
Je
vais vous raconter une petite anecdote du salon du
Livre de Trois-Rivières. Dans les Salons du Livre,
vous avez une journée réservée pour les enfants du
primaire et une pour les adolescents du secondaire.
Le jeudi, premier jour du Salon,
c’était
pour le primaire. Vers les dix heures, les enfants
ont commencé à arriver et à onze heures, nous
étions complètement envahis par les mousses. Je ne
sais pas par quel hasard (je n’y ai jamais cru
d’ailleurs) mon stand est devenu le bureau des
renseignements non officiels pour les enfants
perdus. Je dois admettre que je me suis assez bien
débrouillée pour une première expérience.
Pendant une période plus tranquille, j’ai vu un
petit garçon, l’air timide, qui s’approchait de mon
stand. Il a mis un billet de dix dollars sur mon
comptoir et m’a demandé s’il avait assez d’argent
pour acheter mon livre. Je lui ai expliqué très
gentiment que je ne pensais pas que mon histoire
pouvait l’intéresser et qu’il trouverait des livres
pour les enfants un peu plus loin. Je lui ai donc
indiqué le chemin. Un copain, à l’air plus
dégourdi, est arrivé près de lui, m’a fait un
sourire et les deux gaillards sont repartis vers le
coin des livres pour les enfants.
Environ une demi-heure plus tard, qui vois-je
arriver à nouveau? Le même petit garçon avec un
livre dans un sac. Il a pris son courage à deux
mains et m’a demandé s’il pouvait avoir un signet
et si j’accepterais de le lui signer. Sincèrement,
j’admets que j’ai été surprise. Je lui ai
autographié avec plaisir et j’ai aperçu ses yeux
briller de joie derrière ses lunettes quand il m’a
remerciée. Puis, il s’est retourné vers son ami,
l’air triomphant. Alors, l’autre garçonnet s’est
avancé à son tour vers moi et m’en a demandé un
également. La nouvelle s’est répandue comme une
traînée de poudre et maintenant, plusieurs enfants
de la Mauricie ont mon autographe sur un signet,
une feuille de papier ou, pour les plus organisés,
dans un petit carnet personnel. Je pense qu’ils
étaient particulièrement impressionnés par la photo
de la page couverture. Les plus curieux sont
repartis avec quelques notions de la Louisiane.
Le dimanche, en fin après-midi, j’ai rencontré un
journaliste de cette région, André Bouchard, un
personnage très sympathique. Il a déjà rédigé un
article sur mon livre et en sortira un autre à
l’été. J’ai également été approchée pour donner une
entrevue sur une chaîne de télévision de
Trois-Rivières. Je vous en reparlerai fort
probablement à l’automne.
France Valiquette