Nouvelle du vendredi 20 janvier 2012.
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LA POUSSIÈRE DE GRENAT.

Le parc de Pfieffer cache une magnifique plage de couleur pourpre. L’automne dernier, un bon copain connaissant ma passion pour la nature m’avait envoyé un diaporama sur des plages incroyables qui se trouvent à travers le monde. J’ai fait quelques recherches et j'ai retenu celle-ci que j’ai intégrée dans le voyage que je projetais de faire à la fin décembre.

Un voyage où le soleil m’attendait tous les matins pour une nouvelle aventure. J’avais demandé à Saint-Nicolas pour Noël de pouvoir trouver et de voir cette beauté de notre mère, la Terre. Tôt le matin, j’ai quitté San Francisco et suis descendue vers le sud en suivant la côte et c’est seulement en fin de journée, en prenant une petite route étroite et sinueuse que je suis enfin arrivée à l’endroit tant souhaité.

Le début du crépuscule se préparait et l’Astre divin allait finir par disparaître dans les eaux tumultueuses de l'océan Pacifique. Seulement de vous en parler, j’en ai presque les larmes aux yeux. Imaginez les reflets du soleil sur la poussière de grenat ainsi que le jeu des vagues agonisantes sur la plage. J’aurais voulu qu’il m’emporte avec lui dans la paix et la sérénité de ce merveilleux jour de Noël.

Le lendemain, j’ai passé une grande partie de la journée dans cet endroit à me laisser pénétrer par l’énergie que dégageait ce lieu mythique. J’ai quitté ce parc en lui disant un « au revoir », et j’ai demandé à l’univers de me permettre d’y revenir un jour.

J’ai réalisé à travers les nombreuses aventures que j’ai vécues dans ce voyage en Californie que ce que je désire maintenant le plus, c’est de sentir et comprendre les secrets de l’énergie de l’univers ainsi que toute l’intensité de la spiritualité que renferme le cosmos. Je crois que tout ce l’homme a inventé, les codes en existaient déjà dans l’univers. J’avais déjà lu cette pensée dans un écrit du grand philosophe bulgare, Mikhaël Aïvanhow; je le croyais, mais je saisis mieux maintenant ce qu’il voulait nous dire.




Laguna, Californie, 31-12-2011
France Valiquette

Décembre 2011.

Bonjour à chacun d'entre vous.


L’année 2011 m’a permis de terminer ma belle aventure de la trilogie sur le sud des États-Unis. Quand J’ai débuté mon premier livre, je ne savais pas encore où cela me conduirait, mais quelle richesse cela m’a apportée! Tous ces voyages et questionnements qui m’ont inspirée, ainsi que tous ces peuples qui habitent ces états américains m’ont fait découvrir tellement de nouvelles choses. Cela m’a permis de comprendre un peu plus la vie, comment je me situe à l’intérieur d’elle et où je veux continuer d’aller… Mon prochaine livre nous fera voyager en Nouvelle-Zélande.


Ce merveilleux endroit que l'on surnomme:

« Le paradis perdu ».


Je vous souhaite pour la prochaine année 2012 de l’Énergie afin de pouvoir vivre les projets les plus nobles qui vous habitent.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 25 novembre 2011.

LA LIBERTÉ.

Les quelques pas qu’il lui restait à marcher avant d’arriver au motel qui était situé sur le bord de la route nationale lui semblèrent durer une éternité tant la fatigue l’accablait. Philippe ne réussissait pas à savoir si c’était à cause de la pénible discussion qu’il avait eue au préalable avec son père ou les nombreux kilomètres qu’il avait parcourus durant la journée qui l’avaient mis dans ce triste état.

Il poussa la porte de l’établissement et aperçut un homme au crâne chauve derrière un comptoir qui l’accueillit avec un air jovial. Il lui demanda, d’une voix anxieuse, le prix de sa chambre la moins dispendieuse. L’homme le regarda plus attentivement et lui proposa une petite chambre pour à peine vingt dollars. Philippe soupira de soulagement et déposa l’argent sur le comptoir. Son père avait refusé de l’aider financièrement pour terminer son voyage et il avait pris la décision qu’il se débrouillerait dorénavant tout seul. Il voulait enfin connaître le goût de la vraie liberté.

Le lendemain, il se leva tôt et se rendit à la petite salle à manger où était servi le déjeuner, car la faim lui tenaillait le ventre. Il trouva le propriétaire qu’il avait rencontré la veille à son arrivée derrière le comptoir du restaurant dans un état frôlant la panique. Son épouse qui s’occupait généralement de préparer les déjeuners s’était réveillée avec une forte fièvre et il devait s’occuper de préparer les repas pour les clients. Philippe, sans prendre le temps de réfléchir, lui offrit son aide. Il se retrouva alors à la cuisine à faire cuire les œufs et les saucisses, à rissoler les pommes de terre et à trancher les tomates pendant que monsieur Thoiry servait les clients.

Les années passèrent et le motel était toujours aussi bien entretenu, mais il avait été vendu il y avait une bonne dizaine années à monsieur Philippe. En fait, il n’était jamais reparti de la petite ville où il s’était arrêté un soir pour dormir, excepté pour les voyages qu’il s’offrait une ou deux fois par année. Il se sentait un homme libre et il aimait son travail. Un violent orage avait éclaté vers la fin de l’après-midi et il fut surpris d’apercevoir une dame seule, complètement trempée, venir vers la réception. Il lui proposa sa meilleure chambre, celle ayant comme nom : « Autriche ». Elle le regarda étonnée et il lui expliqua en souriant que toutes ses chambres portaient le nom d’un pays qu’il avait déjà visité. Anne Daviault pénétra dans le royaume autrichien et fut étonnée de trouver des magnifiques photos de cette région qui ornaient les murs. Son regard se posa sur le bureau et elle aperçut un cartable simplement intitulé :

« Un voyage au pays de Sissi ». Elle ouvrit le document et découvrit à la première page une magnifique photo de l’impératrice d’Autriche.

Elle avait pris une douche bien chaude car la pluie l’avait glacée et s’était ensuite confortablement installée dans son lit. Anne plongea dans le manuscrit qu’elle parcourut du début à la fin.

Il se faisait tard et les clients ne viendraient plus avec cette pluie torrentielle qui continuait à balayer les routes. Philippe se préparait à éteindre les lumières de la réception quand il vit Anne surgir devant lui. Elle l’avait regardé avec insistance et avait fini par lui demander si c’était bien lui qui avait écrit le document qu’elle avait entre les mains. Au début, Philippe n’avait pas compris sa question et quand il l’avait enfin saisie, il s’était mis à rire.

Il lui expliqua qu’il adorait écrire ses souvenirs de voyage et que cela lui permettait de patienter jusqu’au prochain. Elle lui demanda s’il n’avait jamais pensé les envoyer à un éditeur et Philippe lui avait répondu qu’il l’avait déjà fait à deux reprises. Il n’avait jamais reçu de réponse; alors, il avait laissé tomber. Le lendemain, elle était repartie en lui demandant la permission de prendre trois manuscrits avec elle.

Quelques mois plus tard, en rentrant d’une incroyable aventure dans la forêt amazonienne, il avait trouvé une lettre d’Anne. Elle s’excusait du temps qu’elle avait mis avant de lui donner des nouvelles car elle avait dû s’occuper de sa fille gravement malade et qui était maintenant décédée du sida. Elle s’était remise au travail et avait réussi à trouver une maison d’édition qui acceptait de publier ses récits de voyage. Le directeur de l’entreprise espérait qu’il en aurait d’autres à lui proposer prochainement. Anne terminait en lui demandant ce qu’il en pensait.

Philippe s’était assis derrière son comptoir en rêvant déjà à cette nouvelle opportunité que pourrait lui donner sans doute ce revenu… inattendu.

Plus de liberté pour pouvoir faire ce qu’il aimait le plus, partir à la découverte d’autres mondes.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 21 octobre 2011.

Je suis allée voir le spectacle équestre de Cavalia : Odysséo. Du point de vue technique, la présentation était spectaculaire et le jeu des chevaux libres étaient remarquable malgré la grande nervosité que je sentais chez la plupart des chevaux, ce qui m’a attristée. Ces magnifiques animaux avaient exécuté leur travail sans joie avant de retourner dans leur tente-écurie près d’une autoroute où ils vivraient durant des semaines. À la fin des représentations, les chevaux auraient sans doute un peu de repos à la campagne avant de repartir pour une longue tournée.

J’ai eu la chance de voir dans différents pays des spectacles de chevaux à l’extérieur et je me rappelle celui d’Ebbs en Autriche où le soleil s’était réellement couché derrière les montagnes. Les chevaux étaient dans un paysage naturel et je les avais sentis heureux et disponibles à travailler… c’était alors renversant de les voir. Après le spectacle, on les avait conduits dans de grands enclos où ils étaient de nouveaux libres dans un habitat où ils pouvaient refaire leur plein d’énergie.

Je peux comprendre qu’à une autre époque, la vie de l’homme pouvait dépendre d’un cheval et que leur situation était souvent très précaire comme celle de leur propriétaire. Mais aux 21ième siècle, comment sommes-nous arrivés à traiter les animaux sans respect pour ce qu’ils sont réellement en les utilisant souvent comme des jouets. Il y a quelques semaines, j’ai aperçu sur le trottoir un chien avec un imperméable et je suis restée complètement sidérée. Ils sont devenus prisonniers de nos caprices et développent souvent de nouvelles maladies. Je pense que de savoir aimer un animal, c’est établir une relation en respectant leur dignité et leurs besoins réels…

J’ai souvenance d’un Navajo avec qui j’ai monté à cheval dans les canyons. Au retour de notre randonnée, la première chose qu’il a faite a été de leur donner à boire; après, nous les avons reconduits au pâturage et tous les autres chevaux sont venus à sa rencontre. Il m’a ensuite présenté à chacun d’entre eux avec fierté. C’était ses compagnons. Je me rappelle d’une petite jument qui s’appelait Katrina. Elle était née la journée où l’ouragan du même nom a dévasté une partie de la Louisiane.


« Le cheval rendra l’homme noble, si l’homme sait l’aimer ».



France Valiquette


Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate




France Valiquette
« Californie; Mercedes Leroyer, partie 3 »
Les Éditions Manuka




La romancière France Valiquette nous revient avec une très touchante histoire dans son dernier livre sur le sud des États-Unis : « Californie; Mercedes Leroyer, partie 3 ». Suite à un souvenir marquant de son adolescence, elle décide de se rendre en Louisiane à la recherche de l’âme de cet endroit mythique sous les conseils éclairés de Zachary Richard. L’idée de cette trilogie sur la survie commença à germer dans son esprit durant ses nombreux voyages.

« Californie; Mercedes Leroyer, partie 3 »
L’aventure se poursuit dans la Californie, l’Arizona, la Louisiane et le Tennessee. Mercedes, après avoir accompli sa dernière promesse faite à Ekis, décide d’aller s’installer en Californie pensant pouvoir réaliser son rêve de pratiquer de la thérapie avec les chevaux. Mais le vieux chef navajo, Takoya, réussit à convaincre l’asdzáni kf de venir travailler quelques mois par année dans la réserve. Mercedes se retrouve sur la route avec un jeune cowboy, Jim, à soigner les chevaux et leurs propriétaires… Un drame surviendra qui laissera notre héroïne brisée.

Peter, ressentant un amour profond pour elle depuis des années, essaiera de venir à son secours, mais seuls les chevaux pourront peut-être influencer son destin et l’aider à survivre sans se renier.

La Trilogie
L’histoire de son premier tome : « Mercedes Leroyer; Louisiane, partie 1 » se passe entre le Québec et la Louisiane, Mercedes fait la rencontre d’un shérif, Peter Dugas, à Lafayette dans des circonstances des plus troublantes… et celui-ci décide de croire à son histoire car il la sent incapable de mentir. Peter est un musicien dans l’âme mais a dû abandonner sa passion afin de pouvoir connaître son fils. Il a maintenant choisi d’aider les jeunes en détresse avec le pouvoir de la musique quand cela lui est possible, plutôt que de les mettre en prison. Le second roman : « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 » se déroule entre l’Arizona et la Louisiane. Mercedes se rend dans la réserve des Navajos afin de mieux connaître ce peuple et leur ancêtre Anasazi. Lors d’une randonnée dans un canyon, un géologue navajo, Ekis Butahé, lui sauve la vie de justesse… Ekis est un homme de science mais il est aussi le descendant d’un grand-père chaman. Il lui a fallu de longues années pour apprendre à vivre en harmonie avec son esprit scientifique et les croyances spirituelles de son peuple. Un lien profond se tisse entre eux quand Ekis réalise que Mercedes est une asdzáni kf.

France Valiquette, auteure et thérapeute, partage dans ses romans sa vision des comportements humains et leurs influences sur la société. Elle réussit à travers ses personnages à faire resurgir l’étrange force positive ou négative qui les habite et cela nous aide à mieux comprendre comment certains peuples survivent envers et contre tous tandis que d’autres civilisations disparaissent.


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Contact avec les médias
Denise Desjardins
Tel. 450-933-8165
desjardinsdenise@videotron.ca
contactmanuka@bellnet.ca

France Valiquette
« Californie; Mercedes Leroyer, partie 3 »
LES ÉDITIONS MANUKA

Distribution Benjamin Livre
www.francevaliquette.com

Nouvelle du vendredi 26 août 2011.

Quand j’étais enfant, vers huit ou neuf ans, assise sur la balançoire que mon père m’avait installée, je pouvais chanter pendant des heures des refrains que j’inventais. Ma mère n’aimait pas la musique; alors, je profitais de la liberté que me donnait l’été à la campagne pour vivre ma passion.

À l’adolescence, je m’enfermais dans ma chambre avec ma mini chaîne-stéréo pour écouter de la musique quand je ressentais de la joie ou de la grande tristesse. J’ai écrit sur la quatrième de couverture de mon premier livre : Mercedes Leroyer; Louisiane, partie 1 : « S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait ». C’est ce que je ressens au plus profond de mon être depuis mon enfance… car la musique m’a si souvent guérie de tant de maux.


Mercredi, le 27 juillet 2011.

Je me suis rendue au Centre Molson avec le sentiment que je passerais un bon moment musical. Le spectacle a commencé en retard car les gens ont souvent l’habitude d’arriver à la dernière minute et comme le Centre Molson était complètement rempli, cela a pris du temps avant que tout le monde soit bien installé. J’avais entendu à la radio que Sir McCartney donnait la plupart de ses spectacles sans entracte.

J’étais allée aux toilettes avant de me diriger vers mon siège, ce qui ne fut pas le cas de plusieurs personnes qui buvaient de la bière et qui se tenaient pliées en deux vers le milieu du concert, ne voulant rien manquer. J’étais placée à droite de la scène dans les estrades avec mes jumelles quand il a monté l’escalier devant moi pour se rendre sur la scène. Il portait un veston rouge de coupe un peu militaire et cela m’a fait sourire… une veste d’ailleurs qu’il n’a gardée que le temps de quelques chansons. Il portait également des bottes noires de style western avec des talons d’environ six centimètres de hauteur, ce qui lui permettait de glisser sur la scène et d’avoir l’agilité et la souplesse d’un félin.

Après sa troisième chanson, j’ai ressenti un étrange malaise. Je pouvais apercevoir le halo d’énergie de ses mains et j’étais captivée de le voir jouer de la guitare mais je ne pouvais mettre de mots sur ce que je vivais. Paul vint s’asseoir à un piano à queue qui était juste devant l’endroit où je me tenais; ainsi, il était dos à moi et je pouvais apercevoir ses mains qui se déplaçaient sur le clavier. Les larmes me vinrent aux yeux. Je venais de comprendre, même si je n’avais jamais pensé que cela puisse être possible. Le champ électro magnétique de ses mains était tellement puissant et si parfaitement maîtrisé que la note de musique commençait à vibrer une fraction de seconde avant qu’il eut posé ses doigts sur le clavier. J’étais renversée… Ce musicien vit intensément sa musique et surtout, il a toujours cru en elle depuis la nuit des temps. C’est pourquoi il la partage avec les autres avec une facilité incroyable.

Paul McCartney a rencontré John Lennon à l’adolescence; il jouait déjà de la guitare et du piano et composait sa musique. John, à cette époque, était plus influencé par la musique d’Elvis Presley et ce serait lui qui l’aurait amené à écrire et à composer sa musique. Après, s’est greffé George Harrison; ensuite, ils ont joué avec quelques autres musiciens et enfin est arrivé Ringo Star. Les Beatles sont nés et leur musique a révolutionné le monde.

Ma croyance est qu’il y avait très certainement un autre membre du groupe qui avait une perception de la musique assez similaire à celle de Paul.



France Valiquette

Nouvelle du mardi 21 juin 2011.

Je vous souhaite un agréable été et pour l’égayer, je vous offre une chanson du dernier album, Grand Isle de Steve Riley & the Mamou Playboys un des meilleurs bands de la Louisiane. Vous y trouverez cette surprenante interprétation de la chanson de madame Édith Piaf « Non, je ne regrette rien » qui est, à mon humble avis, très réussie.

www.mamouplayboys.com

Je vous reviens cet automne avec mon prochaine livre.

« CALIFORNIE; MERCEDES LEROYER, PARTIE 3 ».





France Valiquette

Nouvelle du vendredi 20 mai 2011.


Une maison écologique
« The Holy Cross, Projet »

La phénoménale, Ruthie Foster,


Je suis de retour depuis à peine quelques jours de la Louisiane. Je me suis rendue à la Nouvelle Orléans et j’ai pris le temps d’aller visiter le projet de la fondation The Holy Cross, Projet « Global Green U.S.A. » parrainé par l’acteur américain bien connu Brad Pitt. J’ai enfin pu voir la brèche qui s’était produite dans la Levée durant l’ouragan Katrina et j’ai pu constater les réparations qui y ont été faites. Après toutes ces années, j’ai eu la surprise d’apprendre ce qui avait causé vraiment une bonne partie des dommages. Un bateau a heurté la Levée probablement durant l’ouragan et cela a considérablement aggravé l’inondation qui s’était produite à l’époque. Le site est pratiquement nettoyé. Les maisons qui se trouvaient à cet endroit avaient été évaluées en moyenne à soixante mille dollars que le gouvernement américain a remboursés aux propriétaires possédant la preuve de la propriété de leur terrain.

La fondation créée par Brad Pitt avait lancé un concours international d’architecture pour des plans de constructions qui pourraient résister aux assauts répétés de la nature dans cette région. Des maisons écologiques sont maintenant construites pouvant mieux s’adapter au climat. Les murs sont en béton, donc plus solides; des panneaux solaires emmagasinent l’énergie, des réservoirs recueillent l’eau de la pluie et les bois utilisés supportent mieux l’agression des insectes et des moisissures. Ce sont des bâtisses qui respectent le style de la Nouvelle-Orléans que j’ai trouvé très bien aménagées et jolies.

Les anciens propriétaires de ces terrains peuvent avoir ces maisons écologiques valant environ cent cinquante mille dollars pour la somme que le gouvernement leur a remboursée sur leur ancienne demeure. La fondation assume la balance du coût de la propriété. Après toutes ces années de difficultés et d’épreuves, pour tous ces gens, cette terrible expérience se transforme en quelque chose de positif.

Pendant mon séjour, j’ai participé à trois festivals. Le premier : le Festival International de Louisiane à Lafayette; le second : le New Orleans Jazz Fest & Heritage Festival et le dernier : le Festival des Écrevisses à Breaux Bridge. J’ai vécu de beaux moments de joie, des envolées musicales qui vous chavirent l’âme et plusieurs autres pas de danse à mon actif.

Une dernière bonne nouvelle; Zachary Richard a chanté durant une trentaine de minutes sur la plus grande scène au Jazz Fest. C’était, je pense, sa première apparition musicale depuis son accident vasculaire cérébral et une de mes amies qui le connait depuis longtemps lui a fait une accolade après son spectacle et elle m’a certifié… qu’il allait beaucoup mieux. Je n’ai malheureusement pas assisté à sa prestation car je n’étais pas à la Nouvelle-Orléans ce jour-là.

Le spectacle qui m’a le plus fait vibrer était celui de Ruthie Foster au Jazz Fest à la tente du blues. J’avais connu cette chanteuse et excellente guitariste au Festival de Jazz de Montréal il y a quelques années. Ruthie a entraîné avec sa musique toute la foule et cela a été mon plus beau moment musical de ce voyage agrémenté par le parfum des fleurs louisianaises sous un merveilleux ciel bleu du printemps.

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 22 avril 2011.

Pour la Fête de Pascale,

J’aimerais vous raconter cette belle histoire ou légende de Sainte Agnès.

« En 304 après J.C., Sainte Agnès a été décapité.

Elle était une jeune fille romaine qui avait adhéré au Christianisme et que le fils du gouverneur romain voulait comme femme…

Elle avait refusé…

Le fonctionnaire romain avait ordonné qu’elle soit forcée à se prostituer dans le temple romain pour la punir de sa foi chrétienne…

Elle avait été amenée dans une maison close et avait été complètement dépouillée de ses vêtements…

Selon la légende, ses cheveux auraient poussé durant la nuit afin de couvrir sa nudité…

En raison de différents évènements surnaturels, elle avait été considérée comme sorcière… »

Agnès serait donc passée de sorcière à sainte dans l’espace de quelques siècles.

J’imagine que cela doit faire partie des vrais miracles de la vie!



Joyeuse Pâques.

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 25 mars 2011.

La peur est-elle devenue votre ennemie?

À l’âge de sept ou huit ans, je demeurais à la campagne près d’une rivière et mon père travaillait souvent à l’extérieur. J’avais entendu des voisins raconter qu’il y avait un vagabond qui se promenait dans les environs. Mon père n’était pas le genre à avoir peur des étrangers, mais comme il était souvent parti de la maison, la peur s’était glissée sournoisement en moi. Déjà que je n’étais pas très brave dans la noirceur, il y avait maintenant le spectre de cet homme qui rôdait...   Le jour, je continuais mes longues promenades avec ma chatte et mon chien sur le bord de la rivière et dans le petit boisé, mais le soir, j’avais de plus en plus peur.

Un après-midi où je revenais d’avoir été cueillir des framboises, j’avais aperçu au loin l’ombre d’un vieil homme courbé, mais je n’en avais parlé à personne. Le lendemain matin, à mon réveil, j’avais décidé de demeurer un peu plus longtemps dehors à la brunante. Chaque fin de journée, je travaillais à apprivoiser la noirceur, je rentrais tremblante à l’intérieur de la maison avec la peur qui me serrait le ventre, mais chaque soir, je réussissais à rester quelques minutes de plus dans l’obscurité. Puis, progressivement, ma frayeur a diminué. Une nuit, en cachette, après que tout le monde eut été endormi dans la maison, j’avais réussi à aller admirer les perséides du mois août.

Quelle belle victoire pour une petite fille que l’on traitait de peureuse! Je n’ai jamais su réellement si, cet été-là, il y avait eu un itinérant dans la région, mais j’avais appris que nous avions un pouvoir sur nos peurs.

Les années ont passé et j’ai été souvent confrontée à toutes sortes de peurs…   J’ai continué de vouloir déchiffrer celles qui pouvaient être réellement justifiées de celles qui étaient irrationnelles. Dans différents moments dans ma vie, je me suis retrouvée dans des situations de véritable danger et j’ai eu la chance de le ressentir dans chaque fibre de mon corps.

Je vais vous en donner un exemple : « Lors de mon dernier voyage en Nouvelle-Zélande, dans la ville de Christchurch, il y a eu des secousses sismiques, et la deuxième a été plus importante. J’étais dans un marché d’alimentation quand j’ai perçu qu’un tremblement de terre allait venir. D’ailleurs, je ne fus pas la seule à le ressentir, car d’autres personnes se sont déplacées dans le milieu de l’allée durant les mêmes secondes. Instinctivement, j’ai écarté un peu les jambes pour avoir plus d’équilibre, et j’ai laissé consciemment passer la secousse à travers moi, sans résister, pendant que je regardais les objets qui se trouvaient sur les tablettes s’écraser sur le sol. À la première secousse dans la nuit, j’avais eu peur, terriblement peur car je ne savais pas ce qui se passait. Cela m’a pris plusieurs semaines avant de réussir à dégager complètement toute cette tension dans mon corps qui était reliée à la trop grande décharge d’adrénaline libérée par mes surrénales ».

Exactement cinquante-huit jours plus tard, dans le centre-ville de Christchurch où j’avais demeuré dans un hôtel, il y a eu un tremblement de terre qui a causé un véritable désastre et tué plusieurs personnes. Quand j’ai vu les images de la catastrophe sur internet, mon corps s’est à nouveau crispé par réflexe, mais j’ai réussi dans les heures qui ont suivi à me défaire de la raideur dans mes épaules et dans mes jambes car le danger n’était pas réel.

Une grande partie de ma vie, particulièrement durant mon adolescence, les gens me répétaient sans cesse que j’étais trop sensible. Aujourd’hui, je considère que mon intuition est l’une de mes plus grandes richesses. Le fait de pouvoir reconnaître souvent une situation qui représente un véritable danger me protège, car si la peur nous paralyse, l’angoisse ou pire encore, nous diminuons ainsi notre qualité de vie.

J’ai développé ce précieux atout à travers les années grâce à ma sensibilité et ma détermination de vouloir vivre librement sans être toujours envahie par des peurs utopiques.

J’ai lu un jour cette phrase…   qui m’a beaucoup interpellée :

« Une vie vécue dans la peur est une vie à moitié vécue »



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 18 février 2011.

La plage sauvage de Oakura, Nouvelle-Zélande


Je me suis rendue à l’autre bout du monde durant un peu plus d’un mois en décembre et janvier derniers pour y faire des recherches pour un prochain livre. J’ai célébré le solstice de l’été au pays de l’Aotearoa « Nouvelle-Zélande » dont le premier peuple a été et est toujours les Maoris. J’avais déjà visité ces îles à deux reprises par le passé.

C’est un endroit d’une beauté presque inimaginable pour les amoureux de la nature. Nous retrouvons dans l’île du nord, celle qui est la plus industrialisée, la première ville du pays Auckland. Ces terres renferment des geysers dans la région de Rotorua, la capitale des Maoris. Il y a également les grottes de Waitomo, plusieurs volcans, le parc national de Tongariro où se trouve la quatrième plus belle montagne au monde ainsi que des plages magnifiques. À l’autre bout de l’île se trouve la ville de Wellington, la capitale qui est reconnue pour ses intérêts artistiques et c’est dans son port que l’on peut prendre le bateau pour une traversée de trois heures dans l’île du sud. C’est dans cette même région que nous y retrouvons « Les circuits du Seigneur des anneaux ».

La Capitale Christchurch est située sur ce qui est appelée la « terre de feu » dans l’océan Pacifique. Dans cette île, on y retrouve des fjords dont on a su protéger l’authenticité et la pureté des paysages. Je les ai trouvés encore plus spectaculaires que ceux de la Norvège que j’avais pourtant beaucoup appréciés. Ensuite, on y retrouve des glaciers ainsi que des montagnes à vous couper le souffle sur des kilomètres de côtes sauvages. Sur les plages de Kaikoura, on peut observer des otaries et plusieurs autres espèces d’oiseaux dont l’albatros royal. Cet oiseau est celui qui possède les plus grandes ailes au monde et il peut passer jusqu’à trois jours à voler en mer. L’élevage des moutons est très répandu. Il y a ceux pour la laine et ceux pour la viande. Je dois vous confier que je trouve qu’ils ont une vie merveilleuse car ils vivent pour la plupart sur le flanc des montagnes avec le souffle de la mer qui vient faire frémir leurs belles frimousses toutes bouclées. Les autres animaux d’élevage vivent dans la plus grande liberté dans les prés.

L’écologie est bien intégrée dans la façon de vivre des Kiwis et leur culture produit des fruits délectables ainsi que des légumes savoureux. Je n’avais jamais mangé de fruits aussi bons. Lorsqu’un Néo-Zélandais, « un Kiwi », m’a tendu un abricot qu’il venait de cueillir de l’arbre, j’ai alors enfin compris la chute du paradis terrestre… car si j’avais été à la place d’Adam, cela n’aurait pas été à cause d’une pomme que j’aurais pu glisser dans le péché… mais bien pour cet abricot. Sa sensualité, son parfum ainsi que sa texture dans ma bouche m’ont presque menée à l’extase…

La Nouvelle-Zélande est considérée comme étant parmi les nouveaux pays émergeants de producteurs de vin d’excellente qualité. Il est inutile de vous dire que le vin est à l’honneur un peu partout mais ne vous inquiétez pas, ma consommation est demeurée très raisonnable.

J’ai grimpé et marché durant des kilomètres, pris des photos, rempli des carnets de notes mais ce que j’ai fait de mieux : « C’est de laisser pénétrer l’énergie de ces lieux dans toutes les cellules de mon corps ainsi que dans les tréfonds les plus secrets de mon esprit afin de pouvoir me régénérer en profondeur ». Ce qui m’a permis de réussir à dépasser certaines de mes frontières et je connais maintenant ce que veut dire : appartenir à une terre… l’Aotearoa ( pays du long nuage blanc ) a gardé une partie de moi en son sein.



La montagne sacré de Tongariro, Nouvelle-Zélande




France Valiquette

Nouvelle du vendredi 17 décembre 2010.

J’aimerais vous parler de la rencontre d’un homme né en Nouvelle-Écosse, à Cap Sable, dont les origines sont sénégalaises. Sa famille en est à sa neuvième génération au Canada; il s’appelle Paul Fehmiu-Brown. Il est historien, auteur et a écrit une trilogie sous forme de roman sur l’esclavage des Noirs au Canada. Je connaissais ce triste spectre de notre histoire mais je n’avais jamais rencontré de personnes pouvant me parler avec une aussi grande justesse de ces êtres déracinés de leur pays, déshonorés et souvent maltraités sur le territoire canadien. Surtout, ne croyez pas que le Québec a été différent car le premier esclave est arrivé en 1628 et son maître était un père Jésuite du nom d’Olivier Lejeune. Après toutes ses longues années sur notre continent, Paul est particulièrement attristé quand ses élèves de l’université du Québec à Montréal, l’UQAM, lui demandent encore aujourd’hui : « De quel endroit venez-vous »? Ce qui demeure surprenant dans tout cela, c’est qu’il parle la langue française comme la majorité de tous les autres Québécois mais la plupart de gens ne le reconnaissent pas comme un Canadiens Français.

Je vous suggère comme lecture « Ces Canadiens oubliés, Tomes 1,11 et 111 » de Paul Fehmiu-Brown aux éditions Livres 5 continents.

Je voudrais vous transporter maintenant dans le monde d’un autre auteur, cette fois-ci né à Bathurst au Nouveau-Brunswick, Réjean Roy. Un Acadien résidant à Montréal depuis plusieurs années. Le livre dont j’aimerais vous entretenir est un roman dont l’histoire a été inspirée d’un fait vécu, « Amère Liberté ». Le livre raconte l’histoire d’une jeune fille souffrant d’épilepsie dont les préjugés et la discrimination l’ont amenée à vouloir prouver aux autres qu’elle était comme eux. La douleur qu’elle a vécue reliée au jugement d’autrui, faussa sa perception de son problème de santé, ce qui l’amena à prendre une mauvaise décision qui lui couta la vie.

Pour ceux qui voudrait connaître son histoire, « Amère liberté », Réjean Roy, Les éditions de l’Étoile de la mer.

Je termine sur une note plus joyeuse. Ce fut avec beaucoup d’émotion que j’ai écouté la lecture d’un extrait de « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 » à la bibliothèque du Mile-End. Lise Gascon, spécialiste en création théâtrale, a lu un passage sur un rituel de la mort du peuple des Navajos, cette partie de mon livre se déroulant dans un hôpital de la Nouvelle-Orléans. C’était la première fois que l’on donnait vie à mes personnages avec une telle intensité et justesse. Cet événement littéraire avait été organisé par la CDDL « Coopérative de distribution et de diffusion du livre » et a eu lieu le 4 décembre à la Bibliothèque du Mile-End sur la rue de l’Avenue du Parc à Montréal.

Je vous reviendrai en février 2011 pour la prochaine nouvelle.








Nouvelle du vendredi 19 novembre 2010.

J’ai été élevée en région et mon père était un garde forestier. La nature et les animaux sauvages étaient toute sa vie. J’étais haute comme trois pommes et il m’emmenait déjà avec lui à la pêche et plus tard, ce fut l’initiation à la chasse. Il m’a enseigné le tir alors que j’étais adolescente.

J’étais partie avec un ami à la chasse à la perdrix un bel après-midi d’automne. Il venait de s’acheter un nouveau petit bijou. C’était un fusil de calibre 12, semi automatique dont le bois au verni satiné brillait sous le soleil. Le copain « s’en pétait les bretelles » comme on disait dans mon coin de pays. Après avoir raté deux perdrix, son enchantement avait un peu diminué… il se tourna vers moi, me tendit son arme et me dit : « Si tu descends la prochaine que l’on voit avec mon fusil, je te l’échange contre le tien ». J’ai résisté à sa proposition durant quelques minutes, mais seulement pour la forme, et puis, j’ai accepté. Nous avancions lentement dans le vieux chemin quand j’ai entendu une gélinotte huppée qui s’envolait dans le sous-bois. J’ai déposé un genou sur le sol humide, épaulé le fusil, et quand elle est sortie de la forêt, alors j’ai anticipé sa trajectoire en pointant au-dessus de sa tête et j’ai tiré. Elle est tombée en voletant et je me suis mise à courir afin d’aller vérifier si elle était bien morte. Mon père m’avait appris que l’on pouvait chasser pour se nourrir mais que cela était absolument inconcevable de laisser souffrir inutilement un animal blessé. Avec un regard solennel, mon compagnon d’aventure vint me rejoindre, déposa la perdrix dans la gibecière qu’il portait à son épaule et en souriant il me dit : « Il est fait pour toi ». Je serrai dans mes mains ce cadeau inattendu. J’étais devenue en ce début de novembre, l’heureuse propriétaire d’un magnifique Beretta avec, gravé sur sa culasse, deux canards et possédant une gâchette en or… Cet ami était pourtant un excellent tireur à la carabine et au revolver. Cette journée se termina sur une bonne note pour lui car il a réussi à abattre un lièvre avec mon vieux fusil Remington.

Mon père est décédé. J’ai laissé la chasse, mon mentor n’était plus. J’ai fait du tir à la cible au revolver durant quelques années et puis j’ai cessé. J’avais gardé ma collection d’armes, et un bon jour, j’ai tout vendu, excepté mon revolver Smith and Wilson de calibre 38 à canon court.

En rentrant du travail, un soir de novembre 2009, j’ai trouvé un message de la sûreté du Québec me demandant de les rappeler. Le registre des armes à feu avait changé leurs règlements pour ce type d’arme à autorisation restreinte. L’agent à qui j’ai parlé m’a informée que j’avais deux alternatives si je voulais le garder; je devais de nouveau faire partie d’un club de tir ou demander un permis de collectionneur. Pour la deuxième possibilité, cela représentait plusieurs heures d’étude afin de pouvoir réussir l’examen théorique sur les armes de cette catégorie. En mars 2010, j’ai téléphoné à la police de ma municipalité et un agent est venu chez moi pour chercher mon revolver. Le policier, voyant ma tristesse de me séparer du dernier vestige d’une époque révolue, me raconta qu’il en avait possédé un, presque identique, et qu’il avait fait le choix tout comme moi de le faire détruire.

Je termine avec cette petite histoire qui m’est arrivée avec mon père. Nous étions allés à la pêche et nous avions attrapé plusieurs belles truites mouchetées. De retour à son petit chalet de pêche et de chasse, mon père était allé nettoyer les poissons dehors pendant que je lavais les légumes afin de préparer notre repas du soir. J’entendis un grognement; j’ai levé la tête pour regarder par la fenêtre et j’ai aperçu un ours noir qui se dirigeait vers les truites… ainsi que mon père. J’ai attrapé la carabine qui était accrochée au mur, ai pris quelques cartouches et suis sortie dehors pour venir à son secours. Mon père gesticulait dans tous les sens et parlait très fort à l’ours qui était monté sur ses deux pattes arrière. L’animal sembla hésiter, puis il redescendit sur ses quatre pattes, se retourna lentement et rebroussa chemin vers l’orée du bois. J’avais les jambes tremblantes pendant que mon père venait vers moi en ayant pris soin au préalable de ramasser les truites. Il riait en me disant : « Tu imagines; il a bien failli manger notre souper, qu’il s’en attrape tout seul du poisson! ». J’ai regardé mon père et je savais que tout comme moi, il n’aurait pas aimé que ce bel animal soit tué inutilement.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 22 octobre 2010.

Le Salon du Livre de la Péninsule acadienne fut une merveilleuse aventure. Les gens avaient souvent de nombreux livres dans leurs bras qu’ils serraient sur leur cœur; et que dire de l’hospitalité légendaire acadienne! Que ce soit au Nouveau-Brunswick, en Louisiane ou au Québec, cela m’impressionne toujours. Je considère que le travail que les bénévoles ont accompli durant ce salon du livre était exemplaire et est une partie importante de la grande réussite de ce bel événement littéraire.

J’ai rencontré un environnementaliste et écrivain québécois des plus sympathique, Serge Fortier. Un homme pacifique qui avait assisté à différentes rencontres sur le gaz de schiste et qui m’a drôlement éclairée sur le sujet. Un autre monsieur acadien de Shippagan dont j’ai malheureusement oublié le nom m’a offert une carte de la revue « National Geographic ». Elle illustre les puits de pétrole et les 3 500 plates-formes se trouvant dans le Golfe du Mexique. La carte explique également les écosystèmes marins de ces côtes. Ce partage de valeur et de respect de la nature m’a profondément émue et je remercie la vie d’avoir mis ces personnes sur ma route.

Le Hasard… m’a permis de faire la connaissance d’un auteur de livres pour enfants de cette région, également musicien qui a comme projet d’aller enregistrer un CD à Nashville. Ryan McIntyre est Irlandais. Dans la partie 3 de « Mercedes Leroyer », vous allez retrouver l’histoire d’un Irlandais de Nashville qui a fui vers la Californie mais qui y reviendra pour un festival de musique. J’ai écrit ce chapitre de mon livre le printemps passé.

Les longues heures de voiture pour me rendre à Shippagan ont été vécues dans la bonne humeur. J’ai écouté la musique du dernier album intitulé « AmerIcana », produit à Nashville, de Rock Voisine. Mon autre coup de cœur a été le dernier CD d’Eric Clapton paru à la fin septembre. C’est un pur plaisir musical pour mon oreille et sous la chanson « Autumn Leave », les coloris de l’automne sur le chemin du retour défilaient sous mes yeux éclairés par l’astre divin, le Soleil.



France Valiquette

Stand au Salon du Livre de la Péninsule acadienne. Serge et France


Nouvelle du vendredi 24 septembre 2010.

Nous allons bientôt célébrer la fête de L’Action de grâce. Pour le peuple des Navajos, cette fête est un moment important pour remercier leur mère, la Terre et ses amis le soleil, l’eau et le vent. Notre noble Terre qui, dans ses entrailles, nourrit toute les formes de vie, les végétaux qui sont les êtres les plus sensibles qu’elle porte, les animaux qui luttent pour leur survie et pour se reproduire tout en gardant l’harmonie avec la nature et… ceux que l’on surnomme les hommes. Les traditions de respect et d’amour envers la Terre qui sont transmises à leurs descendants par certains peuples sont d’une grande valeur et essentielle à l’équilibre de notre planète.

J’ai pris quelques jours de congé au début de septembre et je me trouvais dans la baie de Narragansett dans le Rhodes Island lors du passage de l’ouragan Earl. Heureusement, cela n’a pas été trop difficile, ce fut seulement une soirée de forte pluie et de grands vents. Le lendemain, celui-ci demeura, mais sous un magnifique ciel sans nuages. À la fin de cette belle journée, je me suis rendue admirer les derniers rayons de soleil près de l’océan après avoir entendu quelques chansons et regardé des danses traditionnelles irlandaises à un festival à Newport. Les vagues étaient impressionnantes, d’une forte intensité et plusieurs personnes s’en émerveillaient. Une grande tristesse m’a alors envahie; pourquoi, mais pourquoi nos océans sont-ils devenus si pollués, si nous les admirons à ce point ?

Je crois que je n’ai pas besoin de vous rappeler la détérioration de notre planète durant cette dernière décennie. Nous la traitons comme certains maîtres, jadis, traitaient leurs esclaves. La différence entre nous et ces tyrans, c’est que nous ne pourrons pas acheter une autre Terre pour les générations futures. Nos descendants vont devoir s’adapter à ce que notre inconscience matérialiste va avoir créé. Je me demande chaque jour comment l’être humain supposément « le plus intelligent » de la planète peut continuer de perpétuer autant de destruction sur son passage. Nous avons pu pourtant constater que différentes civilisations avaient complètement disparu parce qu’elles avaient toutes été détruites pour avoir voulu acquérir de plus en plus de pouvoir et pour satisfaire leur orgueil.

Je nous suggère de prendre quelques minutes de réflexion sur ce que représente pour chacun de nous « faire une action de grâce pour la terre » quotidiennement. Et si… nous manquons d’idées, nous pourrions prendre exemple sur certains peuples ainsi que sur les animaux, les vrais, pas ceux que nous traitons comme s’ils étaient nos enfants.

Je serai à Shippagan avec les Acadiens du Nouveau-Brunswick pour rendre grâce à notre mère la Terre au Salon du livre de la Péninsule Acadienne.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 27 août 2010.




J’ai écrit sur la pochette de mon premier livre : « S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait ». J’ai finalement compris, suite à l’écriture de cette phrase, que c’était certains artistes, en interprétant leur musique, qui me permettaient de nourrir mon âme de l’énergie du son qui fait vibrer leur instrument.

Ma plus belle découverte de l’été s’est passée au Festival Folk sur Richelieu et a été le groupe de **KLEZTORY**.

Il interprète de la musique Klezmer, celle des musiciens juifs itinérants qui parcouraient l’Europe de l’Est du 19e au 20e siècle. La musique de ces différents pays se côtoie : Pologne, Roumanie, Ukraine, Turquie, Hongrie, Grèce ainsi que des airs d’origine tsigane. J’ai apprécié chacun des musiciens mais c’est sous le violon d’Elvira Misbakhova, d’origine russe, que mon cœur s’est complètement ouvert à la richesse de cette musique que je connaissais déjà depuis plusieurs années. Le soleil s’est couché sous la magie de son violon ; un souvenir mémorable gravé à jamais dans ma mémoire.
www.kleztory.com

Mon deuxième coup de cœur était au Festival International de Jazz de Montréal et c’était le **BILLY’S BAND**.

C’est un groupe qui ne jure pratiquement que par Tom Waits. Les membres du band sont d’origine russe et leur musique vacille entre le blues et des ballades aux sonorités slaves. Leurs histoires nostalgiques étaient racontées de façon intimiste et la richesse de leurs interprétations m’a fait glisser dans leur univers; ainsi, j’ai complètement perdu la notion du temps et de la réalité.
www.billys’sband.com

Cette aventure s’est passée à l’Astral avec le **CORKY SIEGEL’S Chamber Blues**. Le groupe interprétait du Blues style Chicago accompagné d’une musique de chambre initiée par l’harmoniciste et compositeur Corky Siegel. Même avant la fin de la première pièce de musique, la salle était conquise. Nous étions transportés dans une atmosphère où les musiciens arrivaient à faire « parler et chanter » leur instrument. Une violoniste japonaise a interprété la première partie d’une pièce musicale sur un instrument traditionnel de son pays que, je crois, les Geisha apprenaient à jouer. Un silence plus que religieux flottait dans la salle ; c’était un pur moment de grâce.
www.corkysiegel.com


Vous pouvez me partager vos coups de cœur musicaux en cliquant
sur « contacter ».



France Valiquette

Photo : Groupe Kleztory
Pièce musicale : Firen di Mekhutomin Aheym

Nouvelle du vendredi 18 juin 2010.

Il y a quelques semaines, je me rendais à la banque après une expérience merveilleuse. J’avais comme toutes les semaines joué avec une jument Haflinger selon la méthode de Parelli. C’est l’art d’apprendre à connaître la façon de vivre grégaire des chevaux et de s’y intégrer, ce qui signifie qu’ils finissent par nous prendre pour des amis et non pour des abuseurs ou bien des personnes représentant de véritables dangers pour eux. L’affection que me démontre ce cheval par moments me déstabilise complètement. J’ai inscrit sur la pochette de mon deuxième livre ; «Le cheval rendra l’homme noble, si l’homme sait l’aimer ». Mais aujourd’hui, je pense qu’ils peuvent également nous aider à vivre plus en harmonie en société.

Je sortais de la banque quand j’ai vu un homme dans la jeune vingtaine, costaud et habillé «vintage», injurier un monsieur ayant passé depuis longtemps le cap de la soixantaine et qui essayait de lui répondre d’une voix forte mais remplie de peur. Le jeune monsieur avait stationné sa BMW rouge dans un endroit interdit et accusait le vieil homme de l’avoir égratignée… Ma voiture était stationnée près de «l’accusé» et je me tenais à l’arrière de mon véhicule avec la ferme intention de protéger le «malfaiteur». Une dame est sortie de l’établissement et a demandé au propriétaire de la voiture rouge ce qui se passait, ce qui a eu pour effet de lui faire hausser davantage le ton et recommencer ses injures. Honteuse, la dame est montée dans la BMW. Une camionnette est arrivée et son conducteur a demandé à l’homme s’il désirait qu’il téléphone à la police; alors, celui-ci lui a répondu d’une voix conciliante que ce n’était qu’une petite égratignure. La fourgonnette est repartie et il est revenu donner un dernier assaut verbal rempli de haine. Le vieux monsieur lui avait répété d’appeler la police et cela avait eu l’effet d’une gifle. Il lui a crié en se rapprochant dangereusement de lui que s’il n’avait pas été aussi vieux, il lui aurait réglé son compte. La flamboyante voiture a finalement quitté le stationnement en trombe et le monsieur près de moi est remonté dans son auto en oubliant de se rendre à la banque.

Je me suis assise à mon tour dans mon véhicule et j’ai fermé les yeux en me demandant pourquoi cet être qui semblait favorisé par la vie avait développé autant de peur camouflée sous une telle colère. J’ose à peine penser comment il réagira un jour quand un de ses enfants le confrontera à sa douleur initiale. N’oublions pas que la colère se retrouve dans des blessures profondes et qu’il nous est profondément important de reconnaitre cette émotion pour pouvoir travailler sur sa véritable origine afin d’être porteur de paix… non de violence.

Bon été à tous. Je serai de retour au mois d’août.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 14 mai 2010.
Harlan Johnson, artiste peintre né à Halifax, vivant à Montréal depuis de nombreuses années.

Cette toile faisait partie d’une exposition qui à été présentée en 2008 et 2009 à Montréal et à Lafayette en Louisiane.


Nous avons tous entendu parler de l’explosion de la plate-forme de pétrole au large de la Louisiane et de son impact écologique mais nous avons rapidement oublié les onze décès suite à cette tragédie. J’avais déjà vu de ces plates-formes et j’avais une vague idée de leur fonctionnement comme beaucoup d’entre vous. Dans mon premier voyage en Louisiane en 2002, j’en ai aperçu une de la côte et à nouveau ma curiosité a été piquée. Durant mon second séjour dans ce charmant état du sud, j’ai eu la chance de discuter avec des Louisianais qui travaillaient sur ces îlots flottants.

Ils quittent leurs familles très tôt le matin pour se rendre sur la côte et monter dans un hélicoptère qui va ensuite les déposer sur les plates-formes. Ces hommes demeurent sur ces lieux de sept à dix jours. Une journée de travail est en moyenne de dix à douze heures. Leur alimentation est souvent médiocre et ils dorment à quatre dans des pièces exiguës dont la propreté laisse souvent à désirer. Ils sont en général bien payés et pour ceux qui acceptent des tâches plus dangereuses, la paye est encore meilleure. Ces hommes sont isolés, enfouissent leurs peurs au plus profond d’eux-mêmes. Ils désirent gagner le plus d’argent possible; alors, certains prennent des risques inutiles pour avoir des bonus. Un employé qui se distingue sera un des premiers sur la liste de rappel de la compagnie si le travail se fait plus rare.

Pendant ce temps, leurs conjointes, travaillant généralement à l’extérieur du foyer, doivent s’occuper seules des enfants et de toutes les autres besognes de la maison. À leur retour dans leurs familles pour quelques jours, ces hommes souhaiteraient retrouver leur femme, ainsi que leurs enfants, souriants et affectueux. Ils aimeraient naturellement ne pas trop entendre parler des soucis et des problèmes qui sont arrivés durant leur absence. Malheureusement, c’est rarement cette réalité qui les attend. Alors, l’alcool devient souvent leur refuge durant leurs congés. Après quelques années de cette vie, le divorce guette plusieurs de ces couples. Et certains hommes recommencent leur vie avec l’espoir qu’une autre femme saura mieux les comprendre et les aider à chasser leur vin triste.

Derrière le pétrole, il y a les industries pétrolières, les gouvernements et nous… Que sommes-nous prêts à faire dans notre vie de tous les jours pour changer notre relation abusive envers cette substance ? Pensons-nous à éteindre le moteur aussitôt que notre véhicule est en arrêt ? Utilisons-nous la climatisation avec modération durant l’été ? L’hiver, avons-nous banni de nos voitures les systèmes anti-démarreur si polluants ? Avons-nous acheté une voiture moins énergivore ou réfléchissons-nous à ce projet?

Nous savons tous que si les peuples s’engagent à changer leurs habitudes, les gouvernements et les industries finiront par emboîter le pas et la planète Terre qui nous a accueillis depuis notre naissance s’en portera mieux.

Une loi de la physique dit : « Un grain de sable peut créer une tempête magistrale ».

        « Voulez-vous être un de ces grains de sable qui créera un univers plus sain? »



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 23 avril 2010.
France avec deux guitares en verre soufflé Grey Barnhill Musiciens de la rue


J’ai passé mon congé de Pâques sous le ciel bleu de Nashville, Tennessee. Je voulais assister au Tin Pan South Songwriter Festival qui a lieu une fois par année en avril parce que c’est un festival de musique d’auteurs compositeurs. Nashville est une petite ville des plus sympathiques du sud des États-Unis; la musique est son mentor. Dans le centre-ville, nous y retrouvons, à certaines intersections près des feux de circulation, de la musique qui est diffusée pour agrémenter notre attente. Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas seulement un endroit de musique country car nous y retrouvons aussi du folk, du jazz, du blues, du rock, du bluegrass, du classique et plus encore.

Le spectacle qui m’a le plus fait vibrer était au Edgehill Studios Café. C’est une petite salle de spectacle qui nous permettait de nous sentir au cœur de la musique. Je ne pourrais absolument pas vous dire lequel de ces musiciens était le plus talentueux entre Grey Barnhill, Doug Johnson, Denis Malkosky et Chas Sandford. Ils ont également invité, durant leur spectacle, quatre autres musiciens à tour de rôle à venir chanter et jouer avec eux et naturellement, ils ont tous ensemble terminé la performance. Des voix magnifiques ainsi que d’excellents musiciens. Inutile de vous dire que je flottais quand je suis sortie du spectacle, c’était une soirée mémorable. Ce que je percevais de ces artistes, c’était leur attachement inconditionnel pour la musique qui leur donnait une confiance tranquille et une générosité sans frontière de langue, de race… avec le public.

À Nashville la musique « live » commence en fin de matinée dans les cafés, restos-bars et des musiciens jouent également dans les rues. Vous pouvez entrer et sortir de ces endroits sans payer de frais d’entrée et prendre de consommations. Les gens sont gentils et chaleureux. La politesse et la courtoisie des Sudistes sont toujours très agréables et comme toujours, les Canadiens sont particulièrement les bienvenus.

Le samedi soir, après avoir écouté différentes tendances musicales, je me suis retrouvée dans un Irish Pub comme il m’arrive de le faire dans plusieurs de mes voyages d’ailleurs. Il y avait trois musiciens irlandais. Le soliste, Mulls Mulligan, a réussi à me faire monter les larmes aux yeux en interprétant une belle chanson nostalgique de son pays d’origine parlant d’amour et de liberté.

Nashville est la première ville du sud à avoir accepté les Noirs aux études supérieures. J’ai aussi visité l’incontournable Country Music Hall of Fame que j’ai beaucoup apprécié et qui a sensiblement amélioré ma connaissance de cette musique. Vous y trouvez également le RCA STUDIO B, 27 MUSIC SQUARE W. « Ce lieu aurait produit plus de tubes que n’importe quel autre studio du pays », selon Lonely Planet.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 19 mars 2010.



J’aimerais vous entretenir sur l’un des sentiments les plus nobles que la terre ait porté, « l’amitié ».






L’amitié n’est aucunement motivée par la sexualité et si on y en retrouve une influence, cela demeure secondaire. C’est une relation rare que vivent deux personnes en toute simplicité en dehors de toute forme d’ego et de dépendance. C’est un désir profond d’entretenir un lien authentique et vrai avec une personne qui peut avoir une feuille de route très différente de la nôtre mais dont nous partageons certaines valeurs fondamentales. Seul l’âge du cœur a de l’importance. Deux amis ressentent qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre dans les moments réellement difficiles tout au long de leur engagement mutuel dans cette merveilleuse aventure.

Nous avons de nombreuses relations amicales qui comblent nos vides affectifs et nos moments de solitude que nous changeons au fils du temps selon nos variations d’humeur. Nous avons également beaucoup de relations sociales que nous entretenons souvent par politesse et pour se donner l’impression d’être bien entouré. Un ami ne remplacera jamais un parent dont nous ne nous sommes jamais sentis réellement aimés ou compris. Un ami, nous le choisissons avec notre intuition venant des profondeurs de notre cerveau reptilien et nous nous sentons libres durant toute la relation. Notre famille est présente dès notre naissance; nous en sommes dépendants pendant de longues années et certaines personnes en demeurent même prisonnières.

Comme nous vivons dans une époque d’individualisation et d’égocentrisme, l’amitié a perdu beaucoup d’importance; incidemment, je crois même que cela diminue profondément notre qualité de vie.

La véritable amitié est l’une des plus belles choses à vivre malgré tous les obstacles rencontrés sur notre chemin.



France Valiquette

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate




« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »

2ième tirage


Le 2ième tirage du second tome de la romancière France Valiquette, Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2, sera disponible en mars 2010.

Ce livre vous entraînera avec toute son intensité dans le mystère de ces deux états du sud des États-Unis, : la Louisiane et ses bayous ainsi que l’Arizona et ses cayons.

« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.

France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du cœur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.



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Nouvelle du vendredi 22 janvier 2010.



Je me suis rendue en Louisiane durant les vacances de la fin de l’année. Le 29 décembre, j’ai retrouvé mon vieil ami cadien, Norbert, au lac Martin vers 13 heures. Il était un peu fébrile car il arrivait du bayou et il avait vu un alligator, ce qui est très rare en cette saison. J’ai monté dans la chaloupe et nous sommes partis très enthousiastes à la recherche de la fabuleuse bête.

Jusqu’à ce jour, je n’avais réussi à prendre qu’une belle photo d’un bébé; autrement, nous ne voyions qu’une tache brune sur l’eau… et nous pouvions penser que c’était un bois flottant!!! La seule fois où je m’étais retrouvée à quelques mètres de ce majestueux reptile avec la possibilité de prendre un bon cliché, je n’avais pas de caméra. J’étais partie observer les hérons blancs et les spatules roses durant leur période d’accouplement et en regardant les oiseaux avec mes jumelles, j’avais entendu un glissement sur le bord du bayou. J’avais ressenti un frisson dans l’échine du dos car en Louisiane, nous devons rester également vigilants à cause des serpents. Il était énorme. Je suis restée à l’observer une quinzaine de minutes; puis, d’autres personnes sont arrivées et il a fui.

L’alligator se trouvait dans une zone du bayou où se rendait plus rarement Norbert. Il l’a retracé assez facilement et selon mon ami, il était dans une demi-dormance, ce qui nous a permis de nous rapprocher de lui facilement. Le reptile devait avoir entre quinze à vingt ans et peser environ soixante livres; ces bêtes peuvent vivre plus de cent ans. J’ai réussi à prendre quelques photos pour immortaliser ce moment privilégié et ensuite, nous avons décidé de le laisser se reposer en toute quiétude.

Nous nous sommes aventurés dans ce coin du marais et le moteur du bateau s’est coincé dans la végétation du bayou. Norbert a réussi à le dégager et quand il a voulu rebrousser chemin, il ne reconnaissait plus le bon canal à travers les roseaux. La chaloupe s’est prise à nouveau, mais cette fois, en plus de la végétation de plus en plus dense, le niveau de l’eau à cet endroit était moins profond. Après avoir essayé avec un aviron de dégager l’embarcation, mon ami a décidé de pousser le moteur à plein régime. La secousse a été telle que l’avant de la chaloupe s’est soulevé dans les airs; j’ai alors été éjectée de mon siège et projetée dans le fond du bateau. Je me suis relevée sans trop de mal sous le regard ahuri de mon compagnon mais dans les minutes qui ont suivi, nous avions les yeux rivés sur le plancher de l’embarcation surveillant si l’eau s’infiltrait. Après ce moment de tension intense et de peur, plusieurs autres tentatives pour se sortir de l’impasse furent tentées et alors le moteur s’est mis à chauffer après avoir projeté un mélange d’eau et de boue derrière son hélice. Norbert, chaussé de ses grandes bottes, a alors décidé de mettre un de ses pieds dans l’eau pour tenter de faire avancer plus facilement la chaloupe et au deuxième essai, nous avons fini par nous sortir progressivement de notre prison de fantômes végétaux du marais. Je gardais toujours un œil sur le plancher de la chaloupe car nous avons ensuite été coincés sur un arbre mort, ce qui nous a demandé encore beaucoup efforts pour se frayer à nouveau un chemin.

Quand nous avons enfin réussi à retrouver le canal, nous nous sommes arrêtés pour nous reposer et Norbert a alors sorti son « Moon shine ». Il m’en a versé une petite quantité dans un verre et lui qui ne boit jamais d’alcool. avec une forte concentration, il s’en est versé une rasade. Mon bon ami a déjà eu un sérieux problème d’alcool à son retour de la guerre et depuis longtemps, il ne boit plus que quelques bières occasionnellement. Je le sentais épuisé et il nous restait encore tout le lac à traverser avant le crépuscule.

Cette aventure m’a permis encore une fois de réaliser à quel point la vie devait avoir été difficile et dangereuse et je voudrais souligner comment grand étaient le courage et la détermination de survivre des Acadiens quand ils sont arrivés complètement démunis en Louisiane.



  France Valiquette
 

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate




« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »

Retrait du marché momentané


Montréal, le lundi 14 décembre 2009 – Suite à la parution en octobre dernier du second tome de l’auteure France Valiquette, Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2, une importante erreur informatique s’est malencontreusement glissée lors de la dernière étape de l’impression du livre qui sera retiré du marché. Les corrections nécessaires seront apportées avant que le livre ne soit imprimé à nouveau. Les Éditions Manuka et ses collaborateurs prévoient une deuxième édition dans les prochains mois.

Les gens qui souhaitent échanger leur copie pourront le faire en contactant directement l’auteure.

Les Éditions Manuka et France Valiquette en sont sincèrement désolés.

« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.

France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du cœur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.



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Nouvelle du vendredi 18 décembre 2009.

La vie me conduit sur des routes souvent étranges et je me demande toujours, en lisant un roman, si quelque part dans l’univers, un être n’a pas vécu quelque chose d’un peu similaire…

Dans les dernières semaines, le jeune neveu d’un ami a été assassiné, le père de deux belles adolescentes que je connais s’est suicidé et dans le métro, j’ai rencontré un jeune homme dans un état lamentable, devenu ainsi à cause de médicaments qu’on lui a prescrits pour bien fonctionner… à l’école alors qu’il était enfant. Comme vous pouvez le remarquer, ce sont toutes des personnes de sexe masculin et depuis plusieurs années, les statistiques démontrent qu’ils sont souvent en détresse émotionnelle ou en difficulté.

Sincèrement, je pense que nous portons tous une certaine responsabilité sociale et que cela serait important de regarder ce que nous pouvons faire pour améliorer nos croyances entre les générations et les sexes.

Vous êtes-vous déjà demandé à quel âge vous avez eu l’impression d’avoir perdu votre jeunesse? Je crois que ce moment arrive parfois très tôt dans la vie quand les peurs commencent à nous paralyser et que nos pensées glissent dans l’avoir et le paraître plutôt que vers l’être et la conscience sociale.

J’aimerais vous inviter à réfléchir à vos idéaux ou du moins à un qui était particulièrement important pour vous et que vous avez rangé dans un tiroir. Engagez-vous à le réaliser tout en respectant votre énergie et vos possibilités. Vous serez sans doute surpris de sentir à nouveau la fierté et la joie de vivre. Le partage simple et vrai entre deux êtres est souvent l’ébauche d’un moment marquant… aussi court soit-il. Nous avons besoin à tout âge de croire en l’amitié et en l’amour. Un sourire, un regard complice, une parole peuvent être le pont pour faire prendre conscience à une personne qu’elle a une vie à vivre et qu’elle est importante pour la société si elle le décide.

Nous terminons une décennie pour en commencer une autre; alors, j’aimerais que nous joignions nos efforts pour êtres de ceux qui la créeront positive… et meilleure.

Avec tout l’amour et la paix que je travaille à cultiver chaque jour dans mon cœur, je vous souhaite :

JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 20 novembre 2009.



Pour le lancement du livre « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 », j’avais décidé de lire deux extraits. J’ai contacté Lise Gascon, bachelière en art dramatique qui a développé une approche théâtrale basée sur l’observation de notre mouvement intérieur. Je connais Lise depuis quelques années et j’avais déjà assisté à la représentation de l’une de ses créations théâtrales avec des étudiants. Le défi était intéressant car je voulais aller à la rencontre de mes personnages avec une autre perception que celle de l’auteure pour ma lecture.

Ce fut un apprivoisement très troublant et intense de mes personnages. J’ai réussi à toucher la parcelle aussi infime soit-elle de chacun d’eux que je porte en moi. Cette infinité m’a permis de trouver la voix pour chacun. Quand j’étais adolescente, cette sensibilité était pour moi un handicap. Mais le jour où j’ai compris que cette résonnance avec l’autre (l’homme, les animaux, les végétaux, les pierres, etc.) était une qualité que j’avais acquise durant ma longue histoire de vie, à partir de cette période, mon existence a changé progressivement. J’en suis aujourd’hui heureuse même si souvent les gens ne peuvent pas toujours me comprendre. Cette sensibilité et aussi cette douceur qui m’habitent me permettent de trouver le courage de sentir l’horreur et l’inconscience présentes sur notre planète, ce qui m’amène parfois dans une grande tristesse. Par contre, je peux aussi souvent sentir une joie infinie se déposer en moi durant de belles périodes.

Je me suis un peu écartée en cours de route du lancement de mon dernier livre et je voudrais maintenant vous parler d’une « guitare ». Benoit Maillette, luthier, mon seul personnage non fictif de la partie 2, a signé sa dernière guitare de la photo de la pochette de mon livre et l’a baptisée, Arizona. Ce fut pour moi un grand honneur et je souhaite que cette guitare ayant la lumière gravée dans ses entailles trouve un être passionné de la musique.

Je vous invite à venir me voir au Salon du Livre de Montréal. Le Kiosque est sous la bannière CDDL, mon distributeur. Vous trouverez les informations dans le cahier que vous pouvez vous procurer à l’entrée du Salon du Livre.

     1- La guitare, ARIZONA

     2- La Romancière… avec son livre

     3- Pascal Laraque, pianiste.


Au plaisir de vous rencontrer au Salon du Livre de Montréal.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 16 octobre 2009.






Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate


FRANCE VALIQUETTE
« ARIZONA; MERCERDES LEROYER, PARTIE 2 »
Les Éditions Manuka (Distribution : CDDL)

Montréal, le lundi 26 octobre 2009 – À l'égard des gens qui font l’histoire, qui l’habitent et la perpétuent, de raconter ses multiples méandres et d’en faire rejaillir toutes ses beautés tout en y ajoutant sa vision personnelle de la vie, voilà l’engagement que s’est donné la romancière France Valiquette avec « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 », paru aux Éditions Manuka et distribué par la Coopérative de diffusion et de distribution du livre. Une vision empreinte d’espoir et de soif de vivre, où les péripéties de l’héroïne, Mercedes Leroyer, invitent le lecteur à percer le mystère de ces deux états du sud des États-Unis, la Louisiane et l’Arizona. Dans ce second tome, Mercedes fait la rencontre des Navajos, ce peuple qui a failli être exterminé durant la conquête du sud-ouest américain.


« Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 »
L’histoire se situe entre la Louisiane et l’Arizona, mettant en scène les Cadiens et les Navajos, deux peuples qui à priori n’ont peut-être que peu de choses en commun, sinon le fait d’avoir failli être exterminés. La trame de l’histoire nous ramène à quelques jours avant le départ de Mercedes et de Peter, son amoureux, pour l’Arizona, quand soudainement ce dernier rompt sa relation avec elle, sans explications. Mercedes décide quand même de se rendre seule dans la réserve des Navajos. Son amour des chevaux l’amènera à tisser des liens profonds avec eux, ainsi qu’avec Ekis, un géologue attachant et sensible qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne, et qui l’initiera à leurs coutumes. Mercedes, l’incarnation de tous les possibles, tentera de comprendre comment les Navajos ont réussi à vaincre l’adversité et à s’en sortir, au lieu de s’effondrer.


L’inspiration de Zachary Richard
Second tome d’une trilogie, « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 » de la romancière France Valiquette est la suite du roman « Mercedes Leroyer; partie 1, Louisiane », publié en 2007. Toute cette aventure débuta après une question que France écrivit à Zachary Richard : « Comment pouvons-nous sentir l'âme de la Louisiane ? », interrogation à laquelle Zachary répondit simplement, lui donnant du coup quelques conseils pour y arriver : « Si tu veux sentir l'âme de la Louisiane, tu dois y aller souvent. » L'étincelle s'est indubitablement produite dès le premier voyage de l’auteure, en décembre 2002, sous le violon de David Greely, membre du meilleur band cajun de la Louisiane, Steve Riley and the Mamou Playboys, qui l’invita à plonger maintes fois dans l'âme de sa chère Louisiane, avant et après Katrina. France a donc fait quinze voyages dans cet état qu’elle a appris à profondément aimer. De là lui est venue l'idée de partager une parcelle d’elle-même à travers son héroïne, Mercedes Leroyer; une femme de coeur qui oscille entre le Québec et la Louisiane.


France Valiquette, auteure et thérapeute, a trouvé un tout nouveau sens à sa vie au début des années 1990. Avec ses nombreux voyages en Louisiane et en Arizona, elle est toujours à la recherche du coeur d’un peuple à travers sa culture, ses coutumes et surtout sa musique. Durant ses voyages en Arizona, l’ouverture du coeur et la gentillesse des Navajos lui ont permis, avec sa perception toute personnelle, d’écrire la partie 2 de la trilogie de Mercedes Leroyer.




 



Remerciements


À…

Elroy Tall, ce guide Navajo qui m’a aidée à bien saisir la beauté et l’essence mystique du Canyon Antilope. Elroy m’a éclairée sur les endroits les plus mystérieux du canyon et cela m’a permis de prendre la photo de la page couverture de ce livre.



À…

Dollie Begay, une artiste Navajo de Chinle avec qui j’ai eu le privilège de partager dans son intimité une partie de la douleur d’avoir perdue sa fille et les croyances de son peuple.



À…

Steve Riley, et son groupe pour ses nombreuses heures de musique, de danse en Louisiane à travers les État-Unis et même au Canada. Que de beaux moments magiques et de plaisir! La musique est pour lui une de ses principales raison de vivre.



À…

Benoit Maillette, Luthier. Il confectionne des guitares sur mesure et son métier est une passion pour lui. Il est mon seul personnage non-fictif de ce livre.



À…

Réal-Gabriel Bujold, un acadien vivant au Québec profondément impliqué dans le monde littéraire. Il est un homme généreux avec de belle valeur et il est pour moi une personne ressource d’une richesse infinie.




À vous tous…

Acceptez mes remerciements amicaux.





France Valiquette

Nouvelle du vendredi 18 septembre 2009.

J’ai pris une semaine de vacances au début du mois dans le Rhode Island à Newport et Charleston. Le soleil était au rendez-vous tous les jours et je n’avais pas ainsi passé de temps près des côtes de l’océan Atlantique depuis plusieurs années. Je préfère la douceur et l’intensité de l’océan Pacifique. L’eau était chaude mais j’avais une sensation désagréable en me baignant; alors je me suis arrêtée. J’ai fermé les yeux et j’ai enfin compris que c’était l’énergie de la mer qui avait changé. La pollution faisait son œuvre malveillante, ce que j’avais connu il y a quelques années n’existait déjà plus.

Je pense que si le cycle de destruction continue d’évoluer à ce rythme, les fruits de mer ne seront plus réellement comestibles dans un avenir rapproché; et ensuite viendra le moment pour les poissons... Pourquoi l’Atlantique est-il plus perturbé que le Pacifique? Je suis loin d’être une spécialiste mais je pense qu’il a été et est toujours utilisé à des fins commerciales d’une façon plus intensive et abusive.

Le Pacifique a été un peu plus épargné et les magmas en fusion dans les tréfonds de ses eaux aident-ils à conserver un certain équilibre. Faudrait entendre l’opinion des scientifiques à ce sujet. Je sais, comme la plupart d’entre vous, que nous sommes dans une période de grands changements atmosphériques et l’humanité en porte, pour une large part, la responsabilité. La grande question est : «  Sommes-nous vraiment conscients de l’adaptation que notre corps et notre esprit va avoir à faire face dans les prochaines années pour pouvoir conserver un équilibre et un bon système immunitaire »?

Charleston accueillait, pour la 12ième année, le New England’s Hottest Festival of Root Music & Dance. La musique fut excellente et le groupe The Duhks du Manitoba s’est exprimé en partie dans la langue Française en présentant leurs chansons à mon grand plaisir. Ce band fut une belle découverte pour moi.

Un soir où je m’étais isolée de la foule durant un moment, j’ai entendu a capella une chanson celtique pendant que j’admirais les rayons de la pleine lune sur le lac. C’était un moment de grâce… la voix humaine en parfaite harmonie avec le ciel et la terre. Voilà un autre trésor que je conserverai jusqu’à la fin de mes jours tout au fond de ma mémoire et qui me soutiendra dans les jours de grisaille.

Je termine en vous invitant à vous rendre sur www.playingforchange.com pour voir et écouter « Stand by me » interprété par différents musiciens à travers le monde. J’ai eu la chance d’être un jour dans plusieurs des lieux où ils se produisent. À leur façon, ils partagent leur amour de la musique pour la paix et l’harmonie dans le monde…

« S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait »

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 14 août 2009.

Depuis quelques années, mon niveau de conscience relié à l’égocentrisme s’est beaucoup développé. Avec le plus de discernement possible, je travaille à comprendre comment nous pouvons arriver à un tel comportement.

Quand nous sommes dans notre besoin de reconnaissance, de performance et d’être aimé envers et contre tous… l’autre a peu importance et nous nous en servons pour combler notre vide intérieur; et ce vide, réapparaissant toujours sous différents visages, nous le compensons avec les biens matériels, la nourriture, l’alcool, la maladie etc.

Comment sommes-nous devenus si indifférents aux autres? À quel moment de notre vie avons-nous pris cette tangente, commencé à fermer les yeux, à nous éloigner de notre désir de vivre ? Pourquoi sommes-nous emmurés dans notre tour d’ivoire avec la pensée que c’est toujours de l’autre que vient le problème, plutôt que de réfléchir à ce que nous avions à sentir et comprendre des évènements qui se produisent sur notre chemin de vie ?

Cela m’attriste profondément de voir que les sentiments de « bonté » et de véritable « empathie » ne sont plus tellement à la mode. La peur est-elle en train de détruire la possibilité de vivre de véritables relations d’amitié ou d’amour, nous faisant complètement passer à côté de la vie?

Je vous invite à prendre le temps d’une réflexion sur l’importance de la véritable générosité dans notre quotidien et comment nous pourrions améliorer notre vie et celle de nos contemporains en étant plus présents aux véritables valeurs humaines...

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 17 juillet 2009.

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Voici une photo dont je suis particulièrement fière. Je l’ai réalisée à La Jolla en Californie. Elle symbolise le romantisme dans une de ses expressions les plus pures en communion avec la beauté de la nature. Si vous l’agrandissez, vous verrez que la belle sourit à son nouvel époux même s’il la tient suspendue dans le vide au bord de la falaise. La question qui m’est alors venue à l’esprit est celle-ci : « À quel homme accorderais-je une telle confiance? »

Et le visage d’Ekis m’est apparu. C’est un géologue Navajo que vous apprendrez à connaître dans
Mercedes Leroyer; partie 2, Arizona. Ekis est un homme qui vit en parfait équilibre entre les connaissances spirituelles de ses ancêtres et le monde scientifique moderne.

L’histoire oscillera entre l’Arizona et la Louisiane. Un ami cadien m’a dit un jour : « Comment peux-tu réussir à associer les bayous et le désert? » Je lui ai répondu en souriant : « Ce ne sont pas les lieux qui sont les plus importants mais bien les gens qui y habitent. »

Ce sont d’ailleurs deux peuples que l’on a failli exterminer.

Je vous souhaite de bonnes vacances à tous.

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 19 juin 2009.

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J’ai passé ma jeune enfance près d’une rivière dans la région de la Gatineau. Ce qui m’impressionnait le plus, c’étaient les couchers de soleil. Au début, je pensais que l’astre du jour mourait chaque soir et j’avais terriblement peur de ne jamais le revoir. Ensuite, je me suis dit qu’il devait aller dormir et puis, j’ai finalement compris qu’il allait vers une autre partie du monde car j’avais eu la chance de recevoir en cadeau un globe terrestre.

J’avais une balançoire que mon père m’avait installée en face de la rivière et je m’y installais pour admirer ce que j’appelais et appelle toujours un miracle de la nature. C’était pour moi un petit moment de bonheur que je gardais caché au fond de mon cœur d’enfant.

La première photo a été prise en Louisiane en décembre 2006 dans le bayou du Lac Martin avec mon ami Norbert Leblanc. Il a été d’une extrême patience et gentillesse pour la photographe amateur que je suis. Quand nous sommes arrivés au bord de la rive, à la noirceur tombante, et que nous étions transis par le froid, je savais que je venais de réussir la photo de la pochette de mon premier livre et j’étais très émue.

La deuxième photo a été prise à Monument Valey en Arizona. Ce soir-là, il ventait énormément et j’avais beaucoup de difficulté à ne pas bouger. À un moment donné, je n’ai plus senti  les rafales. J’étais complètement hypnotisée par ce que je voyais et j’avais l’impression que l’astre solaire était tellement près de moi qu’il allait me brûler la peau.

La troisième vient de la région de Santa Monica en Californie. J’avais décidé de ne pas faire de photo de ce coucher de soleil à cause des manèges de la fête foraine, mais la magie du moment, à nouveau, m’a enveloppée et je n’ai pu m’empêcher de prendre quelques clichés.

Lors d’un coucher de soleil, je me sens toujours mourir dans l’infini pour mieux renaître ensuite…

France Valiquette



Nouvelle du vendredi 17 avril 2009

Le manuscrit de Mercedes Leroyer, partie 2, Arizona, est en lecture depuis la semaine dernière. Durant la période d’écriture, je vis, pendant des mois, une grande intimité avec mes personnages. Je me sens fortement émue lorsqu’ils me quittent pour leur première envolée. Nous prévoyons sortir le livre en octobre prochain.

En mai, je vais me rendre en Californie pour commencer à préparer la naissance de la troisième partie. C’est un immense plaisir pour moi de voyager et de prendre des notes pour mon écriture. Dans tous les endroits où je me suis rendue, les gens ont toujours été d’une extrême gentillesse à mon égard. Ils sont fiers que l’on écrive sur leur région. Cela m’a permis, en plusieurs occasions, d’avoir un contact privilégié avec eux.

Ce que j’aime le plus lors de mes voyages, c’est de développer de nouvelle relation avec des gens différents. Plus souvent que j’aurais cru, je rencontre des personnes ayant des valeurs et des croyances très semblables aux miennes. Ce que je travaille davantage, c’est de ne pas avoir de jugements ou de peurs inutiles. J’utilise mon intuition, je reste vigilante et je m’ouvre à l’aventure. La qualité la plus importante en voyage est de savoir s’adapter le plus facilement possible à toutes sortes de situations.

Lors de ma dernière escapade en Arizona, j’ai failli passer la nuit dans la voiture à Page. Il ne restait de la disponibilité que dans un motel qui avait une énergie fort négative et il n’était pas question pour moi de dormir dans cet endroit. Avant d’aller stationner ma voiture près du poste de police de la ville de façon à me sentir plus en sécurité, je suis retournée dans un hôtel qui m’avait informée qu’il pourrait peut-être y avoir une annulation durant la soirée. La chance… était au rendez-vous; une chambre s’était libérée.

La prochaine nouvelle sera seulement en juin et j’espère pouvoir vous offrir quelques photos de ce pays où la ruée vers l’or et un agréable climat ont largement contribué à sa popularité.

Bon printemps.
France Valiquette

Nouvelle du 20 mars 2009.

Il y a quelques jours, soit le 8 mars comme à chaque année, nous avons eu la journée de la femme. Je dois cependant admettre que cela fait déjà plusieurs années que je me pose des questions sur la pertinence de cette fête. Je suis d’accord pour commémorer la mort de Martin Luther King, celle de Jésus de Nazareth ainsi que la journée de la paix mais cette journée de la femme m’apporte un certain malaise à chaque année. Je trouve que cette journée n’a rien à voir avec la pertinence des relations et des sentiments qui peuvent exister entre les hommes et les femmes, que ce soit en amitié ou en amour.

À mon humble avis, être une femme est un état d’être qui se reflète dans notre façon de vivre et l’apparence de notre corps physique. J’ai toujours été de celles qui aimaient les hommes, particulièrement ceux qui sont bien dans leur yang ( logique et force ) et en harmonie avec leur yin ( intuition et sensibilité ). Je ne les ai pas toujours aimés de la bonne manière mais je me suis rachetée depuis. J’ai eu ma période au début de la vingtaine où je voulais les dominer. C’est une relation avec un homme qui m’a beaucoup aimée et qui est décédé aujourd’hui qui m’a fait réaliser ce comportement. Je me suis séparée de lui et j’ai ressenti de la honte durant quelque temps. J’ai compris que quelques-unes de mes peurs envers les hommes m’avaient été inculquées par la société et je me suis engagée à les apprivoiser. J’ai vécu des expériences où je me suis sentie agressée par le comportement de certains hommes mais c’est généralement l’un des leurs qui venait à ma rescousse. Par ailleurs, j’ai été souvent attristée par les réactions hargneuses et dévalorisantes de la femme envers le sexe masculin.

Nous savons tous que les hommes et les femmes sont différents. C’est dans cette différence que l’intérêt se trouve et que nous pouvons trouver la richesse de véritables relations amoureuses et amicales. Si une relation est sous l’emprise de la domination, nous avons alors un bourreau et, par conséquent, une victime qui se définit par une co-dépendance malsaine. Nous entretenons une énergie de conflit et de guerre plutôt qu’une énergie dans laquelle pourrait transparaître le calme et la paix.

Voilà, j’attendrai vos commentaires qui pourront sûrement m’éclairer dans ma quête de la véritable liberté intérieure.

Vous pouvez me joindre en tout temps en cliquant sur
« contacter » ; de plus, voici les coordonnées du premier Musée de la Femme au Québec. www.musédelafemme.com

France Valiquette

Nouvelle du 20 février 2009.

Haflinger

Voici un article qui paraîtra dans la revue du mois de mars du Club des Haflinger du Québec.

Un amour inconditionnel pour les Haflinger.

J’ai toujours beaucoup aimé les chevaux, c’est mon père qui me les a fait connaître. Après une première tentative à dix-sept ans de monter à cheval, sans selle, qui s’est soldé naturellement par un chute très humiliante et douloureuse. J’ai pensé que ce n’était pas pour moi. Un après-midi pluvieux du mois de mars de l’année 1998, j’avais décidé d’aller au cinéma. Après la projection du film «  L’homme qui murmurait aux chevaux » qui a été réalisé par Robert Redford, j’étais complètement bouleversé. Une semaine plus tard, je suis retourné voir le film. Le lendemain matin, j’ai décidé de me trouver un instructeur et j’ai débuté des cours d’équitation.

En juin de cette même année, je projetais de faire un voyage en Autriche. Avant de partir, j’avais pris connaissance qu’il y avait dans les Alpes Autrichiennes des petits chevaux à la longue crinière blonde, courageux et nobles. J’avais parcouru la Basse-Autriche où j’y avais vu des haras avec de magnifiques chevaux ensuite les légendaires Lipizzan de Piber la plus veille race chevaline de la civilisation européenne mais toujours pas de Haflinger. À la fin d’une belle journée de printemps dans les Alpes, je suis arrivé dans un charmant petit village du nom de Ebbs où je cherchais une auberge que l’on m’avait référé. En descendant de la voiture pour pénétrer dans l’hôtel, j’ai aperçu au loin, des chevaux dans un pâturage. Je suis remonté dans mon véhicule pour m’approcher d’eux. Ils y avaient deux juments Haflinger avec quatre poulains qui galopaient et jouaient sous le soleil d’une fin de journée de printemps. Leur beauté et grâce m’ont complètement séduites. Ce fut un véritable choc amoureux. J’avais le cœur qui battait dans ma poitrine, le souffle court et j’ai complètement perdu la notion du temps. Je suis resté là à les admirer jusqu’à ce que le soleil finisse de décliner à l’horizon. Je me suis alors souvenu que je devais me trouver un coin pour passer la nuit.

Revenu au Québec, j’ai cherché pendant plusieurs mois avant de trouver cette race de chevaux. Les Écuries Waldeck dans les Laurentides, tenue par Joseph Kuchard était la première ferme d’élevage de Haflinger que j’ai visitée. Ils ont eu la gentillesse de me donner la référence de Théo Hug qui élevait également ces chevaux des montagnes. Pour pouvoir monter un Haflinger, je partais de Montréal pour suivre mes cours d’équitation à la Ferme Grison à Valcourt dans les Cantons de L’est.

Dans le village de Ebbs à tous les cinq ans, il y a un festival de Haflinger. On peut y retrouver plus de cinq cent chevaux de cette prodigieuse race venant de différentes parties du monde. Il y a quelques années, je me suis rendue à cette grande fête des Haflinger, et cela, demeurera toujours pour moi un des plus beaux moments de ma vie.

Ma passion et mon respect pour tous les chevaux grandissent chaque jour davantage mais les Haflinger garderont toujours une place privilégiée dans mon cœur.

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 16 janvier 2009.

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C’était la sixième fois depuis 2002 que je passais les Fêtes de la fin de l’année en Louisiane et, durant cette période, ce fut mon plus beau voyage. La température était exquise, oscillant entre les 20 et 25 C, avec un beau ciel bleu la plupart du temps. Le dernier ouragan, qui a passé sur la Louisiane en septembre dernier, a particulièrement touché la région de Breaux-Bridge et d’Henderson, près de Lafayette. Le restaurant chez Mulatre, l’endroit où Peter avait invité Mercedes à souper pour le premier de l’An ainsi que le Wiskey River, où il l’avait ensuite emmenée danser, ont eu leurs toitures arrachées par l’ouragan. J’ai alors fêté la réouverture des deux établissements avec mes amis cadiens. N’oubliez pas qu’en Louisiane, tout se fête avec de la bonne musique et de la danse.

J’ai bien profité de la nature, sans maringouins ou presque, et j’ai dansé tous les soirs. Un dimanche après-midi, au Wiskey River, j’ai continuellement occupé la piste de danse pendant plus de trois heures et demie avec Simon. Il est un danseur exceptionnel. Il fait de la course régulièrement et il a perdu trente-cinq livres dans les derniers dix-huit mois. Un de ses amis que j’avais déjà rencontré a développé une infection à une jambe et trois semaines plus tard, il était décédé. À partir de ce moment-là, il a réalisé la fragilité de l’être humain et il a décidé de vivre sa vie sainement et plus harmonieusement.

Au « Pot luck party jam », chez Deby, pour le premier de l’An, j’ai rencontré un acteur cadien, Pat Mire, un homme des plus sympathique et qui connait bien André Glandu qui a réalisé des documentaires sur la Louisiane.
J’ai été particulièrement touchée par les gens qui ne peuvent pas vraiment lire le français mais qui tenaient absolument à se procurer mon livre. J’ai été également émue par des jeunes qui vivaient une grande détresse et par le raciste qui est toujours présent; mais j’ai aussi senti les gens de race noire prendre de plus en plus leur place. Cela m’a fait chaud au cœur.

Les photos sont :
Wiskey River : Gino Delafose, le deuxième roi du zydeco après le grand Clinton Chénier…
Mulatre : Dane Thibodeaux, Breaux-Bridge, il joue de la guitare, du violon, de l’accordéon et il aime danser…
Wiskey River : Simon Reed, le meilleur danseur de zydeco que je connaisse. Dans ses bras, par moments, vous avez littéralement l’impression que vous flottez sur le plancher de danse...

France Valiquette



Conte de Noël, décembre 2008.

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Conte de Noël,

Nous sommes en Laponie dans le Nord de la Norvège à quelques jours de Noël. La veille, Gustav, le chef d’une petite bande de trolls, avait fait l’inventaire des victuailles et il avait réalisé qu’il ne restait que quelques galettes de seigle comme provisions.

Il avait réfléchi toute la nuit et, au petit matin, avait décidé de se rendre à l’atelier du père Noël, le seul vrai père Noël qui avait toujours vécu, de père en fils, dans le nord de son pays.

Toute l’équipe, composée du père Noël, de la fée des Étoiles et des nains, travaillaient de longues heures afin d’être prêts pour la visite des foyers lors de la distribution des présents. Le père Noël commençait trois jours avant la grande Fête car il y avait maintenant beaucoup plus d’enfants sur la Terre.

Les rennes qui devaient tirer son chariot seraient donc sans surveillance.

Gustav avait décidé qu’il irait en voler un pour avoir de la nourriture durant l’hiver. Ses amis et lui étaient partis tôt le matin et avaient marché une bonne partie de la journée pour se rendre à leur destination. À cette période de l’année dans le Grand Nord; il faisait noir tout le jour, alors ils n’auraient pas à attendre la nuit pour capturer le renne. Ils avaient mangé le peu de nourriture qui leur restait avec de l’eau chauffée sur le feu avant leur départ. Gustav sentait les forces de ses deux amis s’affaiblir et essayait de les encourager de son mieux quand il aperçut une petite bourgade où l’on pouvait voir sortir de la fumée des cheminées des maisons. Ils s’approchèrent de l’une d’entre elles et virent une dame qui transportait une grande marmite fumante.

       - Madame, le fumet de votre chaudron sent tellement bon!
Qu’avez-vous cuit à l’intérieur ?

La dame s’arrêta et les regarda à tour de rôle avant de leur expliquer :

       - Le premier ingrédient de mon potage est de l’amour. Ensuite, j’ai ajouté une grosse portion d’amitié et j’ai assaisonné le tout avec une épice que l’on nomme de la joie qui, semble-il, vient du fin fond du cœur humain.

Une moue apparut sur le visage de Gustav suivit d’un sourire triste.

       - Vous voulez goûter à mon délicieux plat ? demanda la dame.

Le plus jeune des trois, qui se nommait Nelsans, se dit qu’il valait mieux mourir de faim en sentant de l’amour à l’intérieur de lui plutôt que de la haine et accepta le bol que lui tendit la main de la femme. Les deux autres trolls finirent eux aussi par accepter l’assiette qui leur était généreusement offerte. Dès les premières bouchées, ils sentirent un apaisement de la faim et quand ils eurent fini de manger, toute leur énergie était déjà revenue. Gustav releva la tête de son bol pour remercier la dame et il vit qu’elle s’était transformée en fée des Étoiles. Il baissa à nouveau la tête, se sentant rempli de remords et de culpabilité. Nelsans dit à la fée des Étoiles:

       - Votre potage est le meilleur que je n’ai jamais mangé et je vous en remercie infiniment. Mes amis et moi pourrions aller vous aider pour la préparation de la grande tournée du père Noël et peut-être accepterez-vous de nous donner à nouveau votre mets qui va nous permettre de devenir plus compatissants.

Gustav fut alors nommé chef des écuries des rennes et il s’engagea à prendre soin d’eux et à les protéger jusqu’à la fin de ses jours.


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Je me suis rendue en Norvège en 2001. Ce pays restera toujours pour moi un des plus beaux au monde; la nature est d’une telle beauté et les paysages sont d’une grande pureté. La Norvège est un pays ou l’écologie prédomine depuis plusieurs années. Depuis ce voyage dans ce pays, un petit troll est placé sur le rebord d’une de mes fenêtres de ma maison pour la protéger, selon une des coutumes de ce pays.



JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE
QUE LA JOIE DE VIVRE ET LA PAIX SOIENT SUR VOTRE ROUTE.
FRANCE VALIQUETTE

Nouvelle du vendredi 21 novembre 2008.

Je suis au Salon du Livre de Montréal 2008 au kiosque 349-A avec mon distributeur, la CDDL. Mon horaire est celui-ci : le jeudi, 20 novembre de 15 à 21 heures; le vendredi, 21 novembre de 15 à 21 heures; le samedi, 22 novembre de 15 à 21 heures et le dimanche de 9 à 15 heures.
Au plaisir de vous y saluer.

Nous étions le 6 septembre 2008 et je me trouvais en Arizona. Mon humeur était plus qu’excellente et mon cœur était rempli de sollicitude envers la vie qui me permettait encore une fois de faire un si beau voyage. Le soleil descendait derrière un canyon et je me rendais à une fête du peuple des Navajos, le couronnement de la Reine. C’est une fête qui se veut un hommage et une reconnaissance à la valeur de la femme pour ce peuple. Lors de leur grande fête annuelle, ils viennent de partout à travers les États-Unis et même du Canada pour partager leurs valeurs culturelles et spirituelles ainsi que leur vision de l’avenir tout en festoyant. Leur réunion se fait sans alcool car c’est interdit sur la réserve qui s’étend sur quatre états : l’Arizona, le Nevada, le Nouveau-Mexique et l’Utah.

Je venais de pénétrer sur le site des festivités quand j’ai aperçu un homme d’une forte constitution qui tombait sur le sol de terre battue rouge, du sang giclant de sa tête. Je me suis mise à courir à toute vitesse pour l’aider. J’ai pressé sur sa blessure avec un tissu propre que m’a tendu une personne et j’ai réussi à calmer l’homme et à arrêter l’hémorragie en attendant les secours. Son premier regard était apeuré en réalisant que j’étais une femme blanche, mais au son de ma voix, ses muscles se sont décontractés et j’ai senti qu’il commençait à me faire confiance. Deux agents de sécurité sont alors arrivés. Je leur ai expliqué la situation et l’un d’eux m’a aidée à prendre soin du blessé pendant que l’autre demandait du secours. Les policiers ont fini par arriver et, en me relevant pour les laisser travailler, j’ai aperçu des dizaines de visages Navajos rivés sur moi, dont certains ont esquissé un sourire de remerciement. J’ai croisé des regards et j’ai été touchée par ce que j’ai vu. J’étais tachée de sang et de sable mais cela n’avait aucune importance car j’étais fière d’avoir pu soulager un peu cet homme.

Il y a très peu d’étrangers non indiens qui viennent à leur fête mais je me sens bien avec eux et en sécurité.
Le raciste n’existe que si la peur domine… et que la différence ferme notre cœur à l’amour universel.

France Valiquette




Nouvelle du vendredi 17 octobre 2008.


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En septembre dernier, je me suis rendue en Arizona pour la troisième fois. C’est le pays des canyons où vivent les Navajos, un grand peuple fier et courageux qui, tout en conservant leurs valeurs spirituelles, ont aussi le regard tourné vers l’avenir. Leur réserve s’étend sur quatre États. Ils ont leur propre système de loi, de santé et leur université. C’est une entité indépendante dans les États-Unis. Ils ont presque été exterminés au siècle dernier; c’est un point que les Navajos ont en commun avec les Cadiens et qu’ils partagent avec eux. La beauté ainsi que l’immense paix que dégage leur territoire sont inexprimables pour l’écrivaine que je suis.

L’histoire de mon prochain livre, Mercedes Leroyer (deuxième partie), se déroulera entre la Louisiane et l’Arizona, plus particulièrement avec le peuple des Navajos.

Peter Dugas, après deux ans de relation amoureuse avec Mercedes, décide de rompre sans aucune explication et ce, juste avant leurs vacances. Mercedes, se retrouvant seule, décide alors de partir sur la réserve des Navajos pour connaître leurs coutumes et leur culture. Gabriel, le fils de Peter, de même que Ben, devenu un jeune musicien de prestige en Louisiane, sont très inquiets du comportement de Peter. Ils essaient de prendre contact avec Mercedes et, après plusieurs tentatives infructueuses et le désespoir au coeur, décident de partir à sa recherche en Arizona.

L’écriture du livre suit son cours et tire à sa fin. Ensuite, viendront les long mois de correction. Mais j’ai bon espoir que sa parution aura lieu à l’automne 2009.

France

Nouvelle du vendredi, le 19 septembre 2008.


RileyGreelyHuval


Les spectacles de Steve Riley and the Mamou Playboys furent couronnés d’un grand succès cet été.

À Ottawa, leur scène au Festiblues était décorée de masques du Mardi Gras et la température était superbe. Ils ont fait un spectacle plus traditionnel et la foule a beaucoup apprécié. Ils ont présenté leurs chansons en français et en anglais. Au Festival Mémoire et Racines, ils sont arrivés à la toute dernière minute car ils ont raté leur vol d’avion. Entre Lafayette et Nouvelle-Orléans, il y a un pont de plus de vingt-trois kilomètres et un camion contenant des matières toxiques s’était renversé sur l’autoroute. Elle a été fermée durant plusieurs heures. Ils ont réussi à se trouver un vol pour le lendemain sur Burlington dans le nord du Vermont. Ils ont fait le reste de la route en voiture jusqu’à Joliette, mais l’énergie était bien là, pour donner un excellent spectacle cajun et zydico.

La surprise fut totale pour les spectateurs quand ils ont interprété à la Domino,
Non rien de rien, d’Édith Piaf. La première fois que Steve a fait cette chanson, c’était le 28 décembre dernier en Louisiane. J’étais avec un charmant partenaire de danse lorsque la valse a commencé et que, tout à coup, j’ai reconnu la chanson que j’ai fredonnée tout en dansant. Quand la pièce fut terminée, j’étais juste en face de Steve et je lui ai fait la révérence pour lui montrer mon appréciation. Il est venu me serrer dans ses bras. Il était heureux que j’apprécie leur interprétation car très peu de gens connaissent madame Piaf en Louisiane. David Greely m’a partagé comment il avait été touché d’entendre tous ces gens chanter avec eux dans la langue de ses ancêtres sous un magnifique ciel étoilé à Joliette.

J’aimerais répondre à une question qu’on me pose souvent après la lecture de mon livre.

«Dans l’un de vos voyages en Louisiane, y avait-il réellement un tueur en série? »

En effet, lors de mon premier voyage en décembre 2002, il y avait un meurtrier qui tuait des femmes durant mon séjour dans une des villes et un des villages où j’ai habité. Je l’ai seulement appris vers le milieu de mon voyage. Ce fut une expérience que je n’oublierai jamais. La peur des femmes et la honte des hommes. Le tueur a été arrêté quelques mois plus tard dans un état voisin, il s’apprêtait à tuer une autre fois. La douleur humaine s’exprime parfois par des comportements extrêmes et tragiques.

France.



Nouvelle du vendredi 15 août 2008.

J’ai entendu Micheline Lanctôt, la réalisatrice et comédienne en entrevue, parler de la beauté. Elle exprimait que la beauté prenait sa réalité quand elle nous amenait à sentir différentes émotions ou sentiments. Même enfant, je la recherchais et à mon plus grand émerveillement, je le trouvais dans la nature. Aujourd’hui, je reconnais la beauté dans différentes formes de vie : humaine, animale, végétale et minérale. La beauté, la vraie, celle qui fait vibrer mon âme et me garde sur le sentier de la lumière, me permet également de cohabiter plus facilement avec mon côté obscur ainsi que celui des autres.

J’étais à Bâton-Rouge, en Louisiane, dans un petit resto-bar modeste. Un homme noir, usé par la vie, un verre de whisky à la main et une cigarette dans l’autre, vint rejoindre les musiciens qui s’installaient pour le spectacle. Nos regards se croisèrent une fraction de seconde et j’ai eu soudainement envie de connaître sa musique. Dès le moment où il a commencé à jouer de sa guitare et à chanter, il est devenu d’une grande beauté.

Ce soir là, j’ai ressenti en l’écoutant une immense joie aussi que beaucoup de tristesse et j’ai eu la sagesse de partir avant qu’il n’ait trop bu et qu’il noie sa beauté. Il est probablement décédé aujourd’hui mais je ne l’oublierai sans doute jamais.

Je vous invite à venir sentir la beauté et à la laisser pénétrer en vous plutôt que de simplement la voir.
France




La nouvelle du vendredi 20 juin 2008.

Steve Riley and the Manou Playboys, le meilleur band cajun de la Louisiane, sera parmi nous cet été. Je les ai connus au Whiskey River à un bal de la veille du Jour de L’An en 2002. La soirée était des plus animée et impossible de vous dire dans combien de bras j’avais dansé quand j’ai décidé de m’approcher du groupe pour les voir jouer. Je me suis trouvée une petite place en face du violoniste; ce n’était pas facile car c’était noir de monde ce soir-là.

J’ai toujours aimé la musique. Même petite fille, dans mes grands moments de tristesse, je me cachais pour chanter. Je me le rappelle comme si c’était hier; et malgré, tout le monde qui dansait et chahutait, j’ai fermé les yeux. Pour la première fois de ma vie, j’ai vécu, non pas senti, chacune des notes de musique que David Greely faisait vibrer sur son violon. Pour moi, c’était un miracle, je venais d’ouvrir une porte sur un autre monde.

J’avais déjà demandé à Zachary Richard comment trouver l’âme de la Louisiane mais c’était elle qui me permettait de rentrer en contact avec la magie de la musique dans son état le plus pur. J’avais cherché à atteindre cet état d’être depuis plusieurs années en allant écouter les plus grands opéras et concerts de musique très variée. Je m’étais rendue en Italie et en Autriche où j’avais vécu de grands moments musicaux mais jamais comme ce soir-là. Depuis ce temps, certains soirs, je peux retrouver cette magie avec d’autres musiciens. Cela fait partie des plus beaux moments de ma vie maintenant.

Steve Riley and the Mamou Playboys viennent de mettre sur le marché en avril dernier une compilation de leurs vingt ans de carrière, The best of Steve Riley & The Mamou Playboys. L’album contient deux CD que vous pouvez retrouver chez Archambault au prix de 28,00 $ plus les taxes ou sur le site de:
www.mamouplayboys.com au prix de 15,00 US $ plus les frais d’envoi de 3,00 $.

STEVE RILEY AND THE MAMOU PLAYBOYS SERONT AU:
Festival International de Blues d’Ottawa le vendredi 11 juillet 2008
www.ottawabluesfest.ca
Festival Mémoire et Racine à Joliette le vendredi 25 et samedi 26 juillet.

www.memoireracines.qc.ca
Steve, David et Sam parlent français. Kevin le comprend un peu et parle quelques mots mais malheureusement pas Brazos. Ce sont tous des Cadiens.


Bonne vacances et j’espère que j’aurai le plaisir de vous rencontrer aux Festivals. Je serai de retour pour vous faire part de la nouvelle du mois d’août.

France Valiquette

La nouvelle du vendredi 16 mai 2008.

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Je vais vous raconter une petite anecdote du salon du Livre de Trois-Rivières. Dans les Salons du Livre, vous avez une journée réservée pour les enfants du primaire et une pour les adolescents du secondaire. Le jeudi, premier jour du Salon, c’était pour le primaire. Vers les dix heures, les enfants ont commencé à arriver et à onze heures, nous étions complètement envahis par les mousses. Je ne sais pas par quel hasard (je n’y ai jamais cru d’ailleurs) mon stand est devenu le bureau des renseignements non officiels pour les enfants perdus. Je dois admettre que je me suis assez bien débrouillée pour une première expérience.

Pendant une période plus tranquille, j’ai vu un petit garçon, l’air timide, qui s’approchait de mon stand. Il a mis un billet de dix dollars sur mon comptoir et m’a demandé s’il avait assez d’argent pour acheter mon livre. Je lui ai expliqué très gentiment que je ne pensais pas que mon histoire pouvait l’intéresser et qu’il trouverait des livres pour les enfants un peu plus loin. Je lui ai donc indiqué le chemin. Un copain, à l’air plus dégourdi, est arrivé près de lui, m’a fait un sourire et les deux gaillards sont repartis vers le coin des livres pour les enfants.

Environ une demi-heure plus tard, qui vois-je arriver à nouveau? Le même petit garçon avec un livre dans un sac. Il a pris son courage à deux mains et m’a demandé s’il pouvait avoir un signet et si j’accepterais de le lui signer. Sincèrement, j’admets que j’ai été surprise. Je lui ai autographié avec plaisir et j’ai aperçu ses yeux briller de joie derrière ses lunettes quand il m’a remerciée. Puis, il s’est retourné vers son ami, l’air triomphant. Alors, l’autre garçonnet s’est avancé à son tour vers moi et m’en a demandé un également. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et maintenant, plusieurs enfants de la Mauricie ont mon autographe sur un signet, une feuille de papier ou, pour les plus organisés, dans un petit carnet personnel. Je pense qu’ils étaient particulièrement impressionnés par la photo de la page couverture. Les plus curieux sont repartis avec quelques notions de la Louisiane.

Le dimanche, en fin après-midi, j’ai rencontré un journaliste de cette région, André Bouchard, un personnage très sympathique. Il a déjà rédigé un article sur mon livre et en sortira un autre à l’été. J’ai également été approchée pour donner une entrevue sur une chaîne de télévision de Trois-Rivières. Je vous en reparlerai fort probablement à l’automne.

France Valiquette



La nouvelle du vendredi 18 avril 2008.

Le roi du Zydéco, Clifton Chénier, est accordéoniste et chanteur. Il a inventé cette musique vers 1944 en jouant sur le coin des rues avec ses cousins mais c’est seulement dix ans plus tard qu’il enregistrait son premier disque Zydéco. À partir de ce moment, ce musicien créole de grand talent à la personnalité flamboyante réussit à créer un véritable envoûtement pour cette musique. Il fit même une tournée en Europe où il fut acclamé comme un héros. Il est décédé le 12 décembre 1987 à l’âge de 62 ans. Malheureusement, on avait été dans l’obligation de lui amputer les deux jambes suite à des complications dues au diabète et à une maladie rénale. Pour une grande majorité de Créoles de la Louisiane, cet homme demeure encore aujourd’hui leur plus grande idole. À quelque reprises, j’ai pu constater la fierté pointée dans le regard d’un Créole quand je leur parlais de Monsieur Chénier. Son fils, C. J. Chénier, est également un excellent musicien et son band porte le même nom que celui de son père, « C. J. Chenier & the Red Hot Louisiana Band ». La seule différence est son prénom. J’ai eu le plaisir de l’écouter et de danser sur sa musique à plusieurs de ses spectacles; mais, chose curieuse, jamais en Louisiane car il n’y joue que très rarement…

«  Peter Dugas a réussi à passer à travers sa peur et à interpréter au saxophone la chanson, « I was to go home
 », de Clifton Chénier, en mémoire de ses collaborateurs décédés ».

France Valiquette

Salon du livre de Trois-Rivières.

Je serai au Salon du Livre de Trois-Rivières  le 3-4-5-6 avril 2008.
Pour plus d'informations,
www.sltr.qc.ca ou 1-819-376-1991.
Au plaisir de vous rencontrer.
France Valiquette
Nouvelle du vendredi 21 mars 2008.

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C’était en avril 2005, le soleil brillait sur un ciel splendide. Il faisait plus beau et chaud que j’avais prévu. Après de longs mois d’hiver, quel plaisir de célébrer Pâques sous des cieux plus cléments. Blake Oliver m’avait invitée dans leur petit studio de musique à Bâton-Rouge pour assister à une de leur pratique. Le groupe The Terms se préparait à ce moment-là à sortir un premier CD et c’était le début des récitals qui commençaient. Le Jeune band était très fier qu’une Canadienne française s’intéresse à leurs compositions et interprétations. J’ai pu connaitre avec eux une autre vision de la Louisiane ainsi que les perceptions et rêves de cette génération que plusieurs étrangers ignorent.

Les fêtes de Pâques pour les Cadiens, c’est aussi le temps des grands rassemblements pour faire des barbecues et bouillir des écrevisses. J’étais à mon troisième voyage mais je ne me suis pas méfiée ; alors, j’ai mangé des écrevisses tellement épicées que je me suis retrouvée complètement étouffée et incapable de respirer. Je ne pensais pas que cela était possible ; inutile de vous dire que j’ai eu ma leçon. Si vous vous rendez en Louisiane, vous prenez une toute petite bouchée, vous attentez quelques secondes et vous pourrez alors décider si vous pouvez continuer à manger le mets servi. Il est inutile de vous rendre malade, les Cadiens comprennent que cela n’est pas dans nos coutumes.

Tout est fleuri et le parfum des fleurs est d’une telle sensualité, c’est un des plus beaux moments de l'année pour voir ma chère Louisiane.

Joyeuse Pâques! Que plaisir et musique soient au rendez-vous!

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 21 février 2008.

J’ai eu envie ce mois-ci de vous parler du Mardi Gras qui avait lieu cette année le cinq février, alors nous aurons Pâques quarante jours plus tard. Vous avez sans doute entendu parler de celui de la Nouvelle-Orléans mais en Louisiane chaque ville et village fêtent le Mardi Gras. Certains travaillent à la conception de leur costume durant des mois pendant que d’autre vont les louer. La fête commence souvent trois semaines avant et cette année les Louisianais n’ont pas eu grand repos après les festivités du jour de L’An.
Je suis allé en 2004, mais malheureusement, j’ai eu des problèmes de caméra alors vous ne pourrez pas voir mon magnifique costume… les gens s’arrêtaient dans les rues pour me prendre en photo. Je voulais faire honneur à la créativité québécoise Pour le Grand Jour; j’avais choisi celui d’Eunice, le Mardi Gras traditionnel d’autrefois. Les Mardi Gras arrivaient de la campagne environnante à cheval, certain tenant une poule dans une de leur main ainsi s’organisait la parade dans les rues de cette petite ville. Des chars allégoriques défilaient avec la chanson du Mardi-Gras interprétée de différentes façons. Le plaisir des gens était d’attrapé des colliers multicolores lancés à partir des chars. Je vous mentirais si je ne vous disais pas que la bière ne coulait pas à flot mais des policiers souriant, veillaient à maintenir l’ordre et la sécurité. Quand la parade fut terminée alors les meilleurs musiciens cajuns de la Louisiane sont là; pour vous faire danser dans les rues. Hé oui ! les Cadien peuvent danser… encore et encore, pendant des heures.

France Valiquette

Voici le texte intégral de La chanson des Mardi Gras.

Interpréter ici par Zachary Richard en 1977 www.zacharyrichard.com

Les Mardi Gras s’rassemblent une fois par an
Pour d’mander la charité
Ils s’rassemblent un fois par an
Tout à l’entour du grand moyeau

Capitaine, capitaine voyage ton flag
Allons aller chez nos voisins
Capitaine, capitaine voyage ton flag
Allons aller sur le chemin

Les Mardi Gras d’mandent la rentrée
À chaque maître et à chaque maîtresse
Ils d’mandent la rentrée
Avec tous les politesses

Donnez nous aut’s un ‘tite poule gras
Ou bien un ‘tit peu d’ riz
On vous invite de v’nir ce soir
Manger du bon Gumbo

Voulez-bous bien recevoir ces Mardi Gras.
Cette grande bande de grand soulards
Les Mardi Gras vous remerci bien
De vot’ bonne volonté

Les Mardi Gras viennent de tous partout par tout
Pour d’mander la charité
Ils s’rassemblent de tout par tout
Mais principalement du grand bayou

Allons aller sur le chemin


Nouvelle du vendredi, le 18 janvier 2008.


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Mon livre « Mercedes Leroyer ; Partie 1, Louisiane » a été bien reçu à Lafayette. Les gens étaient touchés… mais malheureusement, peu d'entre eux pourront le lire car cela représente un gros défi  pour les Cadiens et les Créoles de lire en français.

J'ai eu du bon temps avec Norbert, le seul personnage non fictif de mon livre.  Nous sommes allés dans les bayous durant des heures.  La température était plus froide certain jours mais quand elle s'est réchauffée, nous avons pu y voir de nombreux oiseaux; par contre, les alligators sont en dormance l'hiver. J'ai même cuisiné du poisson frais, surnommé « saccalet », que Norbert avait pêché ; c'est plus délicieux que du poisson-chat. Il était allé à la chasse et avait manqué deux chevreuils ; je lui ai dit :
-C'est sûrement  la « mire » de ton fusil qui est le problème.
Il a souri.
- C'est sûr que t'as raison!

Ce fier Cadien a plus de 74 ans et conserve une bonne énergie.  Sa passion, c'est la nature et il a toujours gagné sa vie avec elle. Ses yeux brillent quand il raconte ses plus belles chasses aux alligators. Il est photographié dans National Geographic avec une superbe prise mais je ne me souviens plus en quelle année.  Malheureusement, ses enfants n'ont pas la même passion mais un de ses petits-fils âgé de 16 ans a commencé à développer le même intérêt que lui.  Ils passent beaucoup de temps ensemble et cela le rend des plus heureux.

Je suis moi aussi en train de me trouver un deuxième père comme Mercedes… et cela me remplit de joie.

France Valiquette

Nouvelle-Orléans, le 20 décembre 2002.


C’est une ville du Sud qui a une âme bien particulière et je peux déjà sentir une partie de son histoire. Je marche dans le French Quarter et j’entends la musique m’interpeller à chaque coin de rue, le jazz, le blues… J’aime. Durant mon séjour dans cette ville, à chaque fois que je sortais ma carte pour chercher ma route, des gens blancs ou noirs, hommes ou femmes s’arrêtaient pour me renseigner. Je n’avais jamais connu ça dans aucun autre de mes voyages.

L’automne précédent mon voyage, j’avais décidé de prendre des cours de danse car je n’avais pas beaucoup dansé durant les dernières années. J’arrive au pays des Cadiens et je me rends au Whiskey River, un bar situé sur le chemin de la Levée à Henderson, suggestion de Zachary Richard pour la danse du dimanche après-midi de 16 heures à 20 heures avec musique « live ». À la deuxième chanson, on m’invite à danser et je comprends très rapidement que c’est mieux d’oublier mes cours et de me laisser porter par tous ces excellents danseurs. Quel plaisir… impossible de vous décrire. Après, j’ai connu le zydeco où là, les meilleurs danseurs sont les Noirs, évidemment. Quand vous avez un band de musiciens blancs, vous avez la majorité de Blancs; si vous avez un band de musiciens noirs, vous aurez plus de Noirs. Excepté pour Gino Delafose, tout le monde est là!!!

Geno
http://www.ritmoartists.com/Geno/delafose.htm

Je vous souhaite un Noël rempli de musique. Quant à moi, je retourne au pays des écrevisses… pour présenter mon livre et prendre un bain de musique.

France Valiquette

Lancement de Mercedes Leroyer...


*Une nouvelle vous parviendra tous les 3ème vendredi du mois.



Le lancement de mon livre, Mercedes Leroyer ; Partie 1, Louisiane, fut un très grand succès. Au jazz resto-bar DIEZEonze, sur la rue St-Denis, nous avons, les musiciens et moi, pu recréer une atmosphère chaleureuse et des plus joyeuses comme nous retrouvons si souvent dans ma chère Louisiane. Voici quelques photos de l’événement.
Musiciens2SignatureChants
Suzi Arioli; caisse claire
Jordan Officier; guitare et violon
Benoit LeBlanc; soliste, piano et quitare
Harlan Johnson; soliste, accordéon cajun
France Valiquette; soliste
Denise Desjardins et Francine Drouin; choriste



J’aimerais vous raconter cette histoire vraie : << Il y avait, au début du siècle dernier en Louisiane, un excellent musicien noir qu’on nommait Amédé. Les bourgeois blancs l’invitaient volontiers avec ses amis pour jouer sa musique à leurs grandes fêtes, N’oubliez pas que dans ce coin de pays, tout était prétexte pour danser et s’amuser. Un soir d’été particulièrement chaud et humide, la sueur dégoulinait sur le visage d’Amédé et une jeune femme blanche fort jolie lui sourit en lui tendant son mouchoir de dentelle pour qu’il puisse s’essuyer le front. Le musicien fut retrouvé le lendemain dans un fossé; il avait été battu à mort. >>
C’est en souvenir de lui que j’ai donné son nom au petit garçon créole de Natchitoches…

France Valiquette


Lancement de Mercedez Leroyer le 12 novembre...


* * *

Les Éditions Manuka
ont le plaisir de vous inviter au lancement de

Mercedes Leroyer,
partie 1: Louisiane,
un roman
de France Valiquette

* * *

La soirée sera accompagnée
de musique Louisianaise “Cajun”
avec le groupe Grouyan Gombo
et la participation spéciale
de Susie Arioli et de Jordan Officer.

* * *
Lundi, le 12 novembre 2007
De 17:30 à 20:30
Au DIESEonze
4115-A Saint-Denis
Montréal.
(environ 10 minutes du métro Mont-Royal)

Une réponse (au 450-668-4821) serait appréciée nous informant du nombre de personnes qui vous accompagneront au lancement.

* * *

Dieseonze

Petite histoire d'une randonnée...

L'aventure a commencé après cette question écrite à Zachary Richard. Comment sentirais-je l'âme de la Louisiane? Zachary m'a simplement répondu: « Si tu veux sentir l'âme de la Louisiane tu dois y aller souvent » et il m'a donné quelques conseils pour y arriver.

L'étincelle c'est produit à mon premier voyage en décembre 2002 sous le violon de David Greely. Ce musicien membre du meilleur band cajun de la Louisiane, Steve Riley and the Mamou Playboys. David m'a fait plonger dans l'âme de sa chère Louisiane. Je me suis rendu plus de douze fois dans ce pays que j'ai appris à, profondément aimer. Delà m'est venue l'idée de partager une parcelle de moi-même à travers mon héroïne, Mercedes Leroyer. Cette femme de cœur qui oscille entre le Québec et la Louisiane...

Abrebayou


Remerciements


À …
Tous les musiciens de la Louisiane qui ont chaleureusement partagé leur amour de la musique avec moi.

À…
Blake Oliver pour sa loyale amitié et sa passion pour la musique.

À Curley Flurence, shérif à Lafayette, pour sa précieuse collaboration.

À …
Norbert Leblanc « authentique chasseur d’alligator » que j’ai rencontré à mon premier voyage en 2002. Une belle relation s’est tissée entre nous, passionné de la nature. Norbert est mon seul personnage non-fictif de ce livre. Il propose maintenant des excursions en chaloupe sur le lac Martin.

À …
François Lessard, mon merveilleux guide du cratère de Charlevoix

À …
Harlan Jonhson, le premier musicien accordéoniste cajun Montréalais que j’ai rencontré. Il est en amour avec la Louisiane depuis de très nombreuses années.

À …
Silvie Delorme, cette femme dont la sensibilité est d’une richesse sans fin …

À …
Denise Desjardins que je connais depuis presque toujours. Elle m’a accompagné de la conception de l’idée jusqu’à la naissance de Mercedes Leroyer.

À vous tous…
Acceptez toutes mes amicales remerciements.

France Valiquette