Nouvelle du vendredi 18 juin 2010.
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Il y a quelques semaines, je me rendais à la banque après une expérience merveilleuse. J’avais comme toutes les semaines joué avec une jument Haflinger selon la méthode de Parelli. C’est l’art d’apprendre à connaître la façon de vivre grégaire des chevaux et de s’y intégrer, ce qui signifie qu’ils finissent par nous prendre pour des amis et non pour des abuseurs ou bien des personnes représentant de véritables dangers pour eux. L’affection que me démontre ce cheval par moments me déstabilise complètement. J’ai inscrit sur la pochette de mon deuxième livre ; «Le cheval rendra l’homme noble, si l’homme sait l’aimer ». Mais aujourd’hui, je pense qu’ils peuvent également nous aider à vivre plus en harmonie en société.

Je sortais de la banque quand j’ai vu un homme dans la jeune vingtaine, costaud et habillé «vintage», injurier un monsieur ayant passé depuis longtemps le cap de la soixantaine et qui essayait de lui répondre d’une voix forte mais remplie de peur. Le jeune monsieur avait stationné sa BMW rouge dans un endroit interdit et accusait le vieil homme de l’avoir égratignée… Ma voiture était stationnée près de «l’accusé» et je me tenais à l’arrière de mon véhicule avec la ferme intention de protéger le «malfaiteur». Une dame est sortie de l’établissement et a demandé au propriétaire de la voiture rouge ce qui se passait, ce qui a eu pour effet de lui faire hausser davantage le ton et recommencer ses injures. Honteuse, la dame est montée dans la BMW. Une camionnette est arrivée et son conducteur a demandé à l’homme s’il désirait qu’il téléphone à la police; alors, celui-ci lui a répondu d’une voix conciliante que ce n’était qu’une petite égratignure. La fourgonnette est repartie et il est revenu donner un dernier assaut verbal rempli de haine. Le vieux monsieur lui avait répété d’appeler la police et cela avait eu l’effet d’une gifle. Il lui a crié en se rapprochant dangereusement de lui que s’il n’avait pas été aussi vieux, il lui aurait réglé son compte. La flamboyante voiture a finalement quitté le stationnement en trombe et le monsieur près de moi est remonté dans son auto en oubliant de se rendre à la banque.

Je me suis assise à mon tour dans mon véhicule et j’ai fermé les yeux en me demandant pourquoi cet être qui semblait favorisé par la vie avait développé autant de peur camouflée sous une telle colère. J’ose à peine penser comment il réagira un jour quand un de ses enfants le confrontera à sa douleur initiale. N’oublions pas que la colère se retrouve dans des blessures profondes et qu’il nous est profondément important de reconnaitre cette émotion pour pouvoir travailler sur sa véritable origine afin d’être porteur de paix… non de violence.

Bon été à tous. Je serai de retour au mois d’août.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 14 mai 2010.
Harlan Johnson, artiste peintre né à Halifax, vivant à Montréal depuis de nombreuses années.

Cette toile faisait partie d’une exposition qui à été présentée en 2008 et 2009 à Montréal et à Lafayette en Louisiane.


Nous avons tous entendu parler de l’explosion de la plate-forme de pétrole au large de la Louisiane et de son impact écologique mais nous avons rapidement oublié les onze décès suite à cette tragédie. J’avais déjà vu de ces plates-formes et j’avais une vague idée de leur fonctionnement comme beaucoup d’entre vous. Dans mon premier voyage en Louisiane en 2002, j’en ai aperçu une de la côte et à nouveau ma curiosité a été piquée. Durant mon second séjour dans ce charmant état du sud, j’ai eu la chance de discuter avec des Louisianais qui travaillaient sur ces îlots flottants.

Ils quittent leurs familles très tôt le matin pour se rendre sur la côte et monter dans un hélicoptère qui va ensuite les déposer sur les plates-formes. Ces hommes demeurent sur ces lieux de sept à dix jours. Une journée de travail est en moyenne de dix à douze heures. Leur alimentation est souvent médiocre et ils dorment à quatre dans des pièces exiguës dont la propreté laisse souvent à désirer. Ils sont en général bien payés et pour ceux qui acceptent des tâches plus dangereuses, la paye est encore meilleure. Ces hommes sont isolés, enfouissent leurs peurs au plus profond d’eux-mêmes. Ils désirent gagner le plus d’argent possible; alors, certains prennent des risques inutiles pour avoir des bonus. Un employé qui se distingue sera un des premiers sur la liste de rappel de la compagnie si le travail se fait plus rare.

Pendant ce temps, leurs conjointes, travaillant généralement à l’extérieur du foyer, doivent s’occuper seules des enfants et de toutes les autres besognes de la maison. À leur retour dans leurs familles pour quelques jours, ces hommes souhaiteraient retrouver leur femme, ainsi que leurs enfants, souriants et affectueux. Ils aimeraient naturellement ne pas trop entendre parler des soucis et des problèmes qui sont arrivés durant leur absence. Malheureusement, c’est rarement cette réalité qui les attend. Alors, l’alcool devient souvent leur refuge durant leurs congés. Après quelques années de cette vie, le divorce guette plusieurs de ces couples. Et certains hommes recommencent leur vie avec l’espoir qu’une autre femme saura mieux les comprendre et les aider à chasser leur vin triste.

Derrière le pétrole, il y a les industries pétrolières, les gouvernements et nous… Que sommes-nous prêts à faire dans notre vie de tous les jours pour changer notre relation abusive envers cette substance ? Pensons-nous à éteindre le moteur aussitôt que notre véhicule est en arrêt ? Utilisons-nous la climatisation avec modération durant l’été ? L’hiver, avons-nous banni de nos voitures les systèmes anti-démarreur si polluants ? Avons-nous acheté une voiture moins énergivore ou réfléchissons-nous à ce projet?

Nous savons tous que si les peuples s’engagent à changer leurs habitudes, les gouvernements et les industries finiront par emboîter le pas et la planète Terre qui nous a accueillis depuis notre naissance s’en portera mieux.

Une loi de la physique dit : « Un grain de sable peut créer une tempête magistrale ».

        « Voulez-vous être un de ces grains de sable qui créera un univers plus sain? »



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 23 avril 2010.
France avec deux guitares en verre soufflé Grey Barnhill Musiciens de la rue


J’ai passé mon congé de Pâques sous le ciel bleu de Nashville, Tennessee. Je voulais assister au Tin Pan South Songwriter Festival qui a lieu une fois par année en avril parce que c’est un festival de musique d’auteurs compositeurs. Nashville est une petite ville des plus sympathiques du sud des États-Unis; la musique est son mentor. Dans le centre-ville, nous y retrouvons, à certaines intersections près des feux de circulation, de la musique qui est diffusée pour agrémenter notre attente. Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas seulement un endroit de musique country car nous y retrouvons aussi du folk, du jazz, du blues, du rock, du bluegrass, du classique et plus encore.

Le spectacle qui m’a le plus fait vibrer était au Edgehill Studios Café. C’est une petite salle de spectacle qui nous permettait de nous sentir au cœur de la musique. Je ne pourrais absolument pas vous dire lequel de ces musiciens était le plus talentueux entre Grey Barnhill, Doug Johnson, Denis Malkosky et Chas Sandford. Ils ont également invité, durant leur spectacle, quatre autres musiciens à tour de rôle à venir chanter et jouer avec eux et naturellement, ils ont tous ensemble terminé la performance. Des voix magnifiques ainsi que d’excellents musiciens. Inutile de vous dire que je flottais quand je suis sortie du spectacle, c’était une soirée mémorable. Ce que je percevais de ces artistes, c’était leur attachement inconditionnel pour la musique qui leur donnait une confiance tranquille et une générosité sans frontière de langue, de race… avec le public.

À Nashville la musique « live » commence en fin de matinée dans les cafés, restos-bars et des musiciens jouent également dans les rues. Vous pouvez entrer et sortir de ces endroits sans payer de frais d’entrée et prendre de consommations. Les gens sont gentils et chaleureux. La politesse et la courtoisie des Sudistes sont toujours très agréables et comme toujours, les Canadiens sont particulièrement les bienvenus.

Le samedi soir, après avoir écouté différentes tendances musicales, je me suis retrouvée dans un Irish Pub comme il m’arrive de le faire dans plusieurs de mes voyages d’ailleurs. Il y avait trois musiciens irlandais. Le soliste, Mulls Mulligan, a réussi à me faire monter les larmes aux yeux en interprétant une belle chanson nostalgique de son pays d’origine parlant d’amour et de liberté.

Nashville est la première ville du sud à avoir accepté les Noirs aux études supérieures. J’ai aussi visité l’incontournable Country Music Hall of Fame que j’ai beaucoup apprécié et qui a sensiblement amélioré ma connaissance de cette musique. Vous y trouvez également le RCA STUDIO B, 27 MUSIC SQUARE W. « Ce lieu aurait produit plus de tubes que n’importe quel autre studio du pays », selon Lonely Planet.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 19 mars 2010.



J’aimerais vous entretenir sur l’un des sentiments les plus nobles que la terre ait porté, « l’amitié ».






L’amitié n’est aucunement motivée par la sexualité et si on y en retrouve une influence, cela demeure secondaire. C’est une relation rare que vivent deux personnes en toute simplicité en dehors de toute forme d’ego et de dépendance. C’est un désir profond d’entretenir un lien authentique et vrai avec une personne qui peut avoir une feuille de route très différente de la nôtre mais dont nous partageons certaines valeurs fondamentales. Seul l’âge du cœur a de l’importance. Deux amis ressentent qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre dans les moments réellement difficiles tout au long de leur engagement mutuel dans cette merveilleuse aventure.

Nous avons de nombreuses relations amicales qui comblent nos vides affectifs et nos moments de solitude que nous changeons au fils du temps selon nos variations d’humeur. Nous avons également beaucoup de relations sociales que nous entretenons souvent par politesse et pour se donner l’impression d’être bien entouré. Un ami ne remplacera jamais un parent dont nous ne nous sommes jamais sentis réellement aimés ou compris. Un ami, nous le choisissons avec notre intuition venant des profondeurs de notre cerveau reptilien et nous nous sentons libres durant toute la relation. Notre famille est présente dès notre naissance; nous en sommes dépendants pendant de longues années et certaines personnes en demeurent même prisonnières.

Comme nous vivons dans une époque d’individualisation et d’égocentrisme, l’amitié a perdu beaucoup d’importance; incidemment, je crois même que cela diminue profondément notre qualité de vie.

La véritable amitié est l’une des plus belles choses à vivre malgré tous les obstacles rencontrés sur notre chemin.



France Valiquette

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate




« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »

2ième tirage


Le 2ième tirage du second tome de la romancière France Valiquette, Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2, sera disponible en mars 2010.

Ce livre vous entraînera avec toute son intensité dans le mystère de ces deux états du sud des États-Unis, : la Louisiane et ses bayous ainsi que l’Arizona et ses cayons.

« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.

France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du cœur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.



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Nouvelle du vendredi 22 janvier 2010.



Je me suis rendue en Louisiane durant les vacances de la fin de l’année. Le 29 décembre, j’ai retrouvé mon vieil ami cadien, Norbert, au lac Martin vers 13 heures. Il était un peu fébrile car il arrivait du bayou et il avait vu un alligator, ce qui est très rare en cette saison. J’ai monté dans la chaloupe et nous sommes partis très enthousiastes à la recherche de la fabuleuse bête.

Jusqu’à ce jour, je n’avais réussi à prendre qu’une belle photo d’un bébé; autrement, nous ne voyions qu’une tache brune sur l’eau… et nous pouvions penser que c’était un bois flottant!!! La seule fois où je m’étais retrouvée à quelques mètres de ce majestueux reptile avec la possibilité de prendre un bon cliché, je n’avais pas de caméra. J’étais partie observer les hérons blancs et les spatules roses durant leur période d’accouplement et en regardant les oiseaux avec mes jumelles, j’avais entendu un glissement sur le bord du bayou. J’avais ressenti un frisson dans l’échine du dos car en Louisiane, nous devons rester également vigilants à cause des serpents. Il était énorme. Je suis restée à l’observer une quinzaine de minutes; puis, d’autres personnes sont arrivées et il a fui.

L’alligator se trouvait dans une zone du bayou où se rendait plus rarement Norbert. Il l’a retracé assez facilement et selon mon ami, il était dans une demi-dormance, ce qui nous a permis de nous rapprocher de lui facilement. Le reptile devait avoir entre quinze à vingt ans et peser environ soixante livres; ces bêtes peuvent vivre plus de cent ans. J’ai réussi à prendre quelques photos pour immortaliser ce moment privilégié et ensuite, nous avons décidé de le laisser se reposer en toute quiétude.

Nous nous sommes aventurés dans ce coin du marais et le moteur du bateau s’est coincé dans la végétation du bayou. Norbert a réussi à le dégager et quand il a voulu rebrousser chemin, il ne reconnaissait plus le bon canal à travers les roseaux. La chaloupe s’est prise à nouveau, mais cette fois, en plus de la végétation de plus en plus dense, le niveau de l’eau à cet endroit était moins profond. Après avoir essayé avec un aviron de dégager l’embarcation, mon ami a décidé de pousser le moteur à plein régime. La secousse a été telle que l’avant de la chaloupe s’est soulevé dans les airs; j’ai alors été éjectée de mon siège et projetée dans le fond du bateau. Je me suis relevée sans trop de mal sous le regard ahuri de mon compagnon mais dans les minutes qui ont suivi, nous avions les yeux rivés sur le plancher de l’embarcation surveillant si l’eau s’infiltrait. Après ce moment de tension intense et de peur, plusieurs autres tentatives pour se sortir de l’impasse furent tentées et alors le moteur s’est mis à chauffer après avoir projeté un mélange d’eau et de boue derrière son hélice. Norbert, chaussé de ses grandes bottes, a alors décidé de mettre un de ses pieds dans l’eau pour tenter de faire avancer plus facilement la chaloupe et au deuxième essai, nous avons fini par nous sortir progressivement de notre prison de fantômes végétaux du marais. Je gardais toujours un œil sur le plancher de la chaloupe car nous avons ensuite été coincés sur un arbre mort, ce qui nous a demandé encore beaucoup efforts pour se frayer à nouveau un chemin.

Quand nous avons enfin réussi à retrouver le canal, nous nous sommes arrêtés pour nous reposer et Norbert a alors sorti son « Moon shine ». Il m’en a versé une petite quantité dans un verre et lui qui ne boit jamais d’alcool. avec une forte concentration, il s’en est versé une rasade. Mon bon ami a déjà eu un sérieux problème d’alcool à son retour de la guerre et depuis longtemps, il ne boit plus que quelques bières occasionnellement. Je le sentais épuisé et il nous restait encore tout le lac à traverser avant le crépuscule.

Cette aventure m’a permis encore une fois de réaliser à quel point la vie devait avoir été difficile et dangereuse et je voudrais souligner comment grand étaient le courage et la détermination de survivre des Acadiens quand ils sont arrivés complètement démunis en Louisiane.



  France Valiquette
 

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate




« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »

Retrait du marché momentané


Montréal, le lundi 14 décembre 2009 – Suite à la parution en octobre dernier du second tome de l’auteure France Valiquette, Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2, une importante erreur informatique s’est malencontreusement glissée lors de la dernière étape de l’impression du livre qui sera retiré du marché. Les corrections nécessaires seront apportées avant que le livre ne soit imprimé à nouveau. Les Éditions Manuka et ses collaborateurs prévoient une deuxième édition dans les prochains mois.

Les gens qui souhaitent échanger leur copie pourront le faire en contactant directement l’auteure.

Les Éditions Manuka et France Valiquette en sont sincèrement désolés.

« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.

France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du cœur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.



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Nouvelle du vendredi 18 décembre 2009.

La vie me conduit sur des routes souvent étranges et je me demande toujours, en lisant un roman, si quelque part dans l’univers, un être n’a pas vécu quelque chose d’un peu similaire…

Dans les dernières semaines, le jeune neveu d’un ami a été assassiné, le père de deux belles adolescentes que je connais s’est suicidé et dans le métro, j’ai rencontré un jeune homme dans un état lamentable, devenu ainsi à cause de médicaments qu’on lui a prescrits pour bien fonctionner… à l’école alors qu’il était enfant. Comme vous pouvez le remarquer, ce sont toutes des personnes de sexe masculin et depuis plusieurs années, les statistiques démontrent qu’ils sont souvent en détresse émotionnelle ou en difficulté.

Sincèrement, je pense que nous portons tous une certaine responsabilité sociale et que cela serait important de regarder ce que nous pouvons faire pour améliorer nos croyances entre les générations et les sexes.

Vous êtes-vous déjà demandé à quel âge vous avez eu l’impression d’avoir perdu votre jeunesse? Je crois que ce moment arrive parfois très tôt dans la vie quand les peurs commencent à nous paralyser et que nos pensées glissent dans l’avoir et le paraître plutôt que vers l’être et la conscience sociale.

J’aimerais vous inviter à réfléchir à vos idéaux ou du moins à un qui était particulièrement important pour vous et que vous avez rangé dans un tiroir. Engagez-vous à le réaliser tout en respectant votre énergie et vos possibilités. Vous serez sans doute surpris de sentir à nouveau la fierté et la joie de vivre. Le partage simple et vrai entre deux êtres est souvent l’ébauche d’un moment marquant… aussi court soit-il. Nous avons besoin à tout âge de croire en l’amitié et en l’amour. Un sourire, un regard complice, une parole peuvent être le pont pour faire prendre conscience à une personne qu’elle a une vie à vivre et qu’elle est importante pour la société si elle le décide.

Nous terminons une décennie pour en commencer une autre; alors, j’aimerais que nous joignions nos efforts pour êtres de ceux qui la créeront positive… et meilleure.

Avec tout l’amour et la paix que je travaille à cultiver chaque jour dans mon cœur, je vous souhaite :

JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 20 novembre 2009.



Pour le lancement du livre « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 », j’avais décidé de lire deux extraits. J’ai contacté Lise Gascon, bachelière en art dramatique qui a développé une approche théâtrale basée sur l’observation de notre mouvement intérieur. Je connais Lise depuis quelques années et j’avais déjà assisté à la représentation de l’une de ses créations théâtrales avec des étudiants. Le défi était intéressant car je voulais aller à la rencontre de mes personnages avec une autre perception que celle de l’auteure pour ma lecture.

Ce fut un apprivoisement très troublant et intense de mes personnages. J’ai réussi à toucher la parcelle aussi infime soit-elle de chacun d’eux que je porte en moi. Cette infinité m’a permis de trouver la voix pour chacun. Quand j’étais adolescente, cette sensibilité était pour moi un handicap. Mais le jour où j’ai compris que cette résonnance avec l’autre (l’homme, les animaux, les végétaux, les pierres, etc.) était une qualité que j’avais acquise durant ma longue histoire de vie, à partir de cette période, mon existence a changé progressivement. J’en suis aujourd’hui heureuse même si souvent les gens ne peuvent pas toujours me comprendre. Cette sensibilité et aussi cette douceur qui m’habitent me permettent de trouver le courage de sentir l’horreur et l’inconscience présentes sur notre planète, ce qui m’amène parfois dans une grande tristesse. Par contre, je peux aussi souvent sentir une joie infinie se déposer en moi durant de belles périodes.

Je me suis un peu écartée en cours de route du lancement de mon dernier livre et je voudrais maintenant vous parler d’une « guitare ». Benoit Maillette, luthier, mon seul personnage non fictif de la partie 2, a signé sa dernière guitare de la photo de la pochette de mon livre et l’a baptisée, Arizona. Ce fut pour moi un grand honneur et je souhaite que cette guitare ayant la lumière gravée dans ses entailles trouve un être passionné de la musique.

Je vous invite à venir me voir au Salon du Livre de Montréal. Le Kiosque est sous la bannière CDDL, mon distributeur. Vous trouverez les informations dans le cahier que vous pouvez vous procurer à l’entrée du Salon du Livre.

     1- La guitare, ARIZONA

     2- La Romancière… avec son livre

     3- Pascal Laraque, pianiste.


Au plaisir de vous rencontrer au Salon du Livre de Montréal.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 16 octobre 2009.






Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate


FRANCE VALIQUETTE
« ARIZONA; MERCERDES LEROYER, PARTIE 2 »
Les Éditions Manuka (Distribution : CDDL)

Montréal, le lundi 26 octobre 2009 – À l'égard des gens qui font l’histoire, qui l’habitent et la perpétuent, de raconter ses multiples méandres et d’en faire rejaillir toutes ses beautés tout en y ajoutant sa vision personnelle de la vie, voilà l’engagement que s’est donné la romancière France Valiquette avec « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 », paru aux Éditions Manuka et distribué par la Coopérative de diffusion et de distribution du livre. Une vision empreinte d’espoir et de soif de vivre, où les péripéties de l’héroïne, Mercedes Leroyer, invitent le lecteur à percer le mystère de ces deux états du sud des États-Unis, la Louisiane et l’Arizona. Dans ce second tome, Mercedes fait la rencontre des Navajos, ce peuple qui a failli être exterminé durant la conquête du sud-ouest américain.


« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.


L’inspiration de Zachary Richard
Second tome d’une trilogie, « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 » de la romancière France Valiquette est la suite du roman « Mercedes Leroyer; partie 1, Louisiane », publié en 2007. Toute cette aventure débuta après une question que France écrivit à Zachary Richard : « Comment pouvons-nous sentir l'âme de la Louisiane ? », interrogation à laquelle Zachary répondit simplement, lui donnant du coup quelques conseils pour y arriver : « Si tu veux sentir l'âme de la Louisiane, tu dois y aller souvent. » L'étincelle s'est indubitablement produite dès le premier voyage de l’auteure, en décembre 2002, sous le violon de David Greely, membre du meilleur band cajun de la Louisiane, Steve Riley and the Mamou Playboys, qui l’invita à plonger maintes fois dans l'âme de sa chère Louisiane, avant et après Katrina. France a donc fait quinze voyages dans cet état qu’elle a appris à profondément aimer. De là lui est venue l'idée de partager une parcelle d’elle-même à travers son héroïne, Mercedes Leroyer; une femme de coeur qui oscille entre le Québec et la Louisiane.


France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du coeur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.




 



Remerciements


À…

Elroy Tall, ce guide Navajo qui m’a aidée à bien saisir la beauté et l’essence mystique du Canyon Antilope. Elroy m’a éclairée sur les endroits les plus mystérieux du canyon et cela m’a permis de prendre la photo de la page couverture de ce livre.



À…

Dollie Begay, une artiste Navajo de Chinle avec qui j’ai eu le privilège de partager dans son intimité une partie de la douleur d’avoir perdue sa fille et les croyances de son peuple.



À…

Steve Riley, et son groupe pour ses nombreuses heures de musique, de danse en Louisiane à travers les État-Unis et même au Canada. Que de beaux moments magiques et de plaisir! La musique est pour lui une de ses principales raison de vivre.



À…

Benoit Maillette, Luthier. Il confectionne des guitares sur mesure et son métier est une passion pour lui. Il est mon seul personnage non-fictif de ce livre.



À…

Réal-Gabriel Bujold, un acadien vivant au Québec profondément impliqué dans le monde littéraire. Il est un homme généreux avec de belle valeur et il est pour moi une personne ressource d’une richesse infinie.




À vous tous…

Acceptez mes remerciements amicaux.





France Valiquette

Nouvelle du vendredi 18 septembre 2009.

J’ai pris une semaine de vacances au début du mois dans le Rhode Island à Newport et Charleston. Le soleil était au rendez-vous tous les jours et je n’avais pas ainsi passé de temps près des côtes de l’océan Atlantique depuis plusieurs années. Je préfère la douceur et l’intensité de l’océan Pacifique. L’eau était chaude mais j’avais une sensation désagréable en me baignant; alors je me suis arrêtée. J’ai fermé les yeux et j’ai enfin compris que c’était l’énergie de la mer qui avait changé. La pollution faisait son œuvre malveillante, ce que j’avais connu il y a quelques années n’existait déjà plus.

Je pense que si le cycle de destruction continue d’évoluer à ce rythme, les fruits de mer ne seront plus réellement comestibles dans un avenir rapproché; et ensuite viendra le moment pour les poissons... Pourquoi l’Atlantique est-il plus perturbé que le Pacifique? Je suis loin d’être une spécialiste mais je pense qu’il a été et est toujours utilisé à des fins commerciales d’une façon plus intensive et abusive.

Le Pacifique a été un peu plus épargné et les magmas en fusion dans les tréfonds de ses eaux aident-ils à conserver un certain équilibre. Faudrait entendre l’opinion des scientifiques à ce sujet. Je sais, comme la plupart d’entre vous, que nous sommes dans une période de grands changements atmosphériques et l’humanité en porte, pour une large part, la responsabilité. La grande question est : «  Sommes-nous vraiment conscients de l’adaptation que notre corps et notre esprit va avoir à faire face dans les prochaines années pour pouvoir conserver un équilibre et un bon système immunitaire »?

Charleston accueillait, pour la 12ième année, le New England’s Hottest Festival of Root Music & Dance. La musique fut excellente et le groupe The Duhks du Manitoba s’est exprimé en partie dans la langue Française en présentant leurs chansons à mon grand plaisir. Ce band fut une belle découverte pour moi.

Un soir où je m’étais isolée de la foule durant un moment, j’ai entendu a capella une chanson celtique pendant que j’admirais les rayons de la pleine lune sur le lac. C’était un moment de grâce… la voix humaine en parfaite harmonie avec le ciel et la terre. Voilà un autre trésor que je conserverai jusqu’à la fin de mes jours tout au fond de ma mémoire et qui me soutiendra dans les jours de grisaille.

Je termine en vous invitant à vous rendre sur www.playingforchange.com pour voir et écouter « Stand by me » interprété par différents musiciens à travers le monde. J’ai eu la chance d’être un jour dans plusieurs des lieux où ils se produisent. À leur façon, ils partagent leur amour de la musique pour la paix et l’harmonie dans le monde…

« S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait »

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 14 août 2009.

Depuis quelques années, mon niveau de conscience relié à l’égocentrisme s’est beaucoup développé. Avec le plus de discernement possible, je travaille à comprendre comment nous pouvons arriver à un tel comportement.

Quand nous sommes dans notre besoin de reconnaissance, de performance et d’être aimé envers et contre tous… l’autre a peu importance et nous nous en servons pour combler notre vide intérieur; et ce vide, réapparaissant toujours sous différents visages, nous le compensons avec les biens matériels, la nourriture, l’alcool, la maladie etc.

Comment sommes-nous devenus si indifférents aux autres? À quel moment de notre vie avons-nous pris cette tangente, commencé à fermer les yeux, à nous éloigner de notre désir de vivre ? Pourquoi sommes-nous emmurés dans notre tour d’ivoire avec la pensée que c’est toujours de l’autre que vient le problème, plutôt que de réfléchir à ce que nous avions à sentir et comprendre des évènements qui se produisent sur notre chemin de vie ?

Cela m’attriste profondément de voir que les sentiments de « bonté » et de véritable « empathie » ne sont plus tellement à la mode. La peur est-elle en train de détruire la possibilité de vivre de véritables relations d’amitié ou d’amour, nous faisant complètement passer à côté de la vie?

Je vous invite à prendre le temps d’une réflexion sur l’importance de la véritable générosité dans notre quotidien et comment nous pourrions améliorer notre vie et celle de nos contemporains en étant plus présents aux véritables valeurs humaines...

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 17 juillet 2009.

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Voici une photo dont je suis particulièrement fière. Je l’ai réalisée à La Jolla en Californie. Elle symbolise le romantisme dans une de ses expressions les plus pures en communion avec la beauté de la nature. Si vous l’agrandissez, vous verrez que la belle sourit à son nouvel époux même s’il la tient suspendue dans le vide au bord de la falaise. La question qui m’est alors venue à l’esprit est celle-ci : « À quel homme accorderais-je une telle confiance? »

Et le visage d’Ekis m’est apparu. C’est un géologue Navajo que vous apprendrez à connaître dans
Mercedes Leroyer; partie 2, Arizona. Ekis est un homme qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne.

L’histoire oscillera entre l’Arizona et la Louisiane. Un ami cadien m’a dit un jour : « Comment peux-tu réussir à associer les bayous et le désert? » Je lui ai répondu en souriant : « Ce ne sont pas les lieux qui sont les plus importants mais bien les gens qui y habitent. »

Ce sont d’ailleurs deux peuples que l’on a failli exterminer.

Je vous souhaite de bonnes vacances à tous.

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 19 juin 2009.

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J’ai passé ma jeune enfance près d’une rivière dans la région de la Gatineau. Ce qui m’impressionnait le plus, c’étaient les couchers de soleil. Au début, je pensais que l’astre du jour mourait chaque soir et j’avais terriblement peur de ne jamais le revoir. Ensuite, je me suis dit qu’il devait aller dormir et puis, j’ai finalement compris qu’il allait vers une autre partie du monde car j’avais eu la chance de recevoir en cadeau un globe terrestre.

J’avais une balançoire que mon père m’avait installée en face de la rivière et je m’y installais pour admirer ce que j’appelais et appelle toujours un miracle de la nature. C’était pour moi un petit moment de bonheur que je gardais caché au fond de mon cœur d’enfant.

La première photo a été prise en Louisiane en décembre 2006 dans le bayou du Lac Martin avec mon ami Norbert Leblanc. Il a été d’une extrême patience et gentillesse pour la photographe amateur que je suis. Quand nous sommes arrivés au bord de la rive, à la noirceur tombante, et que nous étions transis par le froid, je savais que je venais de réussir la photo de la pochette de mon premier livre et j’étais très émue.

La deuxième photo a été prise à Monument Valey en Arizona. Ce soir-là, il ventait énormément et j’avais beaucoup de difficulté à ne pas bouger. À un moment donné, je n’ai plus senti  les rafales. J’étais complètement hypnotisée par ce que je voyais et j’avais l’impression que l’astre solaire était tellement près de moi qu’il allait me brûler la peau.

La troisième vient de la région de Santa Monica en Californie. J’avais décidé de ne pas faire de photo de ce coucher de soleil à cause des manèges de la fête foraine, mais la magie du moment, à nouveau, m’a enveloppée et je n’ai pu m’empêcher de prendre quelques clichés.

Lors d’un coucher de soleil, je me sens toujours mourir dans l’infini pour mieux renaître ensuite…

France Valiquette



Nouvelle du vendredi 17 avril 2009

Le manuscrit de Mercedes Leroyer, partie 2, Arizona, est en lecture depuis la semaine dernière. Durant la période d’écriture, je vis, pendant des mois, une grande intimité avec mes personnages. Je me sens fortement émue lorsqu’ils me quittent pour leur première envolée. Nous prévoyons sortir le livre en octobre prochain.

En mai, je vais me rendre en Californie pour commencer à préparer la naissance de la troisième partie. C’est un immense plaisir pour moi de voyager et de prendre des notes pour mon écriture. Dans tous les endroits où je me suis rendue, les gens ont toujours été d’une extrême gentillesse à mon égard. Ils sont fiers que l’on écrive sur leur région. Cela m’a permis, en plusieurs occasions, d’avoir un contact privilégié avec eux.

Ce que j’aime le plus lors de mes voyages, c’est de développer de nouvelle relation avec des gens différents. Plus souvent que j’aurais cru, je rencontre des personnes ayant des valeurs et des croyances très semblables aux miennes. Ce que je travaille davantage, c’est de ne pas avoir de jugements ou de peurs inutiles. J’utilise mon intuition, je reste vigilante et je m’ouvre à l’aventure. La qualité la plus importante en voyage est de savoir s’adapter le plus facilement possible à toutes sortes de situations.

Lors de ma dernière escapade en Arizona, j’ai failli passer la nuit dans la voiture à Page. Il ne restait de la disponibilité que dans un motel qui avait une énergie fort négative et il n’était pas question pour moi de dormir dans cet endroit. Avant d’aller stationner ma voiture près du poste de police de la ville de façon à me sentir plus en sécurité, je suis retournée dans un hôtel qui m’avait informée qu’il pourrait peut-être y avoir une annulation durant la soirée. La chance… était au rendez-vous; une chambre s’était libérée.

La prochaine nouvelle sera seulement en juin et j’espère pouvoir vous offrir quelques photos de ce pays où la ruée vers l’or et un agréable climat ont largement contribué à sa popularité.

Bon printemps.
France Valiquette

Nouvelle du 20 mars 2009.

Il y a quelques jours, soit le 8 mars comme à chaque année, nous avons eu la journée de la femme. Je dois cependant admettre que cela fait déjà plusieurs années que je me pose des questions sur la pertinence de cette fête. Je suis d’accord pour commémorer la mort de Martin Luther King, celle de Jésus de Nazareth ainsi que la journée de la paix mais cette journée de la femme m’apporte un certain malaise à chaque année. Je trouve que cette journée n’a rien à voir avec la pertinence des relations et des sentiments qui peuvent exister entre les hommes et les femmes, que ce soit en amitié ou en amour.

À mon humble avis, être une femme est un état d’être qui se reflète dans notre façon de vivre et l’apparence de notre corps physique. J’ai toujours été de celles qui aimaient les hommes, particulièrement ceux qui sont bien dans leur yang ( logique et force ) et en harmonie avec leur yin ( intuition et sensibilité ). Je ne les ai pas toujours aimés de la bonne manière mais je me suis rachetée depuis. J’ai eu ma période au début de la vingtaine où je voulais les dominer. C’est une relation avec un homme qui m’a beaucoup aimée et qui est décédé aujourd’hui qui m’a fait réaliser ce comportement. Je me suis séparée de lui et j’ai ressenti de la honte durant quelque temps. J’ai compris que quelques-unes de mes peurs envers les hommes m’avaient été inculquées par la société et je me suis engagée à les apprivoiser. J’ai vécu des expériences où je me suis sentie agressée par le comportement de certains hommes mais c’est généralement l’un des leurs qui venait à ma rescousse. Par ailleurs, j’ai été souvent attristée par les réactions hargneuses et dévalorisantes de la femme envers le sexe masculin.

Nous savons tous que les hommes et les femmes sont différents. C’est dans cette différence que l’intérêt se trouve et que nous pouvons trouver la richesse de véritables relations amoureuses et amicales. Si une relation est sous l’emprise de la domination, nous avons alors un bourreau et, par conséquent, une victime qui se définit par une co-dépendance malsaine. Nous entretenons une énergie de conflit et de guerre plutôt qu’une énergie dans laquelle pourrait transparaître le calme et la paix.

Voilà, j’attendrai vos commentaires qui pourront sûrement m’éclairer dans ma quête de la véritable liberté intérieure.

Vous pouvez me joindre en tout temps en cliquant sur
« contacter » ; de plus, voici les coordonnées du premier Musée de la Femme au Québec. www.musédelafemme.com

France Valiquette

Nouvelle du 20 février 2009.

Haflinger

Voici un article qui paraîtra dans la revue du mois de mars du Club des Haflinger du Québec.

Un amour inconditionnel pour les Haflinger.

J’ai toujours beaucoup aimé les chevaux, c’est mon père qui me les a fait connaître. Après une première tentative à dix-sept ans de monter à cheval, sans selle, qui s’est soldé naturellement par un chute très humiliante et douloureuse. J’ai pensé que ce n’était pas pour moi. Un après-midi pluvieux du mois de mars de l’année 1998, j’avais décidé d’aller au cinéma. Après la projection du film «  L’homme qui murmurait aux chevaux » qui a été réalisé par Robert Redford, j’étais complètement bouleversé. Une semaine plus tard, je suis retourné voir le film. Le lendemain matin, j’ai décidé de me trouver un instructeur et j’ai débuté des cours d’équitation.

En juin de cette même année, je projetais de faire un voyage en Autriche. Avant de partir, j’avais pris connaissance qu’il y avait dans les Alpes Autrichiennes des petits chevaux à la longue crinière blonde, courageux et nobles. J’avais parcouru la Basse-Autriche où j’y avais vu des haras avec de magnifiques chevaux ensuite les légendaires Lipizzan de Piber la plus veille race chevaline de la civilisation européenne mais toujours pas de Haflinger. À la fin d’une belle journée de printemps dans les Alpes, je suis arrivé dans un charmant petit village du nom de Ebbs où je cherchais une auberge que l’on m’avait référé. En descendant de la voiture pour pénétrer dans l’hôtel, j’ai aperçu au loin, des chevaux dans un pâturage. Je suis remonté dans mon véhicule pour m’approcher d’eux. Ils y avaient deux juments Haflinger avec quatre poulains qui galopaient et jouaient sous le soleil d’une fin de journée de printemps. Leur beauté et grâce m’ont complètement séduites. Ce fut un véritable choc amoureux. J’avais le cœur qui battait dans ma poitrine, le souffle court et j’ai complètement perdu la notion du temps. Je suis resté là à les admirer jusqu’à ce que le soleil finisse de décliner à l’horizon. Je me suis alors souvenu que je devais me trouver un coin pour passer la nuit.

Revenu au Québec, j’ai cherché pendant plusieurs mois avant de trouver cette race de chevaux. Les Écuries Waldeck dans les Laurentides, tenue par Joseph Kuchard était la première ferme d’élevage de Haflinger que j’ai visitée. Ils ont eu la gentillesse de me donner la référence de Théo Hug qui élevait également ces chevaux des montagnes. Pour pouvoir monter un Haflinger, je partais de Montréal pour suivre mes cours d’équitation à la Ferme Grison à Valcourt dans les Cantons de L’est.

Dans le village de Ebbs à tous les cinq ans, il y a un festival de Haflinger. On peut y retrouver plus de cinq cent chevaux de cette prodigieuse race venant de différentes parties du monde. Il y a quelques années, je me suis rendue à cette grande fête des Haflinger, et cela, demeurera toujours pour moi un des plus beaux moments de ma vie.

Ma passion et mon respect pour tous les chevaux grandissent chaque jour davantage mais les Haflinger garderont toujours une place privilégiée dans mon cœur.

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 16 janvier 2009.

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C’était la sixième fois depuis 2002 que je passais les Fêtes de la fin de l’année en Louisiane et, durant cette période, ce fut mon plus beau voyage. La température était exquise, oscillant entre les 20 et 25 C, avec un beau ciel bleu la plupart du temps. Le dernier ouragan, qui a passé sur la Louisiane en septembre dernier, a particulièrement touché la région de Breaux-Bridge et d’Henderson, près de Lafayette. Le restaurant chez Mulatre, l’endroit où Peter avait invité Mercedes à souper pour le premier de l’An ainsi que le Wiskey River, où il l’avait ensuite emmenée danser, ont eu leurs toitures arrachées par l’ouragan. J’ai alors fêté la réouverture des deux établissements avec mes amis cadiens. N’oubliez pas qu’en Louisiane, tout se fête avec de la bonne musique et de la danse.

J’ai bien profité de la nature, sans maringouins ou presque, et j’ai dansé tous les soirs. Un dimanche après-midi, au Wiskey River, j’ai continuellement occupé la piste de danse pendant plus de trois heures et demie avec Simon. Il est un danseur exceptionnel. Il fait de la course régulièrement et il a perdu trente-cinq livres dans les derniers dix-huit mois. Un de ses amis que j’avais déjà rencontré a développé une infection à une jambe et trois semaines plus tard, il était décédé. À partir de ce moment-là, il a réalisé la fragilité de l’être humain et il a décidé de vivre sa vie sainement et plus harmonieusement.

Au « Pot luck party jam », chez Deby, pour le premier de l’An, j’ai rencontré un acteur cadien, Pat Mire, un homme des plus sympathique et qui connait bien André Glandu qui a réalisé des documentaires sur la Louisiane.
J’ai été particulièrement touchée par les gens qui ne peuvent pas vraiment lire le français mais qui tenaient absolument à se procurer mon livre. J’ai été également émue par des jeunes qui vivaient une grande détresse et par le raciste qui est toujours présent; mais j’ai aussi senti les gens de race noire prendre de plus en plus leur place. Cela m’a fait chaud au cœur.

Les photos sont :
Wiskey River : Gino Delafose, le deuxième roi du zydeco après le grand Clinton Chénier…
Mulatre : Dane Thibodeaux, Breaux-Bridge, il joue de la guitare, du violon, de l’accordéon et il aime danser…
Wiskey River : Simon Reed, le meilleur danseur de zydeco que je connaisse. Dans ses bras, par moments, vous avez littéralement l’impression que vous flottez sur le plancher de danse...

France Valiquette



Conte de Noël, décembre 2008.

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Conte de Noël,

Nous sommes en Laponie dans le Nord de la Norvège à quelques jours de Noël. La veille, Gustav, le chef d’une petite bande de trolls, avait fait l’inventaire des victuailles et il avait réalisé qu’il ne restait que quelques galettes de seigle comme provisions.

Il avait réfléchi toute la nuit et, au petit matin, avait décidé de se rendre à l’atelier du père Noël, le seul vrai père Noël qui avait toujours vécu, de père en fils, dans le nord de son pays.

Toute l’équipe, composée du père Noël, de la fée des Étoiles et des nains, travaillaient de longues heures afin d’être prêts pour la visite des foyers lors de la distribution des présents. Le père Noël commençait trois jours avant la grande Fête car il y avait maintenant beaucoup plus d’enfants sur la Terre.

Les rennes qui devaient tirer son chariot seraient donc sans surveillance.

Gustav avait décidé qu’il irait en voler un pour avoir de la nourriture durant l’hiver. Ses amis et lui étaient partis tôt le matin et avaient marché une bonne partie de la journée pour se rendre à leur destination. À cette période de l’année dans le Grand Nord; il faisait noir tout le jour, alors ils n’auraient pas à attendre la nuit pour capturer le renne. Ils avaient mangé le peu de nourriture qui leur restait avec de l’eau chauffée sur le feu avant leur départ. Gustav sentait les forces de ses deux amis s’affaiblir et essayait de les encourager de son mieux quand il aperçut une petite bourgade où l’on pouvait voir sortir de la fumée des cheminées des maisons. Ils s’approchèrent de l’une d’entre elles et virent une dame qui transportait une grande marmite fumante.

       - Madame, le fumet de votre chaudron sent tellement bon!
Qu’avez-vous cuit à l’intérieur ?

La dame s’arrêta et les regarda à tour de rôle avant de leur expliquer :

       - Le premier ingrédient de mon potage est de l’amour. Ensuite, j’ai ajouté une grosse portion d’amitié et j’ai assaisonné le tout avec une épice que l’on nomme de la joie qui, semble-il, vient du fin fond du cœur humain.

Une moue apparut sur le visage de Gustav suivit d’un sourire triste.

       - Vous voulez goûter à mon délicieux plat ? demanda la dame.

Le plus jeune des trois, qui se nommait Nelsans, se dit qu’il valait mieux mourir de faim en sentant de l’amour à l’intérieur de lui plutôt que de la haine et accepta le bol que lui tendit la main de la femme. Les deux autres trolls finirent eux aussi par accepter l’assiette qui leur était généreusement offerte. Dès les premières bouchées, ils sentirent un apaisement de la faim et quand ils eurent fini de manger, toute leur énergie était déjà revenue. Gustav releva la tête de son bol pour remercier la dame et il vit qu’elle s’était transformée en fée des Étoiles. Il baissa à nouveau la tête, se sentant rempli de remords et de culpabilité. Nelsans dit à la fée des Étoiles:

       - Votre potage est le meilleur que je n’ai jamais mangé et je vous en remercie infiniment. Mes amis et moi pourrions aller vous aider pour la préparation de la grande tournée du père Noël et peut-être accepterez-vous de nous donner à nouveau votre mets qui va nous permettre de devenir plus compatissants.

Gustav fut alors nommé chef des écuries des rennes et il s’engagea à prendre soin d’eux et à les protéger jusqu’à la fin de ses jours.


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Je me suis rendue en Norvège en 2001. Ce pays restera toujours pour moi un des plus beaux au monde; la nature est d’une telle beauté et les paysages sont d’une grande pureté. La Norvège est un pays ou l’écologie prédomine depuis plusieurs années. Depuis ce voyage dans ce pays, un petit troll est placé sur le rebord d’une de mes fenêtres de ma maison pour la protéger, selon une des coutumes de ce pays.



JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE
QUE LA JOIE DE VIVRE ET LA PAIX SOIENT SUR VOTRE ROUTE.
FRANCE VALIQUETTE

Nouvelle du vendredi 21 novembre 2008.

Je suis au Salon du Livre de Montréal 2008 au kiosque 349-A avec mon distributeur, la CDDL. Mon horaire est celui-ci : le jeudi, 20 novembre de 15 à 21 heures; le vendredi, 21 novembre de 15 à 21 heures; le samedi, 22 novembre de 15 à 21 heures et le dimanche de 9 à 15 heures.
Au plaisir de vous y saluer.

Nous étions le 6 septembre 2008 et je me trouvais en Arizona. Mon humeur était plus qu’excellente et mon cœur était rempli de sollicitude envers la vie qui me permettait encore une fois de faire un si beau voyage. Le soleil descendait derrière un canyon et je me rendais à une fête du peuple des Navajos, le couronnement de la Reine. C’est une fête qui se veut un hommage et une reconnaissance à la valeur de la femme pour ce peuple. Lors de leur grande fête annuelle, ils viennent de partout à travers les États-Unis et même du Canada pour partager leurs valeurs culturelles et spirituelles ainsi que leur vision de l’avenir tout en festoyant. Leur réunion se fait sans alcool car c’est interdit sur la réserve qui s’étend sur quatre états : l’Arizona, le Nevada, le Nouveau-Mexique et l’Utah.

Je venais de pénétrer sur le site des festivités quand j’ai aperçu un homme d’une forte constitution qui tombait sur le sol de terre battue rouge, du sang giclant de sa tête. Je me suis mise à courir à toute vitesse pour l’aider. J’ai pressé sur sa blessure avec un tissu propre que m’a tendu une personne et j’ai réussi à calmer l’homme et à arrêter l’hémorragie en attendant les secours. Son premier regard était apeuré en réalisant que j’étais une femme blanche, mais au son de ma voix, ses muscles se sont décontractés et j’ai senti qu’il commençait à me faire confiance. Deux agents de sécurité sont alors arrivés. Je leur ai expliqué la situation et l’un d’eux m’a aidée à prendre soin du blessé pendant que l’autre demandait du secours. Les policiers ont fini par arriver et, en me relevant pour les laisser travailler, j’ai aperçu des dizaines de visages Navajos rivés sur moi, dont certains ont esquissé un sourire de remerciement. J’ai croisé des regards et j’ai été touchée par ce que j’ai vu. J’étais tachée de sang et de sable mais cela n’avait aucune importance car j’étais fière d’avoir pu soulager un peu cet homme.

Il y a très peu d’étrangers non indiens qui viennent à leur fête mais je me sens bien avec eux et en sécurité.
Le raciste n’existe que si la peur domine… et que la différence ferme notre cœur à l’amour universel.

France Valiquette




Nouvelle du vendredi 17 octobre 2008.


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En septembre dernier, je me suis rendue en Arizona pour la troisième fois. C’est le pays des canyons où vivent les Navajos, un grand peuple fier et courageux qui, tout en conservant leurs valeurs spirituelles, ont aussi le regard tourné vers l’avenir. Leur réserve s’étend sur quatre États. Ils ont leur propre système de loi, de santé et leur université. C’est une entité indépendante dans les États-Unis. Ils ont presque été exterminés au siècle dernier; c’est un point que les Navajos ont en commun avec les Cadiens et qu’ils partagent avec eux. La beauté ainsi que l’immense paix que dégage leur territoire sont inexprimables pour l’écrivaine que je suis.

L’histoire de mon prochain livre, Mercedes Leroyer (deuxième partie), se déroulera entre la Louisiane et l’Arizona, plus particulièrement avec le peuple des Navajos.

Peter Dugas, après deux ans de relation amoureuse avec Mercedes, décide de rompre sans aucune explication et ce, juste avant leurs vacances. Mercedes, se retrouvant seule, décide alors de partir sur la réserve des Navajos pour connaître leurs coutumes et leur culture. Gabriel, le fils de Peter, de même que Ben, devenu un jeune musicien de prestige en Louisiane, sont très inquiets du comportement de Peter. Ils essaient de prendre contact avec Mercedes et, après plusieurs tentatives infructueuses et le désespoir au coeur, décident de partir à sa recherche en Arizona.

L’écriture du livre suit son cours et tire à sa fin. Ensuite, viendront les long mois de correction. Mais j’ai bon espoir que sa parution aura lieu à l’automne 2009.

France

Nouvelle du vendredi, le 19 septembre 2008.


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Les spectacles de Steve Riley and the Mamou Playboys furent couronnés d’un grand succès cet été.

À Ottawa, leur scène au Festiblues était décorée de masques du Mardi Gras et la température était superbe. Ils ont fait un spectacle plus traditionnel et la foule a beaucoup apprécié. Ils ont présenté leurs chansons en français et en anglais. Au Festival Mémoire et Racines, ils sont arrivés à la toute dernière minute car ils ont raté leur vol d’avion. Entre Lafayette et Nouvelle-Orléans, il y a un pont de plus de vingt-trois kilomètres et un camion contenant des matières toxiques s’était renversé sur l’autoroute. Elle a été fermée durant plusieurs heures. Ils ont réussi à se trouver un vol pour le lendemain sur Burlington dans le nord du Vermont. Ils ont fait le reste de la route en voiture jusqu’à Joliette, mais l’énergie était bien là, pour donner un excellent spectacle cajun et zydico.

La surprise fut totale pour les spectateurs quand ils ont interprété à la Domino,
Non rien de rien, d’Édith Piaf. La première fois que Steve a fait cette chanson, c’était le 28 décembre dernier en Louisiane. J’étais avec un charmant partenaire de danse lorsque la valse a commencé et que, tout à coup, j’ai reconnu la chanson que j’ai fredonnée tout en dansant. Quand la pièce fut terminée, j’étais juste en face de Steve et je lui ai fait la révérence pour lui montrer mon appréciation. Il est venu me serrer dans ses bras. Il était heureux que j’apprécie leur interprétation car très peu de gens connaissent madame Piaf en Louisiane. David Greely m’a partagé comment il avait été touché d’entendre tous ces gens chanter avec eux dans la langue de ses ancêtres sous un magnifique ciel étoilé à Joliette.

J’aimerais répondre à une question qu’on me pose souvent après la lecture de mon livre.

«Dans l’un de vos voyages en Louisiane, y avait-il réellement un tueur en série? »

En effet, lors de mon premier voyage en décembre 2002, il y avait un meurtrier qui tuait des femmes durant mon séjour dans une des villes et un des villages où j’ai habité. Je l’ai seulement appris vers le milieu de mon voyage. Ce fut une expérience que je n’oublierai jamais. La peur des femmes et la honte des hommes. Le tueur a été arrêté quelques mois plus tard dans un état voisin, il s’apprêtait à tuer une autre fois. La douleur humaine s’exprime parfois par des comportements extrêmes et tragiques.

France.



Nouvelle du vendredi 15 août 2008.

J’ai entendu Micheline Lanctôt, la réalisatrice et comédienne en entrevue, parler de la beauté. Elle exprimait que la beauté prenait sa réalité quand elle nous amenait à sentir différentes émotions ou sentiments. Même enfant, je la recherchais et à mon plus grand émerveillement, je le trouvais dans la nature. Aujourd’hui, je reconnais la beauté dans différentes formes de vie : humaine, animale, végétale et minérale. La beauté, la vraie, celle qui fait vibrer mon âme et me garde sur le sentier de la lumière, me permet également de cohabiter plus facilement avec mon côté obscur ainsi que celui des autres.

J’étais à Bâton-Rouge, en Louisiane, dans un petit resto-bar modeste. Un homme noir, usé par la vie, un verre de whisky à la main et une cigarette dans l’autre, vint rejoindre les musiciens qui s’installaient pour le spectacle. Nos regards se croisèrent une fraction de seconde et j’ai eu soudainement envie de connaître sa musique. Dès le moment où il a commencé à jouer de sa guitare et à chanter, il est devenu d’une grande beauté.

Ce soir là, j’ai ressenti en l’écoutant une immense joie aussi que beaucoup de tristesse et j’ai eu la sagesse de partir avant qu’il n’ait trop bu et qu’il noie sa beauté. Il est probablement décédé aujourd’hui mais je ne l’oublierai sans doute jamais.

Je vous invite à venir sentir la beauté et à la laisser pénétrer en vous plutôt que de simplement la voir.
France




La nouvelle du vendredi 20 juin 2008.

Steve Riley and the Manou Playboys, le meilleur band cajun de la Louisiane, sera parmi nous cet été. Je les ai connus au Whiskey River à un bal de la veille du Jour de L’An en 2002. La soirée était des plus animée et impossible de vous dire dans combien de bras j’avais dansé quand j’ai décidé de m’approcher du groupe pour les voir jouer. Je me suis trouvée une petite place en face du violoniste; ce n’était pas facile car c’était noir de monde ce soir-là.

J’ai toujours aimé la musique. Même petite fille, dans mes grands moments de tristesse, je me cachais pour chanter. Je me le rappelle comme si c’était hier; et malgré, tout le monde qui dansait et chahutait, j’ai fermé les yeux. Pour la première fois de ma vie, j’ai vécu, non pas senti, chacune des notes de musique que David Greely faisait vibrer sur son violon. Pour moi, c’était un miracle, je venais d’ouvrir une porte sur un autre monde.

J’avais déjà demandé à Zachary Richard comment trouver l’âme de la Louisiane mais c’était elle qui me permettait de rentrer en contact avec la magie de la musique dans son état le plus pur. J’avais cherché à atteindre cet état d’être depuis plusieurs années en allant écouter les plus grands opéras et concerts de musique très variée. Je m’étais rendue en Italie et en Autriche où j’avais vécu de grands moments musicaux mais jamais comme ce soir-là. Depuis ce temps, certains soirs, je peux retrouver cette magie avec d’autres musiciens. Cela fait partie des plus beaux moments de ma vie maintenant.

Steve Riley and the Mamou Playboys viennent de mettre sur le marché en avril dernier une compilation de leurs vingt ans de carrière, The best of Steve Riley & The Mamou Playboys. L’album contient deux CD que vous pouvez retrouver chez Archambault au prix de 28,00 $ plus les taxes ou sur le site de:
www.mamouplayboys.com au prix de 15,00 US $ plus les frais d’envoi de 3,00 $.

STEVE RILEY AND THE MAMOU PLAYBOYS SERONT AU:
Festival International de Blues d’Ottawa le vendredi 11 juillet 2008
www.ottawabluesfest.ca
Festival Mémoire et Racine à Joliette le vendredi 25 et samedi 26 juillet.

www.memoireracines.qc.ca
Steve, David et Sam parlent français. Kevin le comprend un peu et parle quelques mots mais malheureusement pas Brazos. Ce sont tous des Cadiens.


Bonne vacances et j’espère que j’aurai le plaisir de vous rencontrer aux Festivals. Je serai de retour pour vous faire part de la nouvelle du mois d’août.

France Valiquette

La nouvelle du vendredi 16 mai 2008.

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Je vais vous raconter une petite anecdote du salon du Livre de Trois-Rivières. Dans les Salons du Livre, vous avez une journée réservée pour les enfants du primaire et une pour les adolescents du secondaire. Le jeudi, premier jour du Salon, c’était pour le primaire. Vers les dix heures, les enfants ont commencé à arriver et à onze heures, nous étions complètement envahis par les mousses. Je ne sais pas par quel hasard (je n’y ai jamais cru d’ailleurs) mon stand est devenu le bureau des renseignements non officiels pour les enfants perdus. Je dois admettre que je me suis assez bien débrouillée pour une première expérience.

Pendant une période plus tranquille, j’ai vu un petit garçon, l’air timide, qui s’approchait de mon stand. Il a mis un billet de dix dollars sur mon comptoir et m’a demandé s’il avait assez d’argent pour acheter mon livre. Je lui ai expliqué très gentiment que je ne pensais pas que mon histoire pouvait l’intéresser et qu’il trouverait des livres pour les enfants un peu plus loin. Je lui ai donc indiqué le chemin. Un copain, à l’air plus dégourdi, est arrivé près de lui, m’a fait un sourire et les deux gaillards sont repartis vers le coin des livres pour les enfants.

Environ une demi-heure plus tard, qui vois-je arriver à nouveau? Le même petit garçon avec un livre dans un sac. Il a pris son courage à deux mains et m’a demandé s’il pouvait avoir un signet et si j’accepterais de le lui signer. Sincèrement, j’admets que j’ai été surprise. Je lui ai autographié avec plaisir et j’ai aperçu ses yeux briller de joie derrière ses lunettes quand il m’a remerciée. Puis, il s’est retourné vers son ami, l’air triomphant. Alors, l’autre garçonnet s’est avancé à son tour vers moi et m’en a demandé un également. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et maintenant, plusieurs enfants de la Mauricie ont mon autographe sur un signet, une feuille de papier ou, pour les plus organisés, dans un petit carnet personnel. Je pense qu’ils étaient particulièrement impressionnés par la photo de la page couverture. Les plus curieux sont repartis avec quelques notions de la Louisiane.

Le dimanche, en fin après-midi, j’ai rencontré un journaliste de cette région, André Bouchard, un personnage très sympathique. Il a déjà rédigé un article sur mon livre et en sortira un autre à l’été. J’ai également été approchée pour donner une entrevue sur une chaîne de télévision de Trois-Rivières. Je vous en reparlerai fort probablement à l’automne.

France Valiquette



La nouvelle du vendredi 18 avril 2008.

Le roi du Zydéco, Clifton Chénier, est accordéoniste et chanteur. Il a inventé cette musique vers 1944 en jouant sur le coin des rues avec ses cousins mais c’est seulement dix ans plus tard qu’il enregistrait son premier disque Zydéco. À partir de ce moment, ce musicien créole de grand talent à la personnalité flamboyante réussit à créer un véritable envoûtement pour cette musique. Il fit même une tournée en Europe où il fut acclamé comme un héros. Il est décédé le 12 décembre 1987 à l’âge de 62 ans. Malheureusement, on avait été dans l’obligation de lui amputer les deux jambes suite à des complications dues au diabète et à une maladie rénale. Pour une grande majorité de Créoles de la Louisiane, cet homme demeure encore aujourd’hui leur plus grande idole. À quelque reprises, j’ai pu constater la fierté pointée dans le regard d’un Créole quand je leur parlais de Monsieur Chénier. Son fils, C. J. Chénier, est également un excellent musicien et son band porte le même nom que celui de son père, « C. J. Chenier & the Red Hot Louisiana Band ». La seule différence est son prénom. J’ai eu le plaisir de l’écouter et de danser sur sa musique à plusieurs de ses spectacles; mais, chose curieuse, jamais en Louisiane car il n’y joue que très rarement…

«  Peter Dugas a réussi à passer à travers sa peur et à interpréter au saxophone la chanson, « I was to go home
 », de Clifton Chénier, en mémoire de ses collaborateurs décédés ».

France Valiquette

Salon du livre de Trois-Rivières.

Je serai au Salon du Livre de Trois-Rivières  le 3-4-5-6 avril 2008.
Pour plus d'informations,
www.sltr.qc.ca ou 1-819-376-1991.
Au plaisir de vous rencontrer.
France Valiquette
Nouvelle du vendredi 21 mars 2008.

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C’était en avril 2005, le soleil brillait sur un ciel splendide. Il faisait plus beau et chaud que j’avais prévu. Après de longs mois d’hiver, quel plaisir de célébrer Pâques sous des cieux plus cléments. Blake Oliver m’avait invitée dans leur petit studio de musique à Bâton-Rouge pour assister à une de leur pratique. Le groupe The Terms se préparait à ce moment-là à sortir un premier CD et c’était le début des récitals qui commençaient. Le Jeune band était très fier qu’une Canadienne française s’intéresse à leurs compositions et interprétations. J’ai pu connaitre avec eux une autre vision de la Louisiane ainsi que les perceptions et rêves de cette génération que plusieurs étrangers ignorent.

Les fêtes de Pâques pour les Cadiens, c’est aussi le temps des grands rassemblements pour faire des barbecues et bouillir des écrevisses. J’étais à mon troisième voyage mais je ne me suis pas méfiée ; alors, j’ai mangé des écrevisses tellement épicées que je me suis retrouvée complètement étouffée et incapable de respirer. Je ne pensais pas que cela était possible ; inutile de vous dire que j’ai eu ma leçon. Si vous vous rendez en Louisiane, vous prenez une toute petite bouchée, vous attentez quelques secondes et vous pourrez alors décider si vous pouvez continuer à manger le mets servi. Il est inutile de vous rendre malade, les Cadiens comprennent que cela n’est pas dans nos coutumes.

Tout est fleuri et le parfum des fleurs est d’une telle sensualité, c’est un des plus beaux moments de l'année pour voir ma chère Louisiane.

Joyeuse Pâques! Que plaisir et musique soient au rendez-vous!

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 21 février 2008.

J’ai eu envie ce mois-ci de vous parler du Mardi Gras qui avait lieu cette année le cinq février, alors nous aurons Pâques quarante jours plus tard. Vous avez sans doute entendu parler de celui de la Nouvelle-Orléans mais en Louisiane chaque ville et village fêtent le Mardi Gras. Certains travaillent à la conception de leur costume durant des mois pendant que d’autre vont les louer. La fête commence souvent trois semaines avant et cette année les Louisianais n’ont pas eu grand repos après les festivités du jour de L’An.
Je suis allé en 2004, mais malheureusement, j’ai eu des problèmes de caméra alors vous ne pourrez pas voir mon magnifique costume… les gens s’arrêtaient dans les rues pour me prendre en photo. Je voulais faire honneur à la créativité québécoise Pour le Grand Jour; j’avais choisi celui d’Eunice, le Mardi Gras traditionnel d’autrefois. Les Mardi Gras arrivaient de la campagne environnante à cheval, certain tenant une poule dans une de leur main ainsi s’organisait la parade dans les rues de cette petite ville. Des chars allégoriques défilaient avec la chanson du Mardi-Gras interprétée de différentes façons. Le plaisir des gens était d’attrapé des colliers multicolores lancés à partir des chars. Je vous mentirais si je ne vous disais pas que la bière ne coulait pas à flot mais des policiers souriant, veillaient à maintenir l’ordre et la sécurité. Quand la parade fut terminée alors les meilleurs musiciens cajuns de la Louisiane sont là; pour vous faire danser dans les rues. Hé oui ! les Cadien peuvent danser… encore et encore, pendant des heures.

France Valiquette

Voici le texte intégral de La chanson des Mardi Gras.

Interpréter ici par Zachary Richard en 1977 www.zacharyrichard.com

Les Mardi Gras s’rassemblent une fois par an
Pour d’mander la charité
Ils s’rassemblent un fois par an
Tout à l’entour du grand moyeau

Capitaine, capitaine voyage ton flag
Allons aller chez nos voisins
Capitaine, capitaine voyage ton flag
Allons aller sur le chemin

Les Mardi Gras d’mandent la rentrée
À chaque maître et à chaque maîtresse
Ils d’mandent la rentrée
Avec tous les politesses

Donnez nous aut’s un ‘tite poule gras
Ou bien un ‘tit peu d’ riz
On vous invite de v’nir ce soir
Manger du bon Gumbo

Voulez-bous bien recevoir ces Mardi Gras.
Cette grande bande de grand soulards
Les Mardi Gras vous remerci bien
De vot’ bonne volonté

Les Mardi Gras viennent de tous partout par tout
Pour d’mander la charité
Ils s’rassemblent de tout par tout
Mais principalement du grand bayou

Allons aller sur le chemin


Nouvelle du vendredi, le 18 janvier 2008.


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Mon livre « Mercedes Leroyer ; Partie 1, Louisiane » a été bien reçu à Lafayette. Les gens étaient touchés… mais malheureusement, peu d'entre eux pourront le lire car cela représente un gros défi  pour les Cadiens et les Créoles de lire en français.

J'ai eu du bon temps avec Norbert, le seul personnage non fictif de mon livre.  Nous sommes allés dans les bayous durant des heures.  La température était plus froide certain jours mais quand elle s'est réchauffée, nous avons pu y voir de nombreux oiseaux; par contre, les alligators sont en dormance l'hiver. J'ai même cuisiné du poisson frais, surnommé « saccalet », que Norbert avait pêché ; c'est plus délicieux que du poisson-chat. Il était allé à la chasse et avait manqué deux chevreuils ; je lui ai dit :
-C'est sûrement  la « mire » de ton fusil qui est le problème.
Il a souri.
- C'est sûr que t'as raison!

Ce fier Cadien a plus de 74 ans et conserve une bonne énergie.  Sa passion, c'est la nature et il a toujours gagné sa vie avec elle. Ses yeux brillent quand il raconte ses plus belles chasses aux alligators. Il est photographié dans National Geographic avec une superbe prise mais je ne me souviens plus en quelle année.  Malheureusement, ses enfants n'ont pas la même passion mais un de ses petits-fils âgé de 16 ans a commencé à développer le même intérêt que lui.  Ils passent beaucoup de temps ensemble et cela le rend des plus heureux.

Je suis moi aussi en train de me trouver un deuxième père comme Mercedes… et cela me remplit de joie.

France Valiquette

Nouvelle-Orléans, le 20 décembre 2002.


C’est une ville du Sud qui a une âme bien particulière et je peux déjà sentir une partie de son histoire. Je marche dans le French Quarter et j’entends la musique m’interpeller à chaque coin de rue, le jazz, le blues… J’aime. Durant mon séjour dans cette ville, à chaque fois que je sortais ma carte pour chercher ma route, des gens blancs ou noirs, hommes ou femmes s’arrêtaient pour me renseigner. Je n’avais jamais connu ça dans aucun autre de mes voyages.

L’automne précédent mon voyage, j’avais décidé de prendre des cours de danse car je n’avais pas beaucoup dansé durant les dernières années. J’arrive au pays des Cadiens et je me rends au Whiskey River, un bar situé sur le chemin de la Levée à Henderson, suggestion de Zachary Richard pour la danse du dimanche après-midi de 16 heures à 20 heures avec musique « live ». À la deuxième chanson, on m’invite à danser et je comprends très rapidement que c’est mieux d’oublier mes cours et de me laisser porter par tous ces excellents danseurs. Quel plaisir… impossible de vous décrire. Après, j’ai connu le zydeco où là, les meilleurs danseurs sont les Noirs, évidemment. Quand vous avez un band de musiciens blancs, vous avez la majorité de Blancs; si vous avez un band de musiciens noirs, vous aurez plus de Noirs. Excepté pour Gino Delafose, tout le monde est là!!!

Geno
http://www.ritmoartists.com/Geno/delafose.htm

Je vous souhaite un Noël rempli de musique. Quant à moi, je retourne au pays des écrevisses… pour présenter mon livre et prendre un bain de musique.

France Valiquette

Lancement de Mercedes Leroyer...


*Une nouvelle vous parviendra tous les 3ème vendredi du mois.



Le lancement de mon livre, Mercedes Leroyer ; Partie 1, Louisiane, fut un très grand succès. Au jazz resto-bar DIEZEonze, sur la rue St-Denis, nous avons, les musiciens et moi, pu recréer une atmosphère chaleureuse et des plus joyeuses comme nous retrouvons si souvent dans ma chère Louisiane. Voici quelques photos de l’événement.
Musiciens2SignatureChants
Suzi Arioli; caisse claire
Jordan Officier; guitare et violon
Benoit LeBlanc; soliste, piano et quitare
Harlan Johnson; soliste, accordéon cajun
France Valiquette; soliste
Denise Desjardins et Francine Drouin; choriste



J’aimerais vous raconter cette histoire vraie : << Il y avait, au début du siècle dernier en Louisiane, un excellent musicien noir qu’on nommait Amédé. Les bourgeois blancs l’invitaient volontiers avec ses amis pour jouer sa musique à leurs grandes fêtes, N’oubliez pas que dans ce coin de pays, tout était prétexte pour danser et s’amuser. Un soir d’été particulièrement chaud et humide, la sueur dégoulinait sur le visage d’Amédé et une jeune femme blanche fort jolie lui sourit en lui tendant son mouchoir de dentelle pour qu’il puisse s’essuyer le front. Le musicien fut retrouvé le lendemain dans un fossé; il avait été battu à mort. >>
C’est en souvenir de lui que j’ai donné son nom au petit garçon créole de Natchitoches…

France Valiquette


Lancement de Mercedez Leroyer le 12 novembre...


* * *

Les Éditions Manuka
ont le plaisir de vous inviter au lancement de

Mercedes Leroyer,
partie 1: Louisiane,
un roman
de France Valiquette

* * *

La soirée sera accompagnée
de musique Louisianaise “Cajun”
avec le groupe Grouyan Gombo
et la participation spéciale
de Susie Arioli et de Jordan Officer.

* * *
Lundi, le 12 novembre 2007
De 17:30 à 20:30
Au DIESEonze
4115-A Saint-Denis
Montréal.
(environ 10 minutes du métro Mont-Royal)

Une réponse (au 450-668-4821) serait appréciée nous informant du nombre de personnes qui vous accompagneront au lancement.

* * *

Dieseonze

Petite histoire d'une randonnée...

L'aventure a commencé après cette question écrite à Zachary Richard. Comment sentirais-je l'âme de la Louisiane? Zachary m'a simplement répondu: « Si tu veux sentir l'âme de la Louisiane tu dois y aller souvent » et il m'a donné quelques conseils pour y arriver.

L'étincelle c'est produit à mon premier voyage en décembre 2002 sous le violon de David Greely. Ce musicien membre du meilleur band cajun de la Louisiane, Steve Riley and the Mamou Playboys. David m'a fait plonger dans l'âme de sa chère Louisiane. Je me suis rendu plus de douze fois dans ce pays que j'ai appris à, profondément aimer. Delà m'est venue l'idée de partager une parcelle de moi-même à travers mon héroïne, Mercedes Leroyer. Cette femme de cœur qui oscille entre le Québec et la Louisiane...

Abrebayou


Remerciements


À …
Tous les musiciens de la Louisiane qui ont chaleureusement partagé leur amour de la musique avec moi.

À…
Blake Oliver pour sa loyale amitié et sa passion pour la musique.

À Curley Flurence, shérif à Lafayette, pour sa précieuse collaboration.

À …
Norbert Leblanc « authentique chasseur d’alligator » que j’ai rencontré à mon premier voyage en 2002. Une belle relation s’est tissée entre nous, passionné de la nature. Norbert est mon seul personnage non-fictif de ce livre. Il propose maintenant des excursions en chaloupe sur le lac Martin.

À …
François Lessard, mon merveilleux guide du cratère de Charlevoix

À …
Harlan Jonhson, le premier musicien accordéoniste cajun Montréalais que j’ai rencontré. Il est en amour avec la Louisiane depuis de très nombreuses années.

À …
Silvie Delorme, cette femme dont la sensibilité est d’une richesse sans fin …

À …
Denise Desjardins que je connais depuis presque toujours. Elle m’a accompagné de la conception de l’idée jusqu’à la naissance de Mercedes Leroyer.

À vous tous…
Acceptez toutes mes amicales remerciements.

France Valiquette