur la balançoire que mon père m’avait installée, je pouvais chanter pendant des heures des refrains que j’inventais. Ma mère n’aimait pas la musique; alors, je profitais de la liberté que me donnait l’été à la campagne pour vivre ma passion.

À l’adolescence, je m’enfermais dans ma chambre avec ma mini chaîne-stéréo pour écouter de la musique quand je ressentais de la joie ou de la grande tristesse. J’ai écrit sur la quatrième de couverture de mon premier livre : Mercedes Leroyer; Louisiane, partie 1 : « S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait ». C’est ce que je ressens au plus profond de mon être depuis mon enfance… car la musique m’a si souvent guérie de tant de maux.


Mercredi, le 27 juillet 2011.

Je me suis rendue au Centre Molson avec le sentiment que je passerais un bon moment musical. Le spectacle a commencé en retard car les gens ont souvent l’habitude d’arriver à la dernière minute et comme le Centre Molson était complètement rempli, cela a pris du temps avant que tout le monde soit bien installé. J’avais entendu à la radio que Sir McCartney donnait la plupart de ses spectacles sans entracte.

J’étais allée aux toilettes avant de me diriger vers mon siège, ce qui ne fut pas le cas de plusieurs personnes qui buvaient de la bière et qui se tenaient pliées en deux vers le milieu du concert, ne voulant rien manquer. J’étais placée à droite de la scène dans les estrades avec mes jumelles quand il a monté l’escalier devant moi pour se rendre sur la scène. Il portait un veston rouge de coupe un peu militaire et cela m’a fait sourire… une veste d’ailleurs qu’il n’a gardée que le temps de quelques chansons. Il portait également des bottes noires de style western avec des talons d’environ six centimètres de hauteur, ce qui lui permettait de glisser sur la scène et d’avoir l’agilité et la souplesse d’un félin.

Après sa troisième chanson, j’ai ressenti un étrange malaise. Je pouvais apercevoir le halo d’énergie de ses mains et j’étais captivée de le voir jouer de la guitare mais je ne pouvais mettre de mots sur ce que je vivais. Paul vint s’asseoir à un piano à queue qui était juste devant l’endroit où je me tenais; ainsi, il était dos à moi et je pouvais apercevoir ses mains qui se déplaçaient sur le clavier. Les larmes me vinrent aux yeux. Je venais de comprendre, même si je n’avais jamais pensé que cela puisse être possible. Le champ électro magnétique de ses mains était tellement puissant et si parfaitement maîtrisé que la note de musique commençait à vibrer une fraction de seconde avant qu’il eut posé ses doigts sur le clavier. J’étais renversée… Ce musicien vit intensément sa musique et surtout, il a toujours cru en elle depuis la nuit des temps. C’est pourquoi il la partage avec les autres avec une facilité incroyable.

Paul McCartney a rencontré John Lennon à l’adolescence; il jouait déjà de la guitare et du piano et composait sa musique. John, à cette époque, était plus influencé par la musique d’Elvis Presley et ce serait lui qui l’aurait amené à écrire et à composer sa musique. Après, s’est greffé George Harrison; ensuite, ils ont joué avec quelques autres musiciens et enfin est arrivé Ringo Star. Les Beatles sont nés et leur musique a révolutionné le monde.

Ma croyance est qu’il y avait très certainement un autre membre du groupe qui avait une perception de la musique assez similaire à celle de Paul.



France Valiquette

Nouvelle du mardi 21 juin 2011.

Je vous souhaite un agréable été et pour l’égayer, je vous offre une chanson du dernier album, Grand Isle de Steve Riley & the Mamou Playboys un des meilleurs bands de la Louisiane. Vous y trouverez cette surprenante interprétation de la chanson de madame Édith Piaf « Non, je ne regrette rien » qui est, à mon humble avis, très réussie.

www.mamouplayboys.com

Je vous reviens cet automne avec mon prochaine livre.

« CALIFORNIE; MERCEDES LEROYER, PARTIE 3 ».





France Valiquette

Nouvelle du vendredi 20 mai 2011.

Une maison écologique
« The Holy Cross, Projet »

La phénoménale, Ruthie Foster,


Je suis de retour depuis à peine quelques jours de la Louisiane. Je me suis rendue à la Nouvelle Orléans et j’ai pris le temps d’aller visiter le projet de la fondation The Holy Cross, Projet « Global Green U.S.A. » parrainé par l’acteur américain bien connu Brad Pitt. J’ai enfin pu voir la brèche qui s’était produite dans la Levée durant l’ouragan Katrina et j’ai pu constater les réparations qui y ont été faites. Après toutes ces années, j’ai eu la surprise d’apprendre ce qui avait causé vraiment une bonne partie des dommages. Un bateau a heurté la Levée probablement durant l’ouragan et cela a considérablement aggravé l’inondation qui s’était produite à l’époque. Le site est pratiquement nettoyé. Les maisons qui se trouvaient à cet endroit avaient été évaluées en moyenne à soixante mille dollars que le gouvernement américain a remboursés aux propriétaires possédant la preuve de la propriété de leur terrain.

La fondation créée par Brad Pitt avait lancé un concours international d’architecture pour des plans de constructions qui pourraient résister aux assauts répétés de la nature dans cette région. Des maisons écologiques sont maintenant construites pouvant mieux s’adapter au climat. Les murs sont en béton, donc plus solides; des panneaux solaires emmagasinent l’énergie, des réservoirs recueillent l’eau de la pluie et les bois utilisés supportent mieux l’agression des insectes et des moisissures. Ce sont des bâtisses qui respectent le style de la Nouvelle-Orléans que j’ai trouvé très bien aménagées et jolies.

Les anciens propriétaires de ces terrains peuvent avoir ces maisons écologiques valant environ cent cinquante mille dollars pour la somme que le gouvernement leur a remboursée sur leur ancienne demeure. La fondation assume la balance du coût de la propriété. Après toutes ces années de difficultés et d’épreuves, pour tous ces gens, cette terrible expérience se transforme en quelque chose de positif.

Pendant mon séjour, j’ai participé à trois festivals. Le premier : le Festival International de Louisiane à Lafayette; le second : le New Orleans Jazz Fest & Heritage Festival et le dernier : le Festival des Écrevisses à Breaux Bridge. J’ai vécu de beaux moments de joie, des envolées musicales qui vous chavirent l’âme et plusieurs autres pas de danse à mon actif.

Une dernière bonne nouvelle; Zachary Richard a chanté durant une trentaine de minutes sur la plus grande scène au Jazz Fest. C’était, je pense, sa première apparition musicale depuis son accident vasculaire cérébral et une de mes amies qui le connait depuis longtemps lui a fait une accolade après son spectacle et elle m’a certifié… qu’il allait beaucoup mieux. Je n’ai malheureusement pas assisté à sa prestation car je n’étais pas à la Nouvelle-Orléans ce jour-là.

Le spectacle qui m’a le plus fait vibrer était celui de Ruthie Foster au Jazz Fest à la tente du blues. J’avais connu cette chanteuse et excellente guitariste au Festival de Jazz de Montréal il y a quelques années. Ruthie a entraîné avec sa musique toute la foule et cela a été mon plus beau moment musical de ce voyage agrémenté par le parfum des fleurs louisianaises sous un merveilleux ciel bleu du printemps.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 22 avril 2011.

Pour la Fête de Pascale,

J’aimerais vous raconter cette belle histoire ou légende de Sainte Agnès.

« En 304 après J.C., Sainte Agnès a été décapité.

Elle était une jeune fille romaine qui avait adhéré au Christianisme et que le fils du gouverneur romain voulait comme femme…

Elle avait refusé…

Le fonctionnaire romain avait ordonné qu’elle soit forcée à se prostituer dans le temple romain pour la punir de sa foi chrétienne…

Elle avait été amenée dans une maison close et avait été complètement dépouillée de ses vêtements…

Selon la légende, ses cheveux auraient poussé durant la nuit afin de couvrir sa nudité…

En raison de différents évènements surnaturels, elle avait été considérée comme sorcière… »

Agnès serait donc passée de sorcière à sainte dans l’espace de quelques siècles.

J’imagine que cela doit faire partie des vrais miracles de la vie!



Joyeuse Pâques.

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 25 mars 2011.

La peur est-elle devenue votre ennemie?

À l’âge de sept ou huit ans, je demeurais à la campagne près d’une rivière et mon père travaillait souvent à l’extérieur. J’avais entendu des voisins raconter qu’il y avait un vagabond qui se promenait dans les environs. Mon père n’était pas le genre à avoir peur des étrangers, mais comme il était souvent parti de la maison, la peur s’était glissée sournoisement en moi. Déjà que je n’étais pas très brave dans la noirceur, il y avait maintenant le spectre de cet homme qui rôdait...   Le jour, je continuais mes longues promenades avec ma chatte et mon chien sur le bord de la rivière et dans le petit boisé, mais le soir, j’avais de plus en plus peur.

Un après-midi où je revenais d’avoir été cueillir des framboises, j’avais aperçu au loin l’ombre d’un vieil homme courbé, mais je n’en avais parlé à personne. Le lendemain matin, à mon réveil, j’avais décidé de demeurer un peu plus longtemps dehors à la brunante. Chaque fin de journée, je travaillais à apprivoiser la noirceur, je rentrais tremblante à l’intérieur de la maison avec la peur qui me serrait le ventre, mais chaque soir, je réussissais à rester quelques minutes de plus dans l’obscurité. Puis, progressivement, ma frayeur a diminué. Une nuit, en cachette, après que tout le monde eut été endormi dans la maison, j’avais réussi à aller admirer les perséides du mois août.

Quelle belle victoire pour une petite fille que l’on traitait de peureuse! Je n’ai jamais su réellement si, cet été-là, il y avait eu un itinérant dans la région, mais j’avais appris que nous avions un pouvoir sur nos peurs.

Les années ont passé et j’ai été souvent confrontée à toutes sortes de peurs…   J’ai continué de vouloir déchiffrer celles qui pouvaient être réellement justifiées de celles qui étaient irrationnelles. Dans différents moments dans ma vie, je me suis retrouvée dans des situations de véritable danger et j’ai eu la chance de le ressentir dans chaque fibre de mon corps.

Je vais vous en donner un exemple : « Lors de mon dernier voyage en Nouvelle-Zélande, dans la ville de Christchurch, il y a eu des secousses sismiques, et la deuxième a été plus importante. J’étais dans un marché d’alimentation quand j’ai perçu qu’un tremblement de terre allait venir. D’ailleurs, je ne fus pas la seule à le ressentir, car d’autres personnes se sont déplacées dans le milieu de l’allée durant les mêmes secondes. Instinctivement, j’ai écarté un peu les jambes pour avoir plus d’équilibre, et j’ai laissé consciemment passer la secousse à travers moi, sans résister, pendant que je regardais les objets qui se trouvaient sur les tablettes s’écraser sur le sol. À la première secousse dans la nuit, j’avais eu peur, terriblement peur car je ne savais pas ce qui se passait. Cela m’a pris plusieurs semaines avant de réussir à dégager complètement toute cette tension dans mon corps qui était reliée à la trop grande décharge d’adrénaline libérée par mes surrénales ».

Exactement cinquante-huit jours plus tard, dans le centre-ville de Christchurch où j’avais demeuré dans un hôtel, il y a eu un tremblement de terre qui a causé un véritable désastre et tué plusieurs personnes. Quand j’ai vu les images de la catastrophe sur internet, mon corps s’est à nouveau crispé par réflexe, mais j’ai réussi dans les heures qui ont suivi à me défaire de la raideur dans mes épaules et dans mes jambes car le danger n’était pas réel.

Une grande partie de ma vie, particulièrement durant mon adolescence, les gens me répétaient sans cesse que j’étais trop sensible. Aujourd’hui, je considère que mon intuition est l’une de mes plus grandes richesses. Le fait de pouvoir reconnaître souvent une situation qui représente un véritable danger me protège, car si la peur nous paralyse, l’angoisse ou pire encore, nous diminuons ainsi notre qualité de vie.

J’ai développé ce précieux atout à travers les années grâce à ma sensibilité et ma détermination de vouloir vivre librement sans être toujours envahie par des peurs utopiques.

J’ai lu un jour cette phrase…   qui m’a beaucoup interpellée :

« Une vie vécue dans la peur est une vie à moitié vécue »

Joyeuse Pâques.

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 18 février 2011.

La plage sauvage de Oakura, Nouvelle-Zélande


Je me suis rendue à l’autre bout du monde durant un peu plus d’un mois en décembre et janvier derniers pour y faire des recherches pour un prochain livre. J’ai célébré le solstice de l’été au pays de l’Aotearoa « Nouvelle-Zélande » dont le premier peuple a été et est toujours les Maoris. J’avais déjà visité ces îles à deux reprises par le passé.

C’est un endroit d’une beauté presque inimaginable pour les amoureux de la nature. Nous retrouvons dans l’île du nord, celle qui est la plus industrialisée, la première ville du pays Auckland. Ces terres renferment des geysers dans la région de Rotorua, la capitale des Maoris. Il y a également les grottes de Waitomo, plusieurs volcans, le parc national de Tongariro où se trouve la quatrième plus belle montagne au monde ainsi que des plages magnifiques. À l’autre bout de l’île se trouve la ville de Wellington, la capitale qui est reconnue pour ses intérêts artistiques et c’est dans son port que l’on peut prendre le bateau pour une traversée de trois heures dans l’île du sud. C’est dans cette même région que nous y retrouvons « Les circuits du Seigneur des anneaux ».

La Capitale Christchurch est située sur ce qui est appelée la « terre de feu » dans l’océan Pacifique. Dans cette île, on y retrouve des fjords dont on a su protéger l’authenticité et la pureté des paysages. Je les ai trouvés encore plus spectaculaires que ceux de la Norvège que j’avais pourtant beaucoup appréciés. Ensuite, on y retrouve des glaciers ainsi que des montagnes à vous couper le souffle sur des kilomètres de côtes sauvages. Sur les plages de Kaikoura, on peut observer des otaries et plusieurs autres espèces d’oiseaux dont l’albatros royal. Cet oiseau est celui qui possède les plus grandes ailes au monde et il peut passer jusqu’à trois jours à voler en mer. L’élevage des moutons est très répandu. Il y a ceux pour la laine et ceux pour la viande. Je dois vous confier que je trouve qu’ils ont une vie merveilleuse car ils vivent pour la plupart sur le flanc des montagnes avec le souffle de la mer qui vient faire frémir leurs belles frimousses toutes bouclées. Les autres animaux d’élevage vivent dans la plus grande liberté dans les prés.

L’écologie est bien intégrée dans la façon de vivre des Kiwis et leur culture produit des fruits délectables ainsi que des légumes savoureux. Je n’avais jamais mangé de fruits aussi bons. Lorsqu’un Néo-Zélandais, « un Kiwi », m’a tendu un abricot qu’il venait de cueillir de l’arbre, j’ai alors enfin compris la chute du paradis terrestre… car si j’avais été à la place d’Adam, cela n’aurait pas été à cause d’une pomme que j’aurais pu glisser dans le péché… mais bien pour cet abricot. Sa sensualité, son parfum ainsi que sa texture dans ma bouche m’ont presque menée à l’extase…

La Nouvelle-Zélande est considérée comme étant parmi les nouveaux pays émergeants de producteurs de vin d’excellente qualité. Il est inutile de vous dire que le vin est à l’honneur un peu partout mais ne vous inquiétez pas, ma consommation est demeurée très raisonnable.

J’ai grimpé et marché durant des kilomètres, pris des photos, rempli des carnets de notes mais ce que j’ai fait de mieux : « C’est de laisser pénétrer l’énergie de ces lieux dans toutes les cellules de mon corps ainsi que dans les tréfonds les plus secrets de mon esprit afin de pouvoir me régénérer en profondeur ». Ce qui m’a permis de réussir à dépasser certaines de mes frontières et je connais maintenant ce que veut dire : appartenir à une terre… l’Aotearoa ( pays du long nuage blanc ) a gardé une partie de moi en son sein.



La montagne sacré de Tongariro, Nouvelle-Zélande




France Valiquette

Nouvelle du vendredi 17 décembre 2010.

J’aimerais vous parler de la rencontre d’un homme né en Nouvelle-Écosse, à Cap Sable, dont les origines sont sénégalaises. Sa famille en est à sa neuvième génération au Canada; il s’appelle Paul Fehmiu-Brown. Il est historien, auteur et a écrit une trilogie sous forme de roman sur l’esclavage des Noirs au Canada. Je connaissais ce triste spectre de notre histoire mais je n’avais jamais rencontré de personnes pouvant me parler avec une aussi grande justesse de ces êtres déracinés de leur pays, déshonorés et souvent maltraités sur le territoire canadien. Surtout, ne croyez pas que le Québec a été différent car le premier esclave est arrivé en 1628 et son maître était un père Jésuite du nom d’Olivier Lejeune. Après toutes ses longues années sur notre continent, Paul est particulièrement attristé quand ses élèves de l’université du Québec à Montréal, l’UQAM, lui demandent encore aujourd’hui : « De quel endroit venez-vous »? Ce qui demeure surprenant dans tout cela, c’est qu’il parle la langue française comme la majorité de tous les autres Québécois mais la plupart de gens ne le reconnaissent pas comme un Canadiens Français.

Je vous suggère comme lecture « Ces Canadiens oubliés, Tomes 1,11 et 111 » de Paul Fehmiu-Brown aux éditions Livres 5 continents.

Je voudrais vous transporter maintenant dans le monde d’un autre auteur, cette fois-ci né à Bathurst au Nouveau-Brunswick, Réjean Roy. Un Acadien résidant à Montréal depuis plusieurs années. Le livre dont j’aimerais vous entretenir est un roman dont l’histoire a été inspirée d’un fait vécu, « Amère Liberté ». Le livre raconte l’histoire d’une jeune fille souffrant d’épilepsie dont les préjugés et la discrimination l’ont amenée à vouloir prouver aux autres qu’elle était comme eux. La douleur qu’elle a vécue reliée au jugement d’autrui, faussa sa perception de son problème de santé, ce qui l’amena à prendre une mauvaise décision qui lui couta la vie.

Pour ceux qui voudrait connaître son histoire, « Amère liberté », Réjean Roy, Les éditions de l’Étoile de la mer.

Je termine sur une note plus joyeuse. Ce fut avec beaucoup d’émotion que j’ai écouté la lecture d’un extrait de « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 » à la bibliothèque du Mile-End. Lise Gascon, spécialiste en création théâtrale, a lu un passage sur un rituel de la mort du peuple des Navajos, cette partie de mon livre se déroulant dans un hôpital de la Nouvelle-Orléans. C’était la première fois que l’on donnait vie à mes personnages avec une telle intensité et justesse. Cet événement littéraire avait été organisé par la CDDL « Coopérative de distribution et de diffusion du livre » et a eu lieu le 4 décembre à la Bibliothèque du Mile-End sur la rue de l’Avenue du Parc à Montréal.

Je vous reviendrai en février 2011 pour la prochaine nouvelle.




Nouvelle du vendredi 19 novembre 2010.

J’ai été élevée en région et mon père était un garde forestier. La nature et les animaux sauvages étaient toute sa vie. J’étais haute comme trois pommes et il m’emmenait déjà avec lui à la pêche et plus tard, ce fut l’initiation à la chasse. Il m’a enseigné le tir alors que j’étais adolescente.

J’étais partie avec un ami à la chasse à la perdrix un bel après-midi d’automne. Il venait de s’acheter un nouveau petit bijou. C’était un fusil de calibre 12, semi automatique dont le bois au verni satiné brillait sous le soleil. Le copain « s’en pétait les bretelles » comme on disait dans mon coin de pays. Après avoir raté deux perdrix, son enchantement avait un peu diminué… il se tourna vers moi, me tendit son arme et me dit : « Si tu descends la prochaine que l’on voit avec mon fusil, je te l’échange contre le tien ». J’ai résisté à sa proposition durant quelques minutes, mais seulement pour la forme, et puis, j’ai accepté. Nous avancions lentement dans le vieux chemin quand j’ai entendu une gélinotte huppée qui s’envolait dans le sous-bois. J’ai déposé un genou sur le sol humide, épaulé le fusil, et quand elle est sortie de la forêt, alors j’ai anticipé sa trajectoire en pointant au-dessus de sa tête et j’ai tiré. Elle est tombée en voletant et je me suis mise à courir afin d’aller vérifier si elle était bien morte. Mon père m’avait appris que l’on pouvait chasser pour se nourrir mais que cela était absolument inconcevable de laisser souffrir inutilement un animal blessé. Avec un regard solennel, mon compagnon d’aventure vint me rejoindre, déposa la perdrix dans la gibecière qu’il portait à son épaule et en souriant il me dit : « Il est fait pour toi ». Je serrai dans mes mains ce cadeau inattendu. J’étais devenue en ce début de novembre, l’heureuse propriétaire d’un magnifique Beretta avec, gravé sur sa culasse, deux canards et possédant une gâchette en or… Cet ami était pourtant un excellent tireur à la carabine et au revolver. Cette journée se termina sur une bonne note pour lui car il a réussi à abattre un lièvre avec mon vieux fusil Remington.

Mon père est décédé. J’ai laissé la chasse, mon mentor n’était plus. J’ai fait du tir à la cible au revolver durant quelques années et puis j’ai cessé. J’avais gardé ma collection d’armes, et un bon jour, j’ai tout vendu, excepté mon revolver Smith and Wilson de calibre 38 à canon court.

En rentrant du travail, un soir de novembre 2009, j’ai trouvé un message de la sûreté du Québec me demandant de les rappeler. Le registre des armes à feu avait changé leurs règlements pour ce type d’arme à autorisation restreinte. L’agent à qui j’ai parlé m’a informée que j’avais deux alternatives si je voulais le garder; je devais de nouveau faire partie d’un club de tir ou demander un permis de collectionneur. Pour la deuxième possibilité, cela représentait plusieurs heures d’étude afin de pouvoir réussir l’examen théorique sur les armes de cette catégorie. En mars 2010, j’ai téléphoné à la police de ma municipalité et un agent est venu chez moi pour chercher mon revolver. Le policier, voyant ma tristesse de me séparer du dernier vestige d’une époque révolue, me raconta qu’il en avait possédé un, presque identique, et qu’il avait fait le choix tout comme moi de le faire détruire.

Je termine avec cette petite histoire qui m’est arrivée avec mon père. Nous étions allés à la pêche et nous avions attrapé plusieurs belles truites mouchetées. De retour à son petit chalet de pêche et de chasse, mon père était allé nettoyer les poissons dehors pendant que je lavais les légumes afin de préparer notre repas du soir. J’entendis un grognement; j’ai levé la tête pour regarder par la fenêtre et j’ai aperçu un ours noir qui se dirigeait vers les truites… ainsi que mon père. J’ai attrapé la carabine qui était accrochée au mur, ai pris quelques cartouches et suis sortie dehors pour venir à son secours. Mon père gesticulait dans tous les sens et parlait très fort à l’ours qui était monté sur ses deux pattes arrière. L’animal sembla hésiter, puis il redescendit sur ses quatre pattes, se retourna lentement et rebroussa chemin vers l’orée du bois. J’avais les jambes tremblantes pendant que mon père venait vers moi en ayant pris soin au préalable de ramasser les truites. Il riait en me disant : « Tu imagines; il a bien failli manger notre souper, qu’il s’en attrape tout seul du poisson! ». J’ai regardé mon père et je savais que tout comme moi, il n’aurait pas aimé que ce bel animal soit tué inutilement.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 22 octobre 2010.

Le Salon du Livre de la Péninsule acadienne fut une merveilleuse aventure. Les gens avaient souvent de nombreux livres dans leurs bras qu’ils serraient sur leur cœur; et que dire de l’hospitalité légendaire acadienne! Que ce soit au Nouveau-Brunswick, en Louisiane ou au Québec, cela m’impressionne toujours. Je considère que le travail que les bénévoles ont accompli durant ce salon du livre était exemplaire et est une partie importante de la grande réussite de ce bel événement littéraire.

J’ai rencontré un environnementaliste et écrivain québécois des plus sympathique, Serge Fortier. Un homme pacifique qui avait assisté à différentes rencontres sur le gaz de schiste et qui m’a drôlement éclairée sur le sujet. Un autre monsieur acadien de Shippagan dont j’ai malheureusement oublié le nom m’a offert une carte de la revue « National Geographic ». Elle illustre les puits de pétrole et les 3 500 plates-formes se trouvant dans le Golfe du Mexique. La carte explique également les écosystèmes marins de ces côtes. Ce partage de valeur et de respect de la nature m’a profondément émue et je remercie la vie d’avoir mis ces personnes sur ma route.

Le Hasard… m’a permis de faire la connaissance d’un auteur de livres pour enfants de cette région, également musicien qui a comme projet d’aller enregistrer un CD à Nashville. Ryan McIntyre est Irlandais. Dans la partie 3 de « Mercedes Leroyer », vous allez retrouver l’histoire d’un Irlandais de Nashville qui a fui vers la Californie mais qui y reviendra pour un festival de musique. J’ai écrit ce chapitre de mon livre le printemps passé.

Les longues heures de voiture pour me rendre à Shippagan ont été vécues dans la bonne humeur. J’ai écouté la musique du dernier album intitulé « AmerIcana », produit à Nashville, de Rock Voisine. Mon autre coup de cœur a été le dernier CD d’Eric Clapton paru à la fin septembre. C’est un pur plaisir musical pour mon oreille et sous la chanson « Autumn Leave », les coloris de l’automne sur le chemin du retour défilaient sous mes yeux éclairés par l’astre divin, le Soleil.



France Valiquette

Stand au Salon du Livre de la Péninsule acadienne. Serge et France


Nouvelle du vendredi 24 septembre 2010.

Nous allons bientôt célébrer la fête de L’Action de grâce. Pour le peuple des Navajos, cette fête est un moment important pour remercier leur mère, la Terre et ses amis le soleil, l’eau et le vent. Notre noble Terre qui, dans ses entrailles, nourrit toute les formes de vie, les végétaux qui sont les êtres les plus sensibles qu’elle porte, les animaux qui luttent pour leur survie et pour se reproduire tout en gardant l’harmonie avec la nature et… ceux que l’on surnomme les hommes. Les traditions de respect et d’amour envers la Terre qui sont transmises à leurs descendants par certains peuples sont d’une grande valeur et essentielle à l’équilibre de notre planète.

J’ai pris quelques jours de congé au début de septembre et je me trouvais dans la baie de Narragansett dans le Rhodes Island lors du passage de l’ouragan Earl. Heureusement, cela n’a pas été trop difficile, ce fut seulement une soirée de forte pluie et de grands vents. Le lendemain, celui-ci demeura, mais sous un magnifique ciel sans nuages. À la fin de cette belle journée, je me suis rendue admirer les derniers rayons de soleil près de l’océan après avoir entendu quelques chansons et regardé des danses traditionnelles irlandaises à un festival à Newport. Les vagues étaient impressionnantes, d’une forte intensité et plusieurs personnes s’en émerveillaient. Une grande tristesse m’a alors envahie; pourquoi, mais pourquoi nos océans sont-ils devenus si pollués, si nous les admirons à ce point ?

Je crois que je n’ai pas besoin de vous rappeler la détérioration de notre planète durant cette dernière décennie. Nous la traitons comme certains maîtres, jadis, traitaient leurs esclaves. La différence entre nous et ces tyrans, c’est que nous ne pourrons pas acheter une autre Terre pour les générations futures. Nos descendants vont devoir s’adapter à ce que notre inconscience matérialiste va avoir créé. Je me demande chaque jour comment l’être humain supposément « le plus intelligent » de la planète peut continuer de perpétuer autant de destruction sur son passage. Nous avons pu pourtant constater que différentes civilisations avaient complètement disparu parce qu’elles avaient toutes été détruites pour avoir voulu acquérir de plus en plus de pouvoir et pour satisfaire leur orgueil.

Je nous suggère de prendre quelques minutes de réflexion sur ce que représente pour chacun de nous « faire une action de grâce pour la terre » quotidiennement. Et si… nous manquons d’idées, nous pourrions prendre exemple sur certains peuples ainsi que sur les animaux, les vrais, pas ceux que nous traitons comme s’ils étaient nos enfants.

Je serai à Shippagan avec les Acadiens du Nouveau-Brunswick pour rendre grâce à notre mère la Terre au Salon du livre de la Péninsule Acadienne.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 27 août 2010.




J’ai écrit sur la pochette de mon premier livre : « S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait ». J’ai finalement compris, suite à l’écriture de cette phrase, que c’était certains artistes, en interprétant leur musique, qui me permettaient de nourrir mon âme de l’énergie du son qui fait vibrer leur instrument.

Ma plus belle découverte de l’été s’est passée au Festival Folk sur Richelieu et a été le groupe de **KLEZTORY**.

Il interprète de la musique Klezmer, celle des musiciens juifs itinérants qui parcouraient l’Europe de l’Est du 19e au 20e siècle. La musique de ces différents pays se côtoie : Pologne, Roumanie, Ukraine, Turquie, Hongrie, Grèce ainsi que des airs d’origine tsigane. J’ai apprécié chacun des musiciens mais c’est sous le violon d’Elvira Misbakhova, d’origine russe, que mon cœur s’est complètement ouvert à la richesse de cette musique que je connaissais déjà depuis plusieurs années. Le soleil s’est couché sous la magie de son violon ; un souvenir mémorable gravé à jamais dans ma mémoire.
www.kleztory.com

Mon deuxième coup de cœur était au Festival International de Jazz de Montréal et c’était le **BILLY’S BAND**.

C’est un groupe qui ne jure pratiquement que par Tom Waits. Les membres du band sont d’origine russe et leur musique vacille entre le blues et des ballades aux sonorités slaves. Leurs histoires nostalgiques étaient racontées de façon intimiste et la richesse de leurs interprétations m’a fait glisser dans leur univers; ainsi, j’ai complètement perdu la notion du temps et de la réalité.
www.billys’sband.com

Cette aventure s’est passée à l’Astral avec le **CORKY SIEGEL’S Chamber Blues**. Le groupe interprétait du Blues style Chicago accompagné d’une musique de chambre initiée par l’harmoniciste et compositeur Corky Siegel. Même avant la fin de la première pièce de musique, la salle était conquise. Nous étions transportés dans une atmosphère où les musiciens arrivaient à faire « parler et chanter » leur instrument. Une violoniste japonaise a interprété la première partie d’une pièce musicale sur un instrument traditionnel de son pays que, je crois, les Geisha apprenaient à jouer. Un silence plus que religieux flottait dans la salle ; c’était un pur moment de grâce.
www.corkysiegel.com


Vous pouvez me partager vos coups de cœur musicaux en cliquant
sur « contacter ».



France Valiquette

Photo : Groupe Kleztory

Nouvelle du vendredi 18 juin 2010.
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Il y a quelques semaines, je me rendais à la banque après une expérience merveilleuse. J’avais comme toutes les semaines joué avec une jument Haflinger selon la méthode de Parelli. C’est l’art d’apprendre à connaître la façon de vivre grégaire des chevaux et de s’y intégrer, ce qui signifie qu’ils finissent par nous prendre pour des amis et non pour des abuseurs ou bien des personnes représentant de véritables dangers pour eux. L’affection que me démontre ce cheval par moments me déstabilise complètement. J’ai inscrit sur la pochette de mon deuxième livre ; « Le cheval rendra l’homme noble, si l’homme sait l’aimer ». Mais aujourd’hui, je pense qu’ils peuvent également nous aider à vivre plus en harmonie en société.

Je sortais de la banque quand j’ai vu un homme dans la jeune vingtaine, costaud et habillé «vintage», injurier un monsieur ayant passé depuis longtemps le cap de la soixantaine et qui essayait de lui répondre d’une voix forte mais remplie de peur. Le jeune monsieur avait stationné sa BMW rouge dans un endroit interdit et accusait le vieil homme de l’avoir égratignée… Ma voiture était stationnée près de «l’accusé» et je me tenais à l’arrière de mon véhicule avec la ferme intention de protéger le «malfaiteur». Une dame est sortie de l’établissement et a demandé au propriétaire de la voiture rouge ce qui se passait, ce qui a eu pour effet de lui faire hausser davantage le ton et recommencer ses injures. Honteuse, la dame est montée dans la BMW. Une camionnette est arrivée et son conducteur a demandé à l’homme s’il désirait qu’il téléphone à la police; alors, celui-ci lui a répondu d’une voix conciliante que ce n’était qu’une petite égratignure. La fourgonnette est repartie et il est revenu donner un dernier assaut verbal rempli de haine. Le vieux monsieur lui avait répété d’appeler la police et cela avait eu l’effet d’une gifle. Il lui a crié en se rapprochant dangereusement de lui que s’il n’avait pas été aussi vieux, il lui aurait réglé son compte. La flamboyante voiture a finalement quitté le stationnement en trombe et le monsieur près de moi est remonté dans son auto en oubliant de se rendre à la banque.

Je me suis assise à mon tour dans mon véhicule et j’ai fermé les yeux en me demandant pourquoi cet être qui semblait favorisé par la vie avait développé autant de peur camouflée sous une telle colère. J’ose à peine penser comment il réagira un jour quand un de ses enfants le confrontera à sa douleur initiale. N’oublions pas que la colère se retrouve dans des blessures profondes et qu’il nous est profondément important de reconnaitre cette émotion pour pouvoir travailler sur sa véritable origine afin d’être porteur de paix… non de violence.

Bon été à tous. Je serai de retour au mois d’août.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 14 mai 2010.
Harlan Johnson, artiste peintre né à Halifax, vivant à Montréal depuis de nombreuses années.

Cette toile faisait partie d’une exposition qui à été présentée en 2008 et 2009 à Montréal et à Lafayette en Louisiane.


Nous avons tous entendu parler de l’explosion de la plate-forme de pétrole au large de la Louisiane et de son impact écologique mais nous avons rapidement oublié les onze décès suite à cette tragédie. J’avais déjà vu de ces plates-formes et j’avais une vague idée de leur fonctionnement comme beaucoup d’entre vous. Dans mon premier voyage en Louisiane en 2002, j’en ai aperçu une de la côte et à nouveau ma curiosité a été piquée. Durant mon second séjour dans ce charmant état du sud, j’ai eu la chance de discuter avec des Louisianais qui travaillaient sur ces îlots flottants.

Ils quittent leurs familles très tôt le matin pour se rendre sur la côte et monter dans un hélicoptère qui va ensuite les déposer sur les plates-formes. Ces hommes demeurent sur ces lieux de sept à dix jours. Une journée de travail est en moyenne de dix à douze heures. Leur alimentation est souvent médiocre et ils dorment à quatre dans des pièces exiguës dont la propreté laisse souvent à désirer. Ils sont en général bien payés et pour ceux qui acceptent des tâches plus dangereuses, la paye est encore meilleure. Ces hommes sont isolés, enfouissent leurs peurs au plus profond d’eux-mêmes. Ils désirent gagner le plus d’argent possible; alors, certains prennent des risques inutiles pour avoir des bonus. Un employé qui se distingue sera un des premiers sur la liste de rappel de la compagnie si le travail se fait plus rare.

Pendant ce temps, leurs conjointes, travaillant généralement à l’extérieur du foyer, doivent s’occuper seules des enfants et de toutes les autres besognes de la maison. À leur retour dans leurs familles pour quelques jours, ces hommes souhaiteraient retrouver leur femme, ainsi que leurs enfants, souriants et affectueux. Ils aimeraient naturellement ne pas trop entendre parler des soucis et des problèmes qui sont arrivés durant leur absence. Malheureusement, c’est rarement cette réalité qui les attend. Alors, l’alcool devient souvent leur refuge durant leurs congés. Après quelques années de cette vie, le divorce guette plusieurs de ces couples. Et certains hommes recommencent leur vie avec l’espoir qu’une autre femme saura mieux les comprendre et les aider à chasser leur vin triste.

Derrière le pétrole, il y a les industries pétrolières, les gouvernements et nous… Que sommes-nous prêts à faire dans notre vie de tous les jours pour changer notre relation abusive envers cette substance ? Pensons-nous à éteindre le moteur aussitôt que notre véhicule est en arrêt ? Utilisons-nous la climatisation avec modération durant l’été ? L’hiver, avons-nous banni de nos voitures les systèmes anti-démarreur si polluants ? Avons-nous acheté une voiture moins énergivore ou réfléchissons-nous à ce projet?

Nous savons tous que si les peuples s’engagent à changer leurs habitudes, les gouvernements et les industries finiront par emboîter le pas et la planète Terre qui nous a accueillis depuis notre naissance s’en portera mieux.

Une loi de la physique dit : « Un grain de sable peut créer une tempête magistrale ».

        « Voulez-vous être un de ces grains de sable qui créera un univers plus sain? »



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 23 avril 2010.
France avec deux guitares en verre soufflé Grey Barnhill Musiciens de la rue


J’ai passé mon congé de Pâques sous le ciel bleu de Nashville, Tennessee. Je voulais assister au Tin Pan South Songwriter Festival qui a lieu une fois par année en avril parce que c’est un festival de musique d’auteurs compositeurs. Nashville est une petite ville des plus sympathiques du sud des États-Unis; la musique est son mentor. Dans le centre-ville, nous y retrouvons, à certaines intersections près des feux de circulation, de la musique qui est diffusée pour agrémenter notre attente. Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas seulement un endroit de musique country car nous y retrouvons aussi du folk, du jazz, du blues, du rock, du bluegrass, du classique et plus encore.

Le spectacle qui m’a le plus fait vibrer était au Edgehill Studios Café. C’est une petite salle de spectacle qui nous permettait de nous sentir au cœur de la musique. Je ne pourrais absolument pas vous dire lequel de ces musiciens était le plus talentueux entre Grey Barnhill, Doug Johnson, Denis Malkosky et Chas Sandford. Ils ont également invité, durant leur spectacle, quatre autres musiciens à tour de rôle à venir chanter et jouer avec eux et naturellement, ils ont tous ensemble terminé la performance. Des voix magnifiques ainsi que d’excellents musiciens. Inutile de vous dire que je flottais quand je suis sortie du spectacle, c’était une soirée mémorable. Ce que je percevais de ces artistes, c’était leur attachement inconditionnel pour la musique qui leur donnait une confiance tranquille et une générosité sans frontière de langue, de race… avec le public.

À Nashville la musique « live » commence en fin de matinée dans les cafés, restos-bars et des musiciens jouent également dans les rues. Vous pouvez entrer et sortir de ces endroits sans payer de frais d’entrée et prendre de consommations. Les gens sont gentils et chaleureux. La politesse et la courtoisie des Sudistes sont toujours très agréables et comme toujours, les Canadiens sont particulièrement les bienvenus.

Le samedi soir, après avoir écouté différentes tendances musicales, je me suis retrouvée dans un Irish Pub comme il m’arrive de le faire dans plusieurs de mes voyages d’ailleurs. Il y avait trois musiciens irlandais. Le soliste, Mulls Mulligan, a réussi à me faire monter les larmes aux yeux en interprétant une belle chanson nostalgique de son pays d’origine parlant d’amour et de liberté.

Nashville est la première ville du sud à avoir accepté les Noirs aux études supérieures. J’ai aussi visité l’incontournable Country Music Hall of Fame que j’ai beaucoup apprécié et qui a sensiblement amélioré ma connaissance de cette musique. Vous y trouvez également le RCA STUDIO B, 27 MUSIC SQUARE W. « Ce lieu aurait produit plus de tubes que n’importe quel autre studio du pays », selon Lonely Planet.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 19 mars 2010.


J’aimerais vous entretenir sur l’un des sentiments les plus nobles que la terre ait porté, « l’amitié ».






L’amitié n’est aucunement motivée par la sexualité et si on y en retrouve une influence, cela demeure secondaire. C’est une relation rare que vivent deux personnes en toute simplicité en dehors de toute forme d’ego et de dépendance. C’est un désir profond d’entretenir un lien authentique et vrai avec une personne qui peut avoir une feuille de route très différente de la nôtre mais dont nous partageons certaines valeurs fondamentales. Seul l’âge du cœur a de l’importance. Deux amis ressentent qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre dans les moments réellement difficiles tout au long de leur engagement mutuel dans cette merveilleuse aventure.

Nous avons de nombreuses relations amicales qui comblent nos vides affectifs et nos moments de solitude que nous changeons au fils du temps selon nos variations d’humeur. Nous avons également beaucoup de relations sociales que nous entretenons souvent par politesse et pour se donner l’impression d’être bien entouré. Un ami ne remplacera jamais un parent dont nous ne nous sommes jamais sentis réellement aimés ou compris. Un ami, nous le choisissons avec notre intuition venant des profondeurs de notre cerveau reptilien et nous nous sentons libres durant toute la relation. Notre famille est présente dès notre naissance; nous en sommes dépendants pendant de longues années et certaines personnes en demeurent même prisonnières.

Comme nous vivons dans une époque d’individualisation et d’égocentrisme, l’amitié a perdu beaucoup d’importance; incidemment, je crois même que cela diminue profondément notre qualité de vie.

La véritable amitié est l’une des plus belles choses à vivre malgré tous les obstacles rencontrés sur notre chemin.



France Valiquette

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate




« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »

2ième tirage


Le 2ième tirage du second tome de la romancière France Valiquette, Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2, sera disponible en mars 2010.

Ce livre vous entraînera avec toute son intensité dans le mystère de ces deux états du sud des États-Unis, : la Louisiane et ses bayous ainsi que l’Arizona et ses cayons.

« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.

France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du cœur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.



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Nouvelle du vendredi 22 janvier 2010.



Je me suis rendue en Louisiane durant les vacances de la fin de l’année. Le 29 décembre, j’ai retrouvé mon vieil ami cadien, Norbert, au lac Martin vers 13 heures. Il était un peu fébrile car il arrivait du bayou et il avait vu un alligator, ce qui est très rare en cette saison. J’ai monté dans la chaloupe et nous sommes partis très enthousiastes à la recherche de la fabuleuse bête.

Jusqu’à ce jour, je n’avais réussi à prendre qu’une belle photo d’un bébé; autrement, nous ne voyions qu’une tache brune sur l’eau… et nous pouvions penser que c’était un bois flottant!!! La seule fois où je m’étais retrouvée à quelques mètres de ce majestueux reptile avec la possibilité de prendre un bon cliché, je n’avais pas de caméra. J’étais partie observer les hérons blancs et les spatules roses durant leur période d’accouplement et en regardant les oiseaux avec mes jumelles, j’avais entendu un glissement sur le bord du bayou. J’avais ressenti un frisson dans l’échine du dos car en Louisiane, nous devons rester également vigilants à cause des serpents. Il était énorme. Je suis restée à l’observer une quinzaine de minutes; puis, d’autres personnes sont arrivées et il a fui.

L’alligator se trouvait dans une zone du bayou où se rendait plus rarement Norbert. Il l’a retracé assez facilement et selon mon ami, il était dans une demi-dormance, ce qui nous a permis de nous rapprocher de lui facilement. Le reptile devait avoir entre quinze à vingt ans et peser environ soixante livres; ces bêtes peuvent vivre plus de cent ans. J’ai réussi à prendre quelques photos pour immortaliser ce moment privilégié et ensuite, nous avons décidé de le laisser se reposer en toute quiétude.

Nous nous sommes aventurés dans ce coin du marais et le moteur du bateau s’est coincé dans la végétation du bayou. Norbert a réussi à le dégager et quand il a voulu rebrousser chemin, il ne reconnaissait plus le bon canal à travers les roseaux. La chaloupe s’est prise à nouveau, mais cette fois, en plus de la végétation de plus en plus dense, le niveau de l’eau à cet endroit était moins profond. Après avoir essayé avec un aviron de dégager l’embarcation, mon ami a décidé de pousser le moteur à plein régime. La secousse a été telle que l’avant de la chaloupe s’est soulevé dans les airs; j’ai alors été éjectée de mon siège et projetée dans le fond du bateau. Je me suis relevée sans trop de mal sous le regard ahuri de mon compagnon mais dans les minutes qui ont suivi, nous avions les yeux rivés sur le plancher de l’embarcation surveillant si l’eau s’infiltrait. Après ce moment de tension intense et de peur, plusieurs autres tentatives pour se sortir de l’impasse furent tentées et alors le moteur s’est mis à chauffer après avoir projeté un mélange d’eau et de boue derrière son hélice. Norbert, chaussé de ses grandes bottes, a alors décidé de mettre un de ses pieds dans l’eau pour tenter de faire avancer plus facilement la chaloupe et au deuxième essai, nous avons fini par nous sortir progressivement de notre prison de fantômes végétaux du marais. Je gardais toujours un œil sur le plancher de la chaloupe car nous avons ensuite été coincés sur un arbre mort, ce qui nous a demandé encore beaucoup efforts pour se frayer à nouveau un chemin.

Quand nous avons enfin réussi à retrouver le canal, nous nous sommes arrêtés pour nous reposer et Norbert a alors sorti son « Moon shine ». Il m’en a versé une petite quantité dans un verre et lui qui ne boit jamais d’alcool. avec une forte concentration, il s’en est versé une rasade. Mon bon ami a déjà eu un sérieux problème d’alcool à son retour de la guerre et depuis longtemps, il ne boit plus que quelques bières occasionnellement. Je le sentais épuisé et il nous restait encore tout le lac à traverser avant le crépuscule.

Cette aventure m’a permis encore une fois de réaliser à quel point la vie devait avoir été difficile et dangereuse et je voudrais souligner comment grand étaient le courage et la détermination de survivre des Acadiens quand ils sont arrivés complètement démunis en Louisiane.



  France Valiquette

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate




« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »

Retrait du marché momentané


Montréal, le lundi 14 décembre 2009 – Suite à la parution en octobre dernier du second tome de l’auteure France Valiquette, Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2, une importante erreur informatique s’est malencontreusement glissée lors de la dernière étape de l’impression du livre qui sera retiré du marché. Les corrections nécessaires seront apportées avant que le livre ne soit imprimé à nouveau. Les Éditions Manuka et ses collaborateurs prévoient une deuxième édition dans les prochains mois.

Les gens qui souhaitent échanger leur copie pourront le faire en contactant directement l’auteure.

Les Éditions Manuka et France Valiquette en sont sincèrement désolés.

« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.

France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du cœur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.



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Nouvelle du vendredi 18 décembre 2009.

La vie me conduit sur des routes souvent étranges et je me demande toujours, en lisant un roman, si quelque part dans l’univers, un être n’a pas vécu quelque chose d’un peu similaire…

Dans les dernières semaines, le jeune neveu d’un ami a été assassiné, le père de deux belles adolescentes que je connais s’est suicidé et dans le métro, j’ai rencontré un jeune homme dans un état lamentable, devenu ainsi à cause de médicaments qu’on lui a prescrits pour bien fonctionner… à l’école alors qu’il était enfant. Comme vous pouvez le remarquer, ce sont toutes des personnes de sexe masculin et depuis plusieurs années, les statistiques démontrent qu’ils sont souvent en détresse émotionnelle ou en difficulté.

Sincèrement, je pense que nous portons tous une certaine responsabilité sociale et que cela serait important de regarder ce que nous pouvons faire pour améliorer nos croyances entre les générations et les sexes.

Vous êtes-vous déjà demandé à quel âge vous avez eu l’impression d’avoir perdu votre jeunesse? Je crois que ce moment arrive parfois très tôt dans la vie quand les peurs commencent à nous paralyser et que nos pensées glissent dans l’avoir et le paraître plutôt que vers l’être et la conscience sociale.

J’aimerais vous inviter à réfléchir à vos idéaux ou du moins à un qui était particulièrement important pour vous et que vous avez rangé dans un tiroir. Engagez-vous à le réaliser tout en respectant votre énergie et vos possibilités. Vous serez sans doute surpris de sentir à nouveau la fierté et la joie de vivre. Le partage simple et vrai entre deux êtres est souvent l’ébauche d’un moment marquant… aussi court soit-il. Nous avons besoin à tout âge de croire en l’amitié et en l’amour. Un sourire, un regard complice, une parole peuvent être le pont pour faire prendre conscience à une personne qu’elle a une vie à vivre et qu’elle est importante pour la société si elle le décide.

Nous terminons une décennie pour en commencer une autre; alors, j’aimerais que nous joignions nos efforts pour êtres de ceux qui la créeront positive… et meilleure.

Avec tout l’amour et la paix que je travaille à cultiver chaque jour dans mon cœur, je vous souhaite :

JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 18 septembre 2009.

J’ai pris une semaine de vacances au début du mois dans le Rhode Island à Newport et Charleston. Le soleil était au rendez-vous tous les jours et je n’avais pas ainsi passé de temps près des côtes de l’océan Atlantique depuis plusieurs années. Je préfère la douceur et l’intensité de l’océan Pacifique. L’eau était chaude mais j’avais une sensation désagréable en me baignant; alors je me suis arrêtée. J’ai fermé les yeux et j’ai enfin compris que c’était l’énergie de la mer qui avait changé. La pollution faisait son œuvre malveillante, ce que j’avais connu il y a quelques années n’existait déjà plus.

Je pense que si le cycle de destruction continue d’évoluer à ce rythme, les fruits de mer ne seront plus réellement comestibles dans un avenir rapproché; et ensuite viendra le moment pour les poissons... Pourquoi l’Atlantique est-il plus perturbé que le Pacifique? Je suis loin d’être une spécialiste mais je pense qu’il a été et est toujours utilisé à des fins commerciales d’une façon plus intensive et abusive.

Le Pacifique a été un peu plus épargné et les magmas en fusion dans les tréfonds de ses eaux aident-ils à conserver un certain équilibre. Faudrait entendre l’opinion des scientifiques à ce sujet. Je sais, comme la plupart d’entre vous, que nous sommes dans une période de grands changements atmosphériques et l’humanité en porte, pour une large part, la responsabilité. La grande question est : «  Sommes-nous vraiment conscients de l’adaptation que notre corps et notre esprit va avoir à faire face dans les prochaines années pour pouvoir conserver un équilibre et un bon système immunitaire »?

Charleston accueillait, pour la 12ième année, le New England’s Hottest Festival of Root Music & Dance. La musique fut excellente et le groupe The Duhks du Manitoba s’est exprimé en partie dans la langue Française en présentant leurs chansons à mon grand plaisir. Ce band fut une belle découverte pour moi.

Un soir où je m’étais isolée de la foule durant un moment, j’ai entendu a capella une chanson celtique pendant que j’admirais les rayons de la pleine lune sur le lac. C’était un moment de grâce… la voix humaine en parfaite harmonie avec le ciel et la terre. Voilà un autre trésor que je conserverai jusqu’à la fin de mes jours tout au fond de ma mémoire et qui me soutiendra dans les jours de grisaille.

Je termine en vous invitant à vous rendre sur www.playingforchange.com pour voir et écouter « Stand by me » interprété par différents musiciens à travers le monde. J’ai eu la chance d’être un jour dans plusieurs des lieux où ils se produisent. À leur façon, ils partagent leur amour de la musique pour la paix et l’harmonie dans le monde…

« S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait »

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 14 août 2009.

Depuis quelques années, mon niveau de conscience relié à l’égocentrisme s’est beaucoup développé. Avec le plus de discernement possible, je travaille à comprendre comment nous pouvons arriver à un tel comportement.

Quand nous sommes dans notre besoin de reconnaissance, de performance et d’être aimé envers et contre tous… l’autre a peu importance et nous nous en servons pour combler notre vide intérieur; et ce vide, réapparaissant toujours sous différents visages, nous le compensons avec les biens matériels, la nourriture, l’alcool, la maladie etc.

Comment sommes-nous devenus si indifférents aux autres? À quel moment de notre vie avons-nous pris cette tangente, commencé à fermer les yeux, à nous éloigner de notre désir de vivre ? Pourquoi sommes-nous emmurés dans notre tour d’ivoire avec la pensée que c’est toujours de l’autre que vient le problème, plutôt que de réfléchir à ce que nous avions à sentir et comprendre des évènements qui se produisent sur notre chemin de vie ?

Cela m’attriste profondément de voir que les sentiments de « bonté » et de véritable « empathie » ne sont plus tellement à la mode. La peur est-elle en train de détruire la possibilité de vivre de véritables relations d’amitié ou d’amour, nous faisant complètement passer à côté de la vie?

Je vous invite à prendre le temps d’une réflexion sur l’importance de la véritable générosité dans notre quotidien et comment nous pourrions améliorer notre vie et celle de nos contemporains en étant plus présents aux véritables valeurs humaines...

France Valiquette

Nouvelle du 20 mars 2009.

Il y a quelques jours, soit le 8 mars comme à chaque année, nous avons eu la journée de la femme. Je dois cependant admettre que cela fait déjà plusieurs années que je me pose des questions sur la pertinence de cette fête. Je suis d’accord pour commémorer la mort de Martin Luther King, celle de Jésus de Nazareth ainsi que la journée de la paix mais cette journée de la femme m’apporte un certain malaise à chaque année. Je trouve que cette journée n’a rien à voir avec la pertinence des relations et des sentiments qui peuvent exister entre les hommes et les femmes, que ce soit en amitié ou en amour.

À mon humble avis, être une femme est un état d’être qui se reflète dans notre façon de vivre et l’apparence de notre corps physique. J’ai toujours été de celles qui aimaient les hommes, particulièrement ceux qui sont bien dans leur yang ( logique et force ) et en harmonie avec leur yin ( intuition et sensibilité ). Je ne les ai pas toujours aimés de la bonne manière mais je me suis rachetée depuis. J’ai eu ma période au début de la vingtaine où je voulais les dominer. C’est une relation avec un homme qui m’a beaucoup aimée et qui est décédé aujourd’hui qui m’a fait réaliser ce comportement. Je me suis séparée de lui et j’ai ressenti de la honte durant quelque temps. J’ai compris que quelques-unes de mes peurs envers les hommes m’avaient été inculquées par la société et je me suis engagée à les apprivoiser. J’ai vécu des expériences où je me suis sentie agressée par le comportement de certains hommes mais c’est généralement l’un des leurs qui venait à ma rescousse. Par ailleurs, j’ai été souvent attristée par les réactions hargneuses et dévalorisantes de la femme envers le sexe masculin.

Nous savons tous que les hommes et les femmes sont différents. C’est dans cette différence que l’intérêt se trouve et que nous pouvons trouver la richesse de véritables relations amoureuses et amicales. Si une relation est sous l’emprise de la domination, nous avons alors un bourreau et, par conséquent, une victime qui se définit par une co-dépendance malsaine. Nous entretenons une énergie de conflit et de guerre plutôt qu’une énergie dans laquelle pourrait transparaître le calme et la paix.

Voilà, j’attendrai vos commentaires qui pourront sûrement m’éclairer dans ma quête de la véritable liberté intérieure.

Vous pouvez me joindre en tout temps en cliquant sur
« contacter » ; de plus, voici les coordonnées du premier Musée de la Femme au Québec. www.musédelafemme.com

France Valiquette

Conte de Noël, décembre 2008.

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Conte de Noël,

Nous sommes en Laponie dans le Nord de la Norvège à quelques jours de Noël. La veille, Gustav, le chef d’une petite bande de trolls, avait fait l’inventaire des victuailles et il avait réalisé qu’il ne restait que quelques galettes de seigle comme provisions.

Il avait réfléchi toute la nuit et, au petit matin, avait décidé de se rendre à l’atelier du père Noël, le seul vrai père Noël qui avait toujours vécu, de père en fils, dans le nord de son pays.

Toute l’équipe, composée du père Noël, de la fée des Étoiles et des nains, travaillaient de longues heures afin d’être prêts pour la visite des foyers lors de la distribution des présents. Le père Noël commençait trois jours avant la grande Fête car il y avait maintenant beaucoup plus d’enfants sur la Terre.

Les rennes qui devaient tirer son chariot seraient donc sans surveillance.

Gustav avait décidé qu’il irait en voler un pour avoir de la nourriture durant l’hiver. Ses amis et lui étaient partis tôt le matin et avaient marché une bonne partie de la journée pour se rendre à leur destination. À cette période de l’année dans le Grand Nord; il faisait noir tout le jour, alors ils n’auraient pas à attendre la nuit pour capturer le renne. Ils avaient mangé le peu de nourriture qui leur restait avec de l’eau chauffée sur le feu avant leur départ. Gustav sentait les forces de ses deux amis s’affaiblir et essayait de les encourager de son mieux quand il aperçut une petite bourgade où l’on pouvait voir sortir de la fumée des cheminées des maisons. Ils s’approchèrent de l’une d’entre elles et virent une dame qui transportait une grande marmite fumante.

       - Madame, le fumet de votre chaudron sent tellement bon!
Qu’avez-vous cuit à l’intérieur ?

La dame s’arrêta et les regarda à tour de rôle avant de leur expliquer :

       - Le premier ingrédient de mon potage est de l’amour. Ensuite, j’ai ajouté une grosse portion d’amitié et j’ai assaisonné le tout avec une épice que l’on nomme de la joie qui, semble-il, vient du fin fond du cœur humain.

Une moue apparut sur le visage de Gustav suivit d’un sourire triste.

       - Vous voulez goûter à mon délicieux plat ? demanda la dame.

Le plus jeune des trois, qui se nommait Nelsans, se dit qu’il valait mieux mourir de faim en sentant de l’amour à l’intérieur de lui plutôt que de la haine et accepta le bol que lui tendit la main de la femme. Les deux autres trolls finirent eux aussi par accepter l’assiette qui leur était généreusement offerte. Dès les premières bouchées, ils sentirent un apaisement de la faim et quand ils eurent fini de manger, toute leur énergie était déjà revenue. Gustav releva la tête de son bol pour remercier la dame et il vit qu’elle s’était transformée en fée des Étoiles. Il baissa à nouveau la tête, se sentant rempli de remords et de culpabilité. Nelsans dit à la fée des Étoiles:

       - Votre potage est le meilleur que je n’ai jamais mangé et je vous en remercie infiniment. Mes amis et moi pourrions aller vous aider pour la préparation de la grande tournée du père Noël et peut-être accepterez-vous de nous donner à nouveau votre mets qui va nous permettre de devenir plus compatissants.

Gustav fut alors nommé chef des écuries des rennes et il s’engagea à prendre soin d’eux et à les protéger jusqu’à la fin de ses jours.


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Je me suis rendue en Norvège en 2001. Ce pays restera toujours pour moi un des plus beaux au monde; la nature est d’une telle beauté et les paysages sont d’une grande pureté. La Norvège est un pays ou l’écologie prédomine depuis plusieurs années. Depuis ce voyage dans ce pays, un petit troll est placé sur le rebord d’une de mes fenêtres de ma maison pour la protéger, selon une des coutumes de ce pays.



JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE
QUE LA JOIE DE VIVRE ET LA PAIX SOIENT SUR VOTRE ROUTE.
FRANCE VALIQUETTE

Nouvelle du vendredi 15 août 2008.

J’ai entendu Micheline Lanctôt, la réalisatrice et comédienne en entrevue, parler de la beauté. Elle exprimait que la beauté prenait sa réalité quand elle nous amenait à sentir différentes émotions ou sentiments. Même enfant, je la recherchais et à mon plus grand émerveillement, je le trouvais dans la nature. Aujourd’hui, je reconnais la beauté dans différentes formes de vie : humaine, animale, végétale et minérale. La beauté, la vraie, celle qui fait vibrer mon âme et me garde sur le sentier de la lumière, me permet également de cohabiter plus facilement avec mon côté obscur ainsi que celui des autres.

J’étais à Bâton-Rouge, en Louisiane, dans un petit resto-bar modeste. Un homme noir, usé par la vie, un verre de whisky à la main et une cigarette dans l’autre, vint rejoindre les musiciens qui s’installaient pour le spectacle. Nos regards se croisèrent une fraction de seconde et j’ai eu soudainement envie de connaître sa musique. Dès le moment où il a commencé à jouer de sa guitare et à chanter, il est devenu d’une grande beauté.

Ce soir là, j’ai ressenti en l’écoutant une immense joie aussi que beaucoup de tristesse et j’ai eu la sagesse de partir avant qu’il n’ait trop bu et qu’il noie sa beauté. Il est probablement décédé aujourd’hui mais je ne l’oublierai sans doute jamais.

Je vous invite à venir sentir la beauté et à la laisser pénétrer en vous plutôt que de simplement la voir.
France




Petite histoire d'une randonnée...

L'aventure a commencé après cette question écrite à Zachary Richard. Comment sentirais-je l'âme de la Louisiane? Zachary m'a simplement répondu: « Si tu veux sentir l'âme de la Louisiane tu dois y aller souvent » et il m'a donné quelques conseils pour y arriver.

L'étincelle c'est produit à mon premier voyage en décembre 2002 sous le violon de David Greely. Ce musicien membre du meilleur band cajun de la Louisiane, Steve Riley and the Mamou Playboys. David m'a fait plonger dans l'âme de sa chère Louisiane. Je me suis rendu plus de douze fois dans ce pays que j'ai appris à, profondément aimer. Delà m'est venue l'idée de partager une parcelle de moi-même à travers mon héroïne, Mercedes Leroyer. Cette femme de cœur qui oscille entre le Québec et la Louisiane...

Abrebayou


Remerciements


À …
Tous les musiciens de la Louisiane qui ont chaleureusement partagé leur amour de la musique avec moi.

À…
Blake Oliver pour sa loyale amitié et sa passion pour la musique.

À Curley Flurence, shérif à Lafayette, pour sa précieuse collaboration.

À …
Norbert Leblanc « authentique chasseur d’alligator » que j’ai rencontré à mon premier voyage en 2002. Une belle relation s’est tissée entre nous, passionné de la nature. Norbert est mon seul personnage non-fictif de ce livre. Il propose maintenant des excursions en chaloupe sur le lac Martin.

À …
François Lessard, mon merveilleux guide du cratère de Charlevoix

À …
Harlan Jonhson, le premier musicien accordéoniste cajun Montréalais que j’ai rencontré. Il est en amour avec la Louisiane depuis de très nombreuses années.

À …
Silvie Delorme, cette femme dont la sensibilité est d’une richesse sans fin …

À …
Denise Desjardins que je connais depuis presque toujours. Elle m’a accompagné de la conception de l’idée jusqu’à la naissance de Mercedes Leroyer.

À vous tous…
Acceptez toutes mes amicales remerciements.

France Valiquette